‹ Prévention de la mort subite par embolie pulmonaire post-opératoireChapitre 6 sur 13 · LE PO ARS · texte numérisé non relu

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histaminergiques du poumon, qu'ils ont étudiés. Pour vérifier cette hypothèse ils ont recherché si les embolies pulmonaires déterminaient une libération d’histamine. Les travaux qu'ils ont faits ont confirmé cette hypothèse qu’en cas d’embolie il y a libération d’histamine.

Si l’on admet que les accidents post-emboliques sont dus à une vaso-dilatation par libération de substances histaminiques, il est logique de supposer qu’une substance antagoniste de l’histamine serait efficace. Or, le meilleur antidote de l’histamine, d’après Loeper, est l’adrénaline.

L'administration des vagolytiques

Villaret et ses collaborateurs, expérimentant sur des lapins, ont remarqué que chez un lapin dont on sectionne les deux vagues, la mort qui survient après l'injection de poudres emboligènes nécessite sept fois plus de poudre pour se produire — que chez les animaux témoins. Si on obtient la section physiologique des vagues — par l’alcaloïde de la belladone, le sulfate d’atropine, les résultats sont non moins concluants. L'animal met beaucoup plus longtemps à mourir et il faut injecter une dose plus considérable de poudre.

L'administration des vagolytiques se résume

dans l'injection ou l'ingestion de sulfate neutre

d'atropine. Nous savons combien la susceptibilité

individuelle intervient dans l’utilisation des alcaloïdes de la belladone. On commencera donc par un quart de milligramme et l’on montera jusqu’à un milligramme ou un milligramme et demi, plus même, en se basant sur les signes d’intolérance qui sont la sécheresse de la bouche, la mydriase.

L'utilisation de la thérapeutique alcalinisante

Si les deux ordres de substances que nous avons étudiés précédemment peuvent retarder considérablement la mort par embolie, celle-ci devient presque impossible si on associe les sympathomimétiques, les vagolytiques et la médication alcalinisante. Cette dernière semble renforcer considérablement l’action des deux précédentes. Cet état d’alcalose est réalisé en clinique par l'emploi du bicarbonate de soude, en faisant absorber au malade 5 à ro grammes par vingt-quatre heures.

CONCLUSIONS SÛR CETTE SECONDE SÉRIE DE THÉRAPEUTIQUE PRÉVENTIVE DES ACCIDENTS MORTELS DES EMBOLIES PULMONAIRES

Ce sont surtout les auteurs étrangers qui ont publié des statistiques.

Koenig, de Leipzig, en ayant recours au sympatol, a vu les thrombo-embolies passer dans son service de.6 à r %, et les complications pulmonaires de 9 à 3 %.

Loi Re

Bankroff, utilisant à la fois l’atropine et l’éphétamine, obtient une énorme amélioration de ses statistiques, Enfin, Stuber et Lary, employant seulement le bicarbonate de soude, signalent également de bien meilleurs résultats post-opératoires.

Quant à la méthode de Villaret qui réunit atropine, éphédrine et bicarbonate de soude, elle est d’une innocuité absolue. Villaret se refuse de juger sur la valeur prophylactique de sa méthode avant d’avoir un recul suffisant et avant que cette méthode ne soit mise en pratique systématiquement dans leg services d'obstétrique et n chirurgie.

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