‹ Primevères: poésiesChapitre 8 sur 42 · PREMIERS ACCORDS · texte numérisé non relu

PREMIERS ACCORDS

L'aurore rougissant le front de la colline Ëveille sous les fleurs le jeune colibri, Et du miel distillé par la frêle étamine Enivre avec amour son brillant favori.

Ceins les tissus légers que façonne la Chine, Et pour les bois tous deux partons, 6 ma péri. L'azur de pourpre et d'or à nos yeux s'illumine. De l'oiseau du palmiste entends le joyeux cri.

Sur les boutons éclos le papillon se pose.

Des perles de rosée ont couronné la rose :

Pleurs en ton sein versés, pauvre reine d'un jour !

Nous voici seuls enfin dans l'immense nature

Un pénétrartt parfum monte de la verdure,

Et nos deux cœurs émus chantent l'hymne d'amour.

Mars 1865.

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