‹ Prévention de la mort subite par embolie pulmonaire post-opératoireChapitre 3 sur 13 · TRAITEMENT PRÉVENTIF DE LA THROMBOSE VEINEUSE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT PRÉVENTIF DE LA THROMBOSE VEINEUSE

Avant l'opération. — C'est la crainte de l’infection qui guide la conduite thérapeutique, C'est ainsi qu'avant chaque opération on fait une numération, des polÿnucleaires pour faire le bilan de l’état du malade et dépister un état d'infection latente toujours possible.

Se basant sur des recherches modernes. Couvelaire préconise l'emploi des médications chimiothérapiques actives : les sulfamides à noyau benzénique, et qui d'après ses statistiques ont amené une baisse notable des phlegmatia alba dolens chez les accouchées et opérées de son service. Faisons toutefois remarquer que ces produits sont loin d’être inoffensifs et qu'une surveillance atténtive s'impose, car des accidents redoutables, d’intolérance peuvent se produire.

Enfin, certains chirurgiens ont préconisé la vaccination pré-opératoire à l’aide de stock vaccins, anticolibacillaires ou autres.

Les résultats obtenus sont, suivant les auteurs, diamétralement opposés et les chirurgiens sont attachés à l’une ou l’autre méthode suivant leur pratique personnelle.

Rappelons en un mot que l’opothérapie hépatique sera instituée chaque fois qu’on a des raisons de craindre une fragilité particulière de la glande hépatique. Et il nous semble presque superflu de rappeler la pratique qui est entrée définitivement dans les mœurs opératoires — à savoir : l'étude du temps de saignement et de coagulation.

Pendant l'opération. — Faut-il encore rappeler que la plus stricte asepsie s'impose pendant et après l'acte chirurgical ? Pendant l'opération, le chirurgien devra se souvenir qu'on ne peut pas léser impunément les parois veineuses, abandonner des fils

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à demeure, laisser des foyers thrombosants, Mais ce sont là des règles depuis longtemps admises par tous les chirurgiens qui s’accordent qu’une opération doit toujours être conduite avec le moins de traumatismes possibles.

Après l'intervention. — C'est la période qui est la plus importante à considérer, car c’est pendant les journées qui suivent l'acte chirurgical, que l’on observe Îles signes prémonitoires et avertisseurs de la redoutable éventualité qu'est l’'embolie pulmonaire. Quoique ces signes soient bien connus et qu’ils ne sauraient passer inaperçus à la surveillance du chirurgien, il nous semble utile de les rappeler. Ainsi le moindre clocher thermique qui n’explique pas par ailleurs un foyer d'infection de la paroi, l’accélération du pouls, le léger œdème prémaalléolaire, autant de signes d’alarme qui doivent mettre en branle l’arsenal thérapeutique. Souvenons-nous que c’est à cette période et le plus rapidement possible qu'il faut agir et frapper fort pour prévenir l'éventualité des accidents emboliques.

Mais des auteurs ont voulu faire mieux et agir avant tous signes de phlegmatia et prévenir la formation de l’'embolus. Ce serait évidemment la thérapeutique idéale, malheureusement les méthodes sont encore peu précises et les opinions sont contradictoires. Ainsi c’est la question du lever précoce qui a suscité de nombreuses discussions, certains chirurgiens et surtout les auteurs étrangers (Gerota) préconisent un lever précoce et publient des statistiques

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