‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 70 sur 234 · Unterrebung mit Napoleon Bonaparte · texte numérisé non relu

Unterrebung mit Napoleon Bonaparte

... J'ai réussi hier matin à voir le général Bonaparte et à m'entretenir avec lui: la crainte de le voir partir pour Rastatt sans réchauffer ses bonnes dispositions, m'avait rendu pressant à son égard. Sa première question fut de me dire: »Que fera-t-on au congrès aussi longtemps qu'on n'y connaîtra pas les demandes de la Prusse? rien sans doute, et ma présence y deviendra jusqu'à ce moment peu nécessaire. En vain les plénipotentiaires prussiens donnent à entendre que faute d'avoir connaissance des articles secrets d’Udine, ils sont hors d'état de proposer les dédommagements de leur cour; cela n’est pas plausible. Quand j'ai traité avec les négociateurs autrichiens, ils ont tenu le même langage ; ils prétendaient aussi ne pouvoir pas fixer leur indemnisation sans avoir une communication des articles secrets de la Prusse. J'ai écarté cet incident et bien d'autres. Mon argument était de dire qu'il fallait s'occuper des ses propres intérêts et oublier ceux des autres. Je le répéterai présentement aux négociateurs prussiens. Ces articles secrets du traité de paix avec l'Autriche ne sont plus un mystère, chaque jour les dévoile, et il doit suffire de vous assurer qu'ils ne contiennent rien de préjudiciable aux intérêts de votre monarchie . .. La France doit favoriser la Prusse dans les compensations qui lui seront attribuées : c'est son alliée d'amitié et de nature«.

1) Rad bem Bericht vom 15. Januar waren Rewbell und ber Polizei-Minifter Sotin bie bauptiädlidfien Gegner Talleyranb’e.

Berichte von Sanboy-Rollin aus Paris. 169

»La politique de l’Autriche, continua-t-il, est d’&loigner ses possessions de la République française et de n'avoir plus aucun point de contact avec elle. Ce doit être également celle de la Prusse. Nos principes révolutionnaires doivent convenir aussi peu à l'une qu’à l’autre de ces puissances. Je n'ai rien compris à ce que je viens de lire dans quelques dépêches que votre cour avait requis la Russie et la Suède d'assister comme médiateurs au congrès: en avez-vous Connaissances ? Non seulement je lui avouai mon ignorance à cet égard, mais je contestai fortement cette nouvelle. »L'on craint à Vienne la Russie«, observa le

général, »bien plus qu'on n’y craint la France, et on y regarde cette puissance comme devant dévorer le Nord tôt ou tard; si on n'y prend pas garde, elle acquerra assez de forces pour y r&ussir . . .

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