‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 96 sur 234 · Zalleyrand über die Haltung Preufens · texte numérisé non relu

Zalleyrand über die Haltung Preufens

. »On répète trop souvent et trop hautement à Berlin«, m'a observé Talleyrand, »qu'on est neutre, pour que cela puisse produire un bon effet; nous voudrions qu'on affectât moins d'indifférence pour les événements du temps et pour le retour de la paix. Publier à Vienne qu'on parle en puissance neutre, n’est pas le moyen de se faire écouter et de se faire craindre. Qui empêche le roi de Prusse de se prononcer d'une manière plus décidée pour la pacification du continent et de s’emparer d’un rôle digne de son règne? Qui l'empêche de déclarer par ex. que l'Allemagne était depuis trop longtemps en proie à une guerre destructive, pour qu'il ne souhaite pas d'y mettre un terme? qu’en renonçant, comme il avait fait, à une partie de ses indemnités pour abréger les moyens de conciliation, il avait lieu de s'attendre que l'Empereur montrerait les mêmes dispositions de son côté et consentirait à ratifier le eonclusum de l'Empire et le traité de Campo Formio? Qui l'empêche de déclarer que si l'Empereur pouvait oublier le salut de l'Empire au point de préférer la guerre à la paix, il se verrait obligé de rallier à lui la majeure partie des princes d'Allemagne et de les faire consentir à une paix prochaine avec la République française? Il n'existe aucun autre moyen, de vaincre la roideur et l'opiniâtreté du cabinet de Vienne à nos propositions, c'est-à-dire à ses engagements. Le moment est des plus urgents. Si la guerre recommence, tout est perdu, l’Europe est révolutionnée et ira au diablex . . .

Page 1