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MERIDIONALES

J'ai longtemps hésité avant de rattacher R. PouziniTratt. au À. canina L. Aujourd'hui, je considère cette forme avec toutes ses variations comme une race du type de Linné, J’ai tenté autrefois (Conf. Prodromus Florae Hispanicae) d'assigner des caractères distinetifs au À. Pouzini, mais l'étude de nouveaux matériaux m'a démontré que ses caractères s'atténuent ou disparaissent plus ou moins dans plusieurs de ses formes et qu'en somme ils ne suffisent pas pour soutenir cette Rose au rang de type primaire.

Envisagé dans ses formes qu'on pourrait appeler typiques, le R. Pouzini présente un facies qui le fait aisément distinguer des formes ordinaires du R, canina ; la gracilité de toutes ses parties, la petitesse et la forme de ses folioles, la petitesse de ses organes floraux, lui impriment assurément un cachet spécial, mais ces mêmes organes ne permettent pas d'en tirer, je le répète, des caractères vraiment distinetifs au moyen desquels on puisse dresser une bonne diagnose. Si déjà on est à mème de lui attribuer des variations qui le relient assez étroitement au R. canina, j'ai tout lieu de croire que les nouvelles recherches feront découvrir d’autres variations qui viendront établir une chaine continue entre ses formes les plus caractéristiques et les formes les plus ordinaires du R. canina.

Les Meridionales, réduites dans le principe au seul R. Pouzini, constituent aujourd'hui un groupe assez respectable. M. Christ, le savant monographe du genre, a désigné celui-ci sous le nom de Hispanicae, nom qui rappelle celui de R. hispanica donné par Reuter et M. Boissier a une forme de ce groupe.

Gnroure MERIDIONALES.

A. GLABRAE.

a. Uniserratac.

Jusqu'à présent, je n’ai vu aucune forme qui puisse être rapportée avec certitude à cette division. Il existe toutefois dans l’herbier de M. Cosson une forme recueillie au Djebel Ouensa sur les sommités de lAtlas, au sud de la ville de Maroc, qui devrait, peut-être, prendre place ici. Les dents foliaires sont parfaitement simples ; les pédicelles

et les réceptacles sont abondamment glanduleux, mais les styles sont très-velus, chose que je n'ai point encore constaté dans les variétés du R. Pouzini. Dans celui-ci, autrement dit dans les Meridionales, les styles sont glabres au sommet ou modérément hérisséz. Je dois ajouter qu'une vraie Meridionales existe au djebel Ouensa.

b. Biserratae.

HISPIDAE.

Sepalis glandulosis.

Les formes de cette division sont encore rares dans mon herbier. L'une d'elles a été nommée autrefois par moi À. agrestina (Conf. Prim., fase. I, pp. 46 et 47). Je possède ou j'ai vu d’autres formes des localités suivantes : Pyrénées orientales (Coll. Richter); Sierra de la Caneria (Espagne, coll. Bourgeau) ; Alhambra (Espagne, coll. P. del Campo); Monts Aurès, province de Constantine (Algérie, coll. Cosson). Dans ces diverses formes, les dents foliaires sont en grande majorité doubles, mais elles sont parfois mêlées à de rares dents simples ou à des dents pourvues de deux denticules accessoires.

J'ai recu de M. Burnat des échantillons de deux formes recueillies dans la Ligurie occidentale et près de l'Escarène (Alpes maritimes) qui établissent un passage entre les Biserratae et les Biserratae-compositae.

c. Biscrratac-compositae.

a. NUDAE, ax. EGLANDULOSAE.

Sepalis ylandulosis.

Une forme recueillie aux environs de Montpellier par M. Richter présente, sur plusieurs échantillons que j'en possède, des pédicelles presque tous lisses : quelques pédicelles ne portent qu’une ou deux glandes.

BB. GLANDULOSAE.

Je n'ai pas encore vu de formes qui puissent se rapporter avec certitude à cette division. MM. Burnat et Gremli (Les Roses des Alpes maritimes, p. 97) ont bien décrit une var. 5. du À. Pouzini à pédicelles nus et à folioles glanduleuses en dessous, mais cette forme, selon moi, n’est pas une Meridionales et doit se ranger dans le voisinage du R. tomentella qui appartient au groupe des Eucaninae.

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