‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 42 sur 234 · Unterrebung mit Malmesbury · texte numérisé non relu

Unterrebung mit Malmesbury

... Lord Malmesbury est revenu me chercher encore pour me consulter sur les dispositions du Directoire, et si elles étaient toujours décidées sincèrement pour la paix. Je lui ai répété affirmativement ce que je lui en avais dit dans la première conférence. Tant de gens lui donnaient des doutes à ce sujet, qu'il ne savait plus qu'en penser; et tant de gens lui offraient leurs services pour fomenter en France un parti à l'Angleterre, qu'il avait été forcé de les menacer d’être dénoncés pour s'en débarrasser. Quelques-uns des derniers étaient même membres du Conseil des Cing-Cents, ce qui ne surprendra pas: les républicains français sacrifient tout à l'argent, leur honneur, leur liberté et leur fraternité !) . ..

1) Am 12. November wiederholt Sandoz: l'argent opère mieux ici que le droit et la raison.

Nov, 4.

Nov, 8,

Nov. 14.

Nov. 18.

104 Urlunben No. 76—78.

76. Verhandlung zwifhen Delacroir und Malmesbury. Gricbensvorfdläge von Frankreich an Ofterreid.

... Lord Malmesbury, que j'ai vu ce matin, considère les formes et la méthode comme indispensables dans sa négociation, et en cela il est imperturbable. Le sieur Delacroix, que j'ai vu également aujourd'hui, regarde cette marche comme décelant la ruse et la mauvaise foi, et il ne démordra pas de cette prévention) . .. Le public de Paris prend parti, comme on le pense bien, dans cette grande affaire: les créatures du Directoire et le militaire en général voient dans lord Malmesbury un diable d’espion plutôt qu'un négociateur; et les partisans de l'Angleterre, qui ne sont pas en petit nombre, voient dans le ton bizarre et brusque de Delacroix un mauvais secrétaire plutôt qu'un ministre des relations extérieures. Une autre classe de gens en prend sujet de douter que le Directoire veuille sincèrement la paix; cependant on ne saurait avoir cette opinion pour ce qui regarde celle avec l’Autriche. En voici une nouvelle preuve : il n’y a pas six jours que le sieur Delacroix a remis au prince Belmonte?) une note contenant des propositions de paix qui devaient être adressées directement par la reine de Naples à l'Empereur seul, avec prière de n’en donner aucune communication à l'Angleterre. Ces propositions assez vagues disaient que si l'Empereur voulait consentir dès à présent à la réunion de la Belgique et aux limites du Rhin, la paix pourrait être conclue à des conditions très honorables . . .

77. Streit zwifchen Delacroir und Malmesbury. Außerungen des Iebteren.

De l’aigreur des écrits on a passé bientôt après à celle des paroles. La conversation qui a eu lieu le lendemain du départ de mon numéro 713) entre le lord Malmesbury et le sieur Delacroix en offre la preuve . .. Le premier en entrant chez le ministre, dit: »je viens vous interroger de nouveau si le Directoire veut la paix ?« »C’est plutôt au Directoire de vous adresser cette question, a répondu le second; »vous ne citerez pas votre langage mystérieux et vos notes diplomatiques pour un témoignage des dispositions pacifiques de l'Angleterre; jamais rien de moins con-

1) Aud in Berlin bielt man, bei bem gereigten Ton ber gegenfeitigen Noten, bie Unterbanblung für ausfidtsios: malheureusement tout concourt à m'en faire appréhender la rupture prochaine; je dis appréhender, puisque mes vœux et mes intérêts, d'accord avec ceux de l'humanité entière, sont pour une pacification prochaine et fondée sur la modération et l’équité. (Œrlaf vom 28. Nov.)

2) Gefanbter Neapel'8 in Paris.

3) Beridt vom 14. November.

Berichte von Sanboy-Nollin aus Paris. 105

eluant n'a été entendu ou lue. »Venons aux faits, a interrompu le lord Malmesbury, »concevez-vous une manière d'entrer en négociation sans être convenu préliminairement des principes qui doivent la régler? Vous avez consenti à celui des compensations, et aujourd'hui vous semblez vouloir vous rétracter«. »Concevez-vous vous-m&me«, a répliqué le sieur Delacroix, rune manière de traiter plus pénible que celle de poser éternellement les principes et de ne vouloir pas en sortir? A quoi tient-il que vous n'ayez abordé déjà la question et articulé le chapitre des compensations? En suivant la marche que vous tenez présentement nous ne parviendrons pas à régler l'état de cette négociation dans deux années. Il serait temps néanmoins de fixer un terme. Le sang coule, et l’humanité gémit et souffre. Le Directoire a résolu, et m'a chargé de vous prévenir, que si dans 15 jours nous ne sommes pas d'accord sur les principales bases du traité, il sera forcé alors de mettre fin à ces conférences et à la prolongation de votre séjour en France. Les reproches et les remords en retomberont sur le ministère britanniques . . .

Les détails que V. M. vient de lire sont écrits sous la dictée même du sieur Delacroix et du lord Malmesbury; chacun d'eux m'en a fait séparément la confidence. Avanthier le dernier m'a dit: »j'espère encore de ramener cette négociation à des principes modérés et équitables. Je sacrifierai, pour y réussir, mes idées particulières, mon repos, ma patience et le temps. Tout dépendra surtout de la manière dont la cour de Vienne s’expliquera sur l'objet des compensations, et je tremble de l'entendre. Ellis est un homme prudent et éclairé !); je lui ai recommandé de ne point dissimuler au ministère britannique combien les idées recues et amplifiées de la misère de la France sont fausses, et combien elle abonde au contraire en ressources de toutes espèces. La note que le lord Grenville m'a envoyée et qui a fait le sujet d’une correspondance ridicule, était trop entortillée et diplomatique pour la France républicaine; je le sens, mais je n'avais pas la faculté d'y rien changer?) ...

Les réponses aux notes de lord Malmesbury n'étaient pas de Charles Delacroix, mais bien du Directoire rédigées par le sieur Rewbell . . .

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