BB LL
PA
me ee
peuvent s'empêcher de montrer leur étonne.
ment èt leur terreur. Ils ne croyaient pas à ce grand exenple de vertu et de courage ; enfants :dégénérés, incapables de’ rendre hommage au dévouement, étonnés de tant d’héroïsme, ils les raillent, ils les méprisent, ils les insultent; ils les appellent mercenaires, Aventuriers, eux qui n’ont pas rougi appeler sous leurs drapeaux homicides la lie, la boue des grandes villes dé la vieille Europe.
Mais, à leur honneur, ils en ont pris fièrement leur parti; ils se sont glorifiés de ne pas rougir de leur foi! Le monde, dont la vie est devenue toute païenne, les croit disgraciés, et il dit en secouant la tête, en voyant passer ces jeunes soldats: Ah! ce sont donc là les défenseurs, les vengeurs de la Papauté? que peuvent contre nous, contre nos armées nombreuses et aguerries, ces jeunes aventuriers ?
Pour eux, au milieu des obstacles, malgré\ les perfidies, les trahisons, méprisant les vaines clameurs, ils sont venus donner leur sang, ils sont venus, sans peur et sans re-
roche, mourir au pieds du Souverain-Pontife.
Jui, ils étaient dignes de ect honneur et de verser leur sang pour le Christ. Etre guerrier comme tant d’autres, c’est un honneur, c’est une gloire; toujours et dans tous les pays, les hommes admirent l'honneur, la fidélité, le sacrifice du soldat qui verse son sang pour la défense de son pays. Mais être guerrier pour sa foi, se faire le soldnt de Dieu et le défonsour de sa enuse, alors surtout que tant d’autres n’osent se montrers c’est 1, jeunes martyrs que nous
glorifions aujourd’hui, votré g'oiré ct la plus noble et: la plus pure." Agonizare pro justitiâ, pro anima tu ; et usqué ad mortem certa pro justitià, et Deus expugnabit Fe pro te inimicos tuos” Latte pour la fustice et pour le salnt de ton âme; pour la justice, combats jusqu’à la mort; et, pour'toi, Dieu renversera tes ennemis. pus,
À toutes les époques, même dans les temps appelés baïbares, alors que le droit public, qui règle les relations des peuples entre eux, existait pas, la violation des traités était considérée comme une infamie,—Comment le roi de Sardaigne a-t-il procédé contra celui qu’il appelle hypocritement, son Père, ctauquel le Père, dans son immense dou- Ê leur, donne le nom de fils dégénéré ?—Le 19 septembre, Victor-Emmanuel, agissant contre le droit, et violant les traités les plus sacrés, intime à Pie IX l’ordre de licencier ses volontaires. La menace de Pinvasion est À peine arrivée À Rome que les bandes révolutionnaires, suivies d’une armée dix fois plus nombrense que l'armée de Pie IX, envahissent le patrimoine de St. Pierre. Quel nom donnez-vous à cette manière dagir ct de combattre, je ne dis
nes tas)
pas, de la part d’un Empereur du Japon, où le la Cochinchine, mais de la part d’un roi civilisé, d'un roi catholique, de la part surtout d’un prince de la maison de Savoie qui compte tant de saints dans sa famille, envers celni qu'il appelle #Très-Saint Père,” et auquel il demandait naguère sa bénédiction,— C'est: une injustice, dites-vous :
ah! c'est plus qu'une injustice, c’est une trahison, c'est nne echeté, c’est une cruanté,
t 14 2aTe ad abit tice tice, Jieu
mps lie, atre ités oMmatre ère, lou- -Le ant les de de que une née de tte dis
c’est une félonie. Tous. les-hommes honol'ables, à,qüeique parti qu’ils appartiennent ;tous, la qualifient éomme nous la qualifions. IL y à de ces choses qui n'ont qu’un nom pour tous ceux qui ont Ge la conscience et de la pudeur. Pour ceux qui ont de la conscience et de la pudeur, le bien s'appelle toujours le bien; le mal se nomme lé mal; l'injustice s’appelle toujours linjustice, même quand elle est commise par ceux qui portent la couronne, C’est ainsi que les farouches Iroquois, il y. à deux cents ans, dispersaient leurs bandes aitérées de sang par tout le pays, faisaient trembler les habitants de Québec et de Montréal, enveloppaient toute Ja colonie dans un inumense réseau de sang, eblevaient les chevelures, s’abrenvaient du säng de leurs victimes ét. répandaïent partout la terreur ct la congéternation.
Dans les premiers siècles, alors que le
sang chrétien rougissait les places publiques, la veille du jour où les condamnés à mort devaient lutter contre les tigres et les lions, dans l’amphithéâtre de Rome, l’Eglise donnait une nourriture divine au chrétien, au soldat qui devait combattre pour la Foi.
Les conufesseurs du Christ recevaient dans leurs cachots la victime stinte, ke Roï des aartyrs; fortitiés par cettenourriture divine, ils étaient prêts pour le combat ; ils pouaient dire, en présence des bêtes féroces prêtes à les dévorer et à la vue d’un peuple altéré de leur sang: “Je vis maintenant, non pas moi, mais le Christ vit en moi.”
Ainsi, la veille de la bataille de Castelfdardo, dans le saictuaire béni de Lorette, le général en chef, 16 marquis de Pimodan et
leurs ‘compagnons d'armes, purifièrent:leurs 4 âmes et reçurent, pleins de foi, l’hostié'eu-: charistique, gage de vieet de: résurréction.
‘Soldats, défenseiis dela: justice ! prenez:
vosarmes ; ArInez-vous de courage : vos ergo,: Ali, confortaminti 5:(1) combattez vaillamment pour.la' défense dela ‘loi : véréliter aiite in lee, quia in ips@ gloriost eritis ; c’est. elle qui vous comblera de gloire. Tenez:
vous prêts ct conibattez contre! ces: nationé. assemblées ‘contre nous... Æstote: parati in Mané, ul puynetis adversus nationes hus quæ convenerunt :udversus ‘nos: Le jour venu, les deux armées sont en‘présence s; Judas parut : dans Ja plaine, accompagné -seu:
lement de: 3,000 -&uerriers,. qhi ‘n'avaient: ni épées, ni boucliers: Æt cum dies actus essél) apparuit Judas in Campo. Cum tribus millibus virorum tantum qui tequmentu et dladios nôn habebant, IRD 9f5ver 03 s5502 ‘Et il reconnut que l’armée dés nations était forte, environnée de: cuirassiers et de cavalerio : L{ viderunt castra gentium valid, et‘ loricatos, et :équitatus in céreuitu eorum. Soudain ‘la trompette sonne la charge:
Soldats! soyez sans peur; serrez vOos:rangs ; voici l’heure du combat, l'heure duéacrifice " voici lechamp de mort, voici le: champ än sang où Dieu vous appelia ;:du haut. des cieux, ls ‘anges vous contemplent et vous P'éparent: des couronnes, : C'est: ici qu'il faut mourir pour la défense de: la loi:
Meliàs est nos mort in bello, quèmvidere mate gentis nosfræ et sanctorum, 0YeZ-Vous cette phalange catholique, ces (1) Mach, I, ch. 4,
di. DE
Jeunes/héros, qui se précipitent sur d’ennemi plus-vité que lés aigles, plus courageux:
quedes lions: aguilis:velocieres; dconibus: fore.
tiores.:( 1 }: Le brave -Pimodan: les: commande :: quatre fois ik charge l’ennemià-la tête de’ses braves. | Diewest-avee nous Au-dessus :du :bruit des armes, au-dessus des cris des: blessés et des: mourants, ñnu+ dessus de léclat des: bombes, au-dessus des :détonnations de l'artillerie; entendezvous: sa voix guerrière :: Dieu est avec nous !: C’est son: cri: de guerre ; ik est àrtoutes les attaques; ni le fer ni le feu ine Parrêtent : Dieu est avec nous! ses :blessures enflamment: son courage ; il combat, comme un Roi, à la tête de satroupe: Voyez commeïlest beau, comme ilest grand,comme il est noble; comme il: est majestueux avec sa robe: teinte de sang; voyez comme ; force se revèle dans sa démarche ”” ! /sté jorosus, in stolû su, gradiens in multitudine foréitudinissuæ! (2) Il affronte millefois la mort; ibn regarde en face, illui sonrit, il l’appellede sosvœux; Dieu est aveenous!s’écriett-il pour la dernière fois: :: La mort pour lui c’est: um bonheur, c’est une récompense, c’est un triomphe; la mort pour lui .e’est une heureuse afflictian qui lui apporte ka joie et l’allégresse des anges, la: mort pour lui c’est.:le vêtement de:sa victoire, c’est sa robe. de parade; c’est son:char de triomphe !: He est vestitus viciori,—læc palmuta vestis, tdi curru triumphamur (8), 6 vs si
(1) Reg. 11, ch. 1:98.
(2) Isaïe, ch: VXHE (3) Tertullien.
te : Oh Mais qui sont ceux qui viennent avec ‘des ‘vêtements teints de sang = Quis: est Ye qui Scnit de- Edom, ‘tinctis vestibus ?
Ce sont ceux qui ont Iutté pour là justice, et pour le salut de Tetir âme; ‘pour là justice, ils ont combattu jusqiW'4 la mort.
—% Agonirare pro Justitià, pro animé tud f + el'usque ad mortem certa pro justitià, et expugnabit pro te inimitos os.” Liitte pour la justice ‘et pour 14 salut de tort âme ; pour la Jastice combats Jusqu'à la mort ; et pour toi Dieu renversera tes cnmenris.
Mais pourquoi lenrs vêtements sont-ils rouges ?: Ty sont rouges comme ceux deg hommes qui foulent 4a vendange Quare jo rubrum est indumentim ‘tudm 2 Seuls, nous avons fonlé le vin dans lé pressoir, ct entre tous les: petplés: pas un seul, ne s’est lvé pout nous secourir, : & 77 de Gentibus non el vir Mmeédm.”. : F4 | Oui keulé, ils ont combattu pour la plus sainte des Causes; seuls, ils ont combattu; et’ pas ‘un soldnt des natibne catholiques n'est ven les sécourir, fls:sont tombés glorieusement :’ ils sont morts, non comme les lâches ont coutume de mourir : Ve quaquÂmM, nt Mori Solent ighavdT, mortuus est. (1) Aüx yeux des insensés, ils ont paru mous rt; leur trépas à paru une aflliction.
Visé sant ovulis Usipientium mort, et ass.
Milata est nfhictio exitis 1Uorum > leur sépa: ration d'avec nous a paru une entièré ruine’; Mais cependant ils sont en Paix; el quod à HObis est itér, extermintum 2 UE autem sunt in Pare. Et s'ils ont sonflert des tourments a (1) Reg. ch. IT,
mm
HE. ei Lot, D. mm < LL
æ OI =
devant. les hommes, leur espérance .est
pleine d’une. immortalité .glorieuse: . Æ4. si coram. hominibus tormentu passi sunt, spes tlorum immortalite plena est.” (1) ...