CORONATAE
Les nombreuses variétés appartenant au groupe des Coronatae du R. canina L. ont été antérieurement distribuées dans plusieurs tribus plus ou moins éloignées les unes des autres. Ce démembrement a souvent empêché de saisir les rapports étroits qui existent entre ces variétés, qui ne diffèrent entre elles que par des caractères secondaires basés principalement sur l'absence ou la présence de pubescence ou de glandes.
Toutes les formes du groupe des Coronalae se rangent autour du R. glauca Vill. (R. Reuteri God.) et du R. corüifolia Fries. Elles sont principalement caractérisées par leurs sépales qui se relèvent après l’anthèse pour couronner le réceptacle jusqu'à sa maturation, sans être réellement persistants. Ce relèvement des sépales et cette persistance incomplète est une particularité assez remar-
et 628. Je l'ai désignée provisoirement sous le nom de R. Jacquemontii. Son inflorescence rappelle beaucoup celle du R. Boissieri, Les bractées sont beaucoup plus longues que les pédicelles, qui sont lisses et un peu velus ; les stipules sont très-longues et les supérieures ont les ailes fortement dilatées ; les sépales extérieurs sont appendiculés; les dents foliaires sont simples. Sur les réceptacles fructifères, devenus d’un rouge-noirâtre, les sépales n'existent plus.
quable, mais elle ne constitue pas un caractère véritablement spécifique ; elle se présente chez divers types à sépales souvent réfléchis et cadues, par exemple R. rubiginosa L. et R. tomentosa Sm. Remarquons, au surplus, que quand les sépales, chez les Coronatae, n'ont pas encore eu le temps de se relever après la floraison, ou bien lorsqu'ils sont tombés des réceptacles mürs, on ne peut guère distinguer avec certitude une Coronatae d'un Eucaninae. On observe bien chez un certain nombre de Coronatae, qui sont généralement des formes de montagnes ou des régions septentrionales, un cachet particulier dans leur facies général, mais ce cachet ne dérive pas de caractères vraiment spécifiques.
Dans le tableau suivant, chacune des divisions comprend des formes, les unes déjà décrites, les autres encore inédites. Pour ne pas surcharger la nomenclature, déjà si encombrée, je me garderai, pour le moment, d'assigner des noms aux formes inédites et je me contenterai d'en faire l’objet de simples remarques.
Groupe CORONATAE.
A. GLABRAE.
a. Uniserratae.
a. NUDAE.
+ Sepalis laevibus.
* FRUCTIBUS OVOIDEIS.
À cette division, appartiennent certaines formes du
R. glauca Vill., le R. Crepiniana Déségl., le R. falcata Pug.,le À. macrodonta Boullu et le R. stephanocarpa Rip.
Cette dernière forme, dont j'ai un spécimen authentique, est rangée par M. Déséglise dans ses Caninae biserratae.
#* FRUCTIBUS GLOBOSIS.
A cette division, se rapportent de nombreuses formes du R. glauca Vill.
Obs. — Toutes les formes de ces deux divisions ont en commun les caractères de dents foliaires simples, de pédicelles, réceptacles et sépales lisses, mais elles diffèrent les unes des autres par la figure des folioles, par la longueur des pédicelles et par d'autres caractères qui permettraient de les distinguer et d'en faire des créations artificielles d’égale valeur à celles qui ont été établies dans les mêmes divisions des Eucaninae. Ces caractères, on est bien forcé de le reconnaitre, ne sont que des différences purement individuelles. Dans les Coronatae, de même que dans les Æucaninae, il est bien difficile de trouver plusieurs buissons identiques de la même forme ; d’un buisson à l’autre, il se produit des différences sensibles qui, mises en relief dans une description, font, en apparence, aussi bonne figure que des caractères vraiment spécifiques. On peut même ajouter, à ce propos, qu'il est plus facile de caractériser des formes individuelles que de vraies espèces et que les diagnoses des premières sont souvent plus riches en caractères que celles des dernières.