‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 94 sur 234 · Lucian Bonaparte. Gang ber franzöfifchen Politik · texte numérisé non relu

Lucian Bonaparte. Gang ber franzöfifchen Politik

... L'on trouve dans les frères du général Bonaparte des ennemis du gouvernement . .. Lucien Bonaparte . . . épie toutes les occasions de se faire un parti dans le nouveau tiers des Cinq-Cents, et Joseph, l'ex-ambassadeur, avec moins de talents, le seconde de tous ses efforts. On a vu le premier s'élever contre les désordres des marchés faits avec les fournisseurs et en demander une révision approfondie, dans l’esp6rance d'y trouver bien des coupables. On vient de l'entendre, il y a peu de jours, s'élever contre les manœuvres de l'ambassadeur Trouvé dans le Milanais et l’accuser hautement de conspirer contre l'indépendance de cette république. Toutes ces motions n'ont pas eu de succès, il est vrai, et ont été rejetées dès leur naissance; mais elles ont donné de l'audace à leur auteur . .. Apostrophé ces jours derniers par le directeur Merlin, qui lui demandait le motif et le but de ces déclamations et si un homme qui cherchait, comme lui, à brouiller les deux premières autorités ne devait pas être puni de la peine des anarchistes et des perturbateurs : »'est comme du temps des prêtres, a répondu Lucien Bonaparte; »quand ils étaient inculpés, ils disaient que Dieu était insulté. Rendez au Corps législatif ses droits et sa dignité, et il pourra composer ensuite avec le Directoire; mais aussi longtemps que ce ne sera point effectué, je soutiendrai en publie et en particulier que la constitution est enfreinte«. Tous deux s’&chauffaient, Lucien s’emporta jusqu'à menacer le sieur Merlin de le faire repentir un jour de ses principes despotiques. Cette scène se passait chez le ministre de la police générale, en présence de trop de personnes pour rester secrète. Une suite de la motion du représentant Bonaparte a été que le général Lahoz, arrivé ici comme ministre cisalpin, a reçu l’ordre de quitter, dans un terme très court, le territoire de la République française. Il est parti hier...

Quand on perd ici l'espérance d'attirer la Prusse dans ses intérêts, on se rapproche de Vienne; et quand on ne peut point régler les objets de la paix avec celle-ci, on revient à la Prusse; c'est au moins la marche politique, que j'ai vu suivre depuis deux ans...

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