‹ Prévention de la mort subite par embolie pulmonaire post-opératoireChapitre 12 sur 13 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

l. — La thérapeutique préventive de l’embolie pulmonaire repose sur une série de mesures destinées à lutter contre la thrombose veineuse, la migration du caillot et enfin contre l’embolie pulmonaire ellemême lorsqu'elle est constituée.

II. — Le traitement préventif de la thrombose veineuse doit comporter avant l'intervention une vaccination pré-opératoire, la chimiothérapie éventuelle et l’opothérapie hépatique ; un examen sanguin pré-opératoire s'impose, le renforcement de l’action du myocarde par les tonicardiaques, l’ouabaïne par exemple. Pendant l'intervention, la main douce et ferme est la meilleure prophylaxie des accidents post-opératoires car elle permet d'éviter les lésions traumatiques de l’endothélium vasculaire, et surtout évite l'augmentation du nombre des hématoblastes en circulation.

TI. — Après l'intervention, lever précoce, la gymnastique au Hit et l’hirudinisation du malade sont à conseiller, la veinoclyse est à rejeter.

# — 28 — IV. — Mais surtout au moindre clocher thermique, à la moindre accélération du pouls, il faut instituer une physiothérapie préventive qui tiendra compte, des susceptibilités individuelles et qui est seule capable d'éviter les accidents emboliques. Cette physiothérapie sera basée sur les sympathico-mimétiques dont le meilleur est l’adrénaline qu'il faut administrer à doses suffisantes, les vagolytiques (le plus indiqué est le sulfate d’atropine) (la papavérine utilisée par les auteurs américains sous forme de préparine a donné de très bons résultats) et enfin une thérapeutique alcalinisante sur laquelle insiste tout particulièrement le professeur Villaret.

V. — En cas d'installation de l’embolie avec son cortège symptomatique bien connu, il faut instituer la même thérapeutique que précédemment, mais comme nous l'indique le Professeur Soulié, il ne faut pas craindre d’utiliser des doses élevées d’adrénaline (11 centigrammes chez une de ses malades). Les tonicardiaques ont moins d'action, par contre les alcaloïdes de l’opium sont tout indiqués.

L’anesthésie du ganglion stellaire, le traitement chirurgical semblent aléatoires.

Il semble donc qu'à l'heure actuelle, l'arsenal thérapeutique se soit considérablement enrichi ar cours de ces dernières années et que nous possédions X les armes nécessaires pour combattre l'embolie, cette éventualité qui, une fois constituée, aboutit bien souvent à la mort. Encore faut-il savoir utiliser ces

armes thérapeutiques et à ce propos la phrase du Professeur Leriche résume nos opinions sur la prévention de l'embolie : « Comme il y a un seuil au delà duquel toute thérapeutique devient inopérante, il faut agir vite, fort et longtemps. »

Yu : Le Doyen, Vu : Le Présideni,

TIFFENEAU. LAuBry.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, G. Rousay.

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