‹ Prières pour les soldats pontificaux [microforme]Chapitre 7 sur 7 · SR · texte numérisé non relu

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de, persécuteurs de l'Eglise, ont lancé leurs flèches contre le ciel, en s’écriant avec-rage et avec désespoir, comme .J ulien l’Apostat «Tu as vaincu, galiléen. » Et expugnabit pro te, intmicos tuos.,

Dans les chants d’un poëte mort lya deux ans; et dont l’âme enflammée de l'amour de la patrie et de Ta Religion seni- Llait lire dans l'avenir, je trouve une belle figure, une allégorié frappante des grands événements qui attirent aujourd’hui les recards du monde.— “ An jour dela des- & traction universelle où nous transporte le “ poète, ces Pôlerins de toutes les nations “et des wüerriers, atx armures variées, « sont rassemblés dans le plus majestueux “ tomple de l'univers, St.i Pierre de Rome.

«Tes guerriers, appuyés sur leurs sabres “nus, entourent le Souverain-Pontife age- & mouillé, et priant en fuce du tombeau «des saints apôtres.—Soudain le: colossal

« fdifice commence à trembler, à se fendre, « @t à s’abimer, car la fin des siècles ap- « prochis— 10 foule s'enfuit en désordre, eë

«de toutes parts, on crie aux guerriers de

«6 fuir aussi. HA EAN

| Mais pour toute réponse, ils élèvent

& Jeura sabres en haut, comme s'ils veulent

& arrêter la chute des voûtes croulantes, et

«sécrient à la fois: “ Non, nous n’aban-

& donnerons pas ce Vieillard ; il est trop amer

« de mourir seul : et qui donc Mmourra AavCE

ce jui, si ce n'est nous 9__Vous tous, fuyez;

& nous, nous ne SAVONS PAS AL; à ve score ose e

«Et lorsque tout est déjà consommé, le

‘ poète s'approche dune blanche figure

oo

nel ete rareammenns

fants-dévoués dé l'Eglise, ét: qui à l'Eglise ; auriohs-nous - lé ty de fuir comme eeux qui n’ont Ah ! ‘si nous mentions aiñsi et à toute notre histoire hé du fond dé leurs tombcaux les pierres de ‘cette Eglise:

réunis, encore in prég'hée Sang qui coule dans NOS Veinne ; nH6 nos güerriers qui ont versé leur tous les champs de bataille dé ve la défense de notre foïet de n0$ Martyrs, les Saints et Hôtte-patrie, se lève AcCuseraient, ils ne ROUS, reconnaîtraient plus.

enfants,

changés ; notre. histoir tache, et. nous pouyon orgueil : Nos. Pères peuvent ene Connaître leurs enfants du Canada ;

epmnanane cm seeme mienne à

“ assise sur les ruines du monde, ot lui de- ‘ mande : “ Seigneur, ceux que j'ai amenés “ hier, ici, sontils done ensévelis, sous ces ‘ ruines ?—4« Fi l’Ange, couleur de neige, “ lui répondit : SOI sans crainte Potr enx, Ils n’ont Pas abandonné. Je Vieillärd, et “ Dieu les en 'écomipenséra : car Jes astres levants, cônime : les astres Cotchants, Jés “vivants et og morts” Sont À ‘Jui, Ils “n’en seront au contraire que plus heu 'réux. ?? ; 4

L’abandonmmergnstous ‘te &uste et Vénérable ? le ‘ dé] dans: son itimense! douleur dienis-Prançais, Catholiques qu: Canada, en-

pas de cœur ?

à nous-mêmes roiqme, hos pères OÙ ils s0nt assis ; OÙ nos Soninres S de leur fut ; leur S héros, Sang hr Pays pour HOS Mstitutions, les’ Saintes dé raient contre nous, nous nous forécraient à rongir :

pour Jeurs Mais, grâces à, Dieu ! nous ne Sommes pas e est encore sans s.dire avec un noble ore re-

ils n’ont

Sort:

mA Ti

pas à rougir de leurs descendants.—Jamais, non jamais, nous n'abandonnerons celui que nous sommes heureux d'appeler notre Poutife et notre Père, | |

Et vous, jeunes gens, que je vois si nombreux et si recueillis dans cette Eglise, vos cœurs ardents et généreux vous disent d’entourer le Vieillard et de le défendre... Je le sais, plusieurs d’entre vous, si les événeinents n'avaient pas marché avec tant de rapidité, voulaient s’armer et le couvrir de leurs poitrines. Et vos. Mères chrétiennes auraient eu le courage et, l’héroïsme de. vou dire, en vous donnant: un. dernier adieu, et en vous -embrassant : Pars, mon. enfant:

courage, la cause. est grande, la cause est sainte, c’est la cause de Dieu ; que le bon Dieu puisse toujours te bénir.—Mais s’il ne vous est pas donné de verser votre sang comme ces nobles Martyrs qne nous glorifions, il vous est donné de le défendre, ici, dans votre paÿs même, contre ses ennemis qui l’outragent ; il vous est donné de prier, et de vous revêtir de la prière comme d’une armure. Ne rougissez pas de votre religion ; ne rougissez pas de votre foi; ne rougissez pas de PEglise ; l'Eglise, c’est votre Mère : €t un enfant bien-né, ne se contente pas de l'aimer, il s’arme, il meurt, s’il le faut, pour la défense de sa Mère.

Plus que jamais, disait un des homme:

les plus éminents de notre époque, le Révd.

P. Ravignan, “plus que jamais, il me semble, le! temps ést venu de manifester l’immuable constance dû catholique, au milieu des intérêts, des opinions ct des haïries

Me

emmené

Passionnées Qui combattent l'Eglise, Que

| nn) VU vôtre front se lève ons crainte; 'aù sein

d’un Peuple libre Qu'il rayonné dé‘ toutes les Splendeurs de là joie et de l'espérance, due votre langue répète haürdiment Ja parole qui fit tant de héros et de Martyrs :

«Te Suis chrétien minor

Prions, et demeurons debout Quand tant d’autres Courbent honteusement leurs fronts devant Jes Césars de la terre.

Avec léternité devant SOL On peut attendre, même dans les Cacombes, disait nn des plus grands dé “nseurs de Pie 2 Cle 9Uvenons-nous que l'Eglise: à usé tous les Marteaux ; Souvenons-nous que le Divin architecte à promis qu’elle “ne descendrait Jamais du rocher où eile est assise, À labri des orages et des tempôtes. 7—Prions Pour l'Eglise, ot dans N98 prières n'oublions PAS ses porsécu.

teurs ; Prions ; que toute notre Confiance Soit en Lieu, et redisons, en terminant, les belles Paroles que chante. P Slise, À la fête des saints apôtres :

* O Rome! tes collines eMpourprées du “sang de tes glorieux Martyrs Portent sur

() Louis Veuilot. Re

rlise, UE au Sein espér ance, 1Ent la pa- | Martyrs: ,

Strait “ot eux qui x Std és” AE ù

DE mais a) 1Se et

nd tant leurs terre.

Ut atdisait

Que

« leurs cime ln Croix ‘6 cette Croix ta V « remportera

«O Romafelix | que

Ts consecrata 8 olorios puraia cætcras,

Florum eruore pur Excellis orbis ani Pi

Ainsi-soit-il.

ut,

aincue; la victoire.

du Christ.

et par

Rome!

elle tu

duornm principun

0 sanguine

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