ESSAI DE PSYCHOLOGIE ASTRALE
CHIérItiiii fl^tiarmonic cl de ilîssonanee en psychologie (<).
J'ai montre aille ars (voir Influence astrale) les analogies frappantes qni existent, dans la représentation graphique des lois dliaraionîej entre Va^^troloffie et la musique — étude que j'avais publiée pour la première fois en 1900 dans la Revue du mômle invisible.
Caractère et destinée. — La question de Y harmonie au point de vue psychologique a toujours été roatiL^re à cootroversej Faute de critérium pour la juger et de termes de comparaison précis indépendants du juge. 11 n'en est pas do même dans le cas de la destinée, car on peut sans ambiguïté ici classer les phases de révolution d'une destinée en harmoniques et dissonanteSj ou, pour parler plus simplement, en bonnes et mauvaises.
(1) Influence asindéj ch. v.
Les bomies sont celles où la fatalité sourit dans la mesure du possible à l'individu et lui apporte bonheur, succès et réussites diverses; les mauvaises périodes de la vie humaine sont celles au contraire ou la fatalité s'acharne contre elle et engendre les chagrins multiples, la souffrance physique, la morL
ln^^ passages harmoniques ^QVii comme une sorte de floraison à époques spéciales pour chaque individu ; les passages dissonants sont deâ états d'efforts pénibles de préparation et de douleur.
A moins de jouer sur les mots, la distinction précédente est très nette pour tous ; — mais si la destinée permet un jugement sans controverse, il n^en est pas de même du caractère^ car la sympathie ou Tantipathie innée nous rend presque toujours aveugles pour le juger à son vrai degré d'harmonie.
Mais, me dira-t-on, qu'entendez-vous par Vharmo^ nie du caracièi'e'î Si c'est l'ensemble de facultés? émanant de ce que vous appelez des notes harmoniques en astrologie, ce n'est là qu'une pure convention masquée, car vous décrétez que tel facteur astrolo* gique est une source d'harmonie ou de dissonance psychologique et vous êtes en plein arbitraire,,.
Je demande au lecteur de suivre avec attention ma réponse, car elle vise un point où gît peut-être une des parcelles de vérité astrologique la plus grosse de conséquences :
Les lois astrales, même en se b'ornant aux plus générales et au moins suspectes (voira ce sujet jt«jig âge astral) enseignent sans ambiguïté ç^z^eZ/^j notes distinguent une destinée très harmonique d'une autre très dissonante, surtout quand il s'agit de gens de
même hérédité et de même éducation comme des frères et sœurs. La preuve de la dtstuiclion des cas opposés peut être ici répétée à satiété sans dîfliculto* — J'insiste sur cette distinctioriy caries ^ tireurs tf ho roscospes » n'envisagent généralement que les appréciations vagues des nuances d*un caractère qui, même bien dépeint, n'apporte aucune preuve scientifique.
On ne saurait en effet trop insister sur Tinsuffisance du langage humain en psychologie, parce que c'est là l'origine de presque tous les malentendus.
Gomme les sources astrales qui caractérisent les facultés humaines sont analogues comme expression astronomique à celles qui distinguent les destinées, on voit qu'on est amené à parler d'harmonie et de dissonance avec autant de raison en ce qui concerne les significateurs du caractère qu'en ce qui a trait aux significateurs de destinée.
Les canalisations sont plus ou moins compliquées et différentes, mais les sources sont les mêmes.
On est conduit d'après l'astrologie à considérer deux classes de facultés :
1** Les tendances innées ou facultés manifestes proprement dites.
2° Les puissances latentes de révolution de ces facultés, c'est-à-dire la partie fatale de la destinée.
Ceci est vrai pour tout être de la nature et la psychologie n'est complète qu'à la condition de tenir compte à lafois des facultés manifesices eldes pouvoirs latents d'évolution.
Si les significateurs de caractère en astrologie sont beaucoup plus complexes que ceux de la destinée et
plus difficiles à juger, la marche à suivre est la même et peut autoriser parfois à conclure à rharmoiiie aussi bien dans un cas que dans Taulre.
La chose est nette surtout pour les cas bien tranchés, comme si Ton oppose par exemple un individu foncièrement bas et vicieux sous tous les rapports à un autre porté vers le bien et le beau et exceptionnellement élevé comme idées et sentiments. Cette a distinction des cas opposés» rend compte très nettement des éléments distinctifs de rharmonîe et do la dissonance d'un caractère.
Bien entendu, il y a toutes les nuances infinies à observer dans la pratique; mais l'important est de signaler ici la différence des extrêmes montrant nettement que la même source d'influence astpale, suivant qu'elle est harmonique ou dissonante, fait la destinée bonne ou mauvaise et le caractère aussi.
La science des astres fait donc entrevoir par l'enchaînement universel des harmonies, une sorte de critérium scientifique pour notre jugement en psychologie.
Du vrai et du faux en philosophie. — Si l'on veut aboutir à la philosophie pure on peut aller plus loin dans le raisonnement : en admettant ce que personne ne contestera, que le « vrai » en philosophie est de rharmonieet que le « faux » est de la dissonance^ — étant donné qu'il y a un moyen d'établir des correspondances mathématiques entre ces choses, — on pourrait arriver, dans une certaine mesure, h déclarer qu'une « manière de penser » est plus conforme à la vérité qu'une autre.
^ Îfi6 —
En effet, si je remarque sur un nombre d'exemples assez étendu que telle note dissonante correspond chez tous ceux qui l'ont dans leur thème à une € manière de penser » particulièrej je pourrai en conclure que celle-cL toutes choses égales d'ailleurs, est suspecte puisqu'elle émane d'une source dissonante et que cet élat d'esprit est un mauvais terrain pour la culture intellectuelle et Téducation du jugement-
Il est logique en effet d'admettre que c'est la vérité (dans le sens de vrai à souhaiter) qui émane de l'harmonie et que c^est l'erreur qui découle de la dissonance.
C^est ainsi que Ton pourra facilement constater, à titre d'exemple, que le € scepticisme ^ résulte de la dissonance, e^esl-àdire d'une prédisposition morbide de Tesprit,
J'appelle ici «scepticisme» le recul de Tesprit vicié ou découragé qui a généralement tendance à diminuer tout autour de lui^ à condamner l'enthousiasme même discipliné et à s'arrêter au dotUe injustifié pour masquer son impuissance sous des dehors de positivisme et d'impartialité.
D'ordinaire les classifications des facultés humaines en psychologie ne restent claires que pour ceux qui les font, Le jugement d'un caractère ne présente souvent pas plus de clarté.
Dislîacliou des jugemenfî^ j|it<^les el Vnus en psychologie.
Si le jugement en langage courant reste vague, tout différent est le cas par exemple du problème de r heure retrouvée pour la naissance de la personne qu'on juge. 11 est clair ici que Tastrologue qui attribue à une personne des facultés correspondant à l'heure exacte de sa naissance (sans connaître cette heure-là au préalable) porte sur elle urijugemenl plus y W5/^ qu'un autre qui attribuerait au caractère visé des tendances correspondant à une heure de nativité inexacte.
On voit donc que l'astrologie permet, en certain cas du moins, de pouvoir conclure scientifiquement que tel jugement sur un caractère est plus juste que tel autre. Il existe peu de gens cependant qui voudraient croire à priori que le jugement psychologique peut comporter un contrôle scientifique, et au fond ce serait plutôt comme gênant que comme invraisemblable qu'ils le nieraient, car où prendraient-ils si souvent le droit d'être affîrmatifs pour juger?
Il n'est guère utile d'insister sur l'importance d'une telle question. Mais quand on a touché ces vérités du doigt, on devient difficile en argumentation et on en arrive vite à ne plus attacher d'importance aux classifications et aux définitions de la philosophie courante.
Classiflcatlon naturelle des faeullés humaines (1).
On est amené, comme on Ta vu, à considérer les facultés humaines dans leur orieniement inné et dans leur évolution^ autrement dit sous forme de caractère inné proprement dit et de destinée.
En se basant sur l'expression astronomique des facteurs héréditaires, ou éléments d'interprétation des facultés, on est amené encore à considérer les facultés humaines sous trois faces distinctes :
1** Par leur étoffe résultant rfe^ aspects reliant les facultés entre elles et enrichissant en quelque sorte les significateurs de caractère (Mercure, la Lune et l'ascendant principalement). — Plus il y a d'aspects, plus il y a d'étoffe.
2'' Par leur intensitéy résultant de la puissance plus ou moins forte d'une influence planétaire, suivant que la planète est plus ou moins voisine de Phorizon ou du méridien.
3** Par leur harmonie, dont le degré est indiqué par la nature des aspects entre les astres.
Du premier coup d'œil on peut distinguer chez les caractères typiques ce qui domine et ce qui fait défaut sous ces rapports :
— Ce qui tend à produire le génie est l'importance des trois choses : étoffe, intensité, harmonie, surtout y étoffe et Vharmonie portant à la fois sur les significateurs du caractère et de la destinée.
(1) Voir Langage astral.
Vintensitè seule donne la note la plus répandue de ceux qui acquièrent un faux prestige dans une spécialité; elle peut marquer aussi des esprits distingués, mais spécialistes et professionnels.
— Cette classification très générale des facultés humaines a au moins l'avantage de n'être pas arbitraire et de reposer sur l'expression même astronomique qui les indique. 11 y en aurait long à dire sur cette psychologie à la fois antique et nouvelle, mais nous avons voulu nous borner ici à indiquer la voie à suivre pour l'étudier, en même temps qu'à montrer les horizons qu'elle dévoile.
La base mathématique de rastrologie permet d'établir très nettement le caractère inné de certaines facultés^ par la méthode des statistiques que nous avons indiquée.
Ces lois de correspondances seront Tobjel d'un prochain volume. Nous n'en avons exposé quelques-unes qu'à titre de preuves et d'exemples demêthode pouvant servir de b,ases à « l'astrologie scientifique » nouvelle que nous nous proposons d'édifier,
— Partant de ce principe que Vinfluence planétaire est une réalité expérimentale, il est impossible de ne pas reconnaître la portée de la science astrologique, au point de vue de la connaissance et de la direction de l'être humain — et cela dans n'importe quelle branche des préoccupations humaines.
Jamais, on peut dire, le souci d'un critérium psychologique n*a hanté davantage l'esprit du penseur qu'à notre époque: tous les écrits philosophiques modernes en font foi. Il est hors de doute que cette
tendance aboutira tùt ou tard aux vérités astrologiques que le xviii' siècle avait éludées avec des mots d*esprH, que le xix* a à peu près complètement oubliées, et que le >:x* rétablira très certainement un jour.