TRAITEMENT PRÉVENTIF DES ACCIDENTS MORTELS D'ORIGINE EMBOLIQUE
Cette thérapeutique a été changée totalement depuis les travaux des professeurs Villaret, Justin Besançon et Bardin. En eflet, ces auteurs nous ont montré qu'il est indispensable de mettre en œuvre trois armes nouvelles en même temps — les sympathicomimétiques, les vagolytiques, les alcalinisants. . Et tout récemment les auteurs américains ont employé avec succès la papavérine sous la forme de préparine. En réalité déjà depuis longtemps le Professeur Soulié avait montré qu’on a tout intérêt à utiliser les alcaloïdes de l’opium.
Analysons chacune de ces armes thérapeutiques et le moyen le plus propice de les administrer, tel que le préconisent les auteurs suscités.
Ce Nes
SYMPATHOMIMÉTIQUES
Pourquoi employer les substances sympathomimétiques ?
L'emploi de ces substances est motivé par les constatations faites chez les animaux. Il a été constaté au cours des expériences réalisées pour créer des embolies pulmonaires à l’aide des injections de poudres emboligènes, qu’il faut quatre fois moins de poudre pour produire la mort chez ur animal dont on a sectionné le sympathique cervical. Il faut beaucoup plus de poudre chez les animaux chez lesquels on mime l'action du sympathique.
On à été conduit en clinique à employer pour cette raison des substances telles que l’éphédrine et l’adrénaline. :
Comment administrer les sympathomimétiques ?
Ephédrine. — On peut l'utiliser par la voie sous-cutanée et faire chaque jour des injections d'éphédrine. Cependant nous avons tout intérêt à employer l’éphédrine « per os » car ce médicament est particulièrement actif par cette voie.
Il faut répartir les 5-10 centigrammes nécessaires par vingt-quatre heures en des doses de 2 centigrammes à la fois et surtout continuer cette th*rapeutique sans arrêt pendant plusieurs semaines, Jusqu'à ce que tout danger d’embolie soit définitivement écarté. |
ttes ra)"
jar CN érSrE E di- eS
Net
D né ES + LOS Lun ,.
Mais la chimiothérapie moderne met à notre disposition d’autres sympathomimétiques extrêmement intéressants et que l’on peut diviser en trois groupes, suivant qu'ils sont construits sur le noyau de l’éphédrine, sur celui de la tyramine ou sur celui de l’adrénaline :
Dans la première catégorie, nous trouvons à côté de l'éphédrine, l'éphétamine, préconisée en Allemagne par Bankroff, le pressyl employé en France par Desmarest.
Dans le groupe tyraminique, signalons le sympatol, très utilisé en Allemagne, surtout par Koenig.
Dans la série adrénalinique, le carbasil rend des services en médecine expérimentale, mais il n'est pas prouvé qu’il rend de bons services en médecine humaine. La tolérance clinique n’est pas merveilleuse avec l’éphédrine encore qu'on a pu dans certains cas la donner pendant des semaines sans inconvénient ; la tolérance semble meilleure avec le pressyl et le sympatol.
Le groupe de l’adrénaline par son action brève est surtout réservé pour le traitement de l’embolie constituée.
Les raisons pour lesquelles on emploie l’adrénaline peuvent se justifier encore par les travaux de Ungar Grossiord et Brincourt. Ces auteurs se sont demandé si le réflexe vaso-dilatateur post-embolique ne se produirait pas par l'intermédiaire des nerfs