‹ Primitiae monographiae rosarumChapitre 148 sur 174 · Rosa pomifera Herrm · texte numérisé non relu

Rosa pomifera Herrm

Le R. pomifera Herrm. est la première forme qui a été bien distinguée dans l’ancien groupe constitué par les Tomentosae et les Villosae et auquel Linné avait appliqué le nom de R. villosa. En raison de cette première distinction, il serait peut-être préférable, comme l'a fait M. Déséglise dans son Catalogue, d'employer la qualification de Pomiferae au lieu de celle de Villosae.

L'espèce distinguée par Herrmann a été fréquemment cultivée dans diverses contrées; elle l'est encore pour son fruit dont on fait des confitures. La eulture ancienne ou récente à introduit cette forme dans le voisinage des habi- {ations, où elle s'est naturalisée et où elle a parfois pris l'apparence d’une plante spontanée.

Le R. pomifera cultivé, subspontané ou spontané présente quelques variations que je vais faire ressortir. Ses formes ordinaires se distinguent parfaitement bien par leurs folioles amples et allongées et par leurs réceptacles gros, ordinairement arrondis, plus rarement ovoïdes, densément hispides-glanduleux. Malgré l'affirmation contraire, les folioles sont toujours ou presque toujours munies(f) de glandes nombreuses à leur face inférieure; seulement ces glandes sont souvent très-fines, blanchâtres, et ne se

(1) M. Moutin m'a envoyé une Kose recueillie près de la citerne des fontaines du village de la Motte d’Aveillans (Isère) qui paraît être une variation du R.pomifera à folioles presque complétement églanduleuses en dessous.

découvrent au milicu du duvet qu'avec l’aide de la loupe. Quand les glandes sont rougeätres ou brunes, il est aisé de les voir à l'œil nu. Non-seulement les folioles sont glanduleuses en dessous, mais elles peuvent être plus ou moins abondamment glanduleuses à la face supérieure. Je possède des exemplaires du vrai R. pomifera à folioles glanduleuses en dessus provenant de Suède, de Norwège, de Hollande et de France.

Les pétales sont souvent munis de cils glanduleux sur le bord de leurs lobes, mais ceux-ci peuvent être non ciliés-glanduleux. Dans sa description du R. pomifera (Révision de la section Tomentosa, p. 45), M. Déséglise décrit les pétales comme étant ciliés-glandulenx à la base, or, Je n'ai jamais pu découvrir ce caractère qui, selon moi, ne peut être que le résultat d’une erreur.

Ordinairement, les soies glanduleuses qui recouvrent les réceptacles fructifères sont rudes, un peu spinuliformes; mais il est des cas où elles sont fines et ressemblent à celles du R. mollis. Il est rare de voir des réceptacles à glandes rares et presque nulles.

Les folioles sont ordinairement amples et allongées, surtout à l'extrémité des ramuscules florifères robustes ; toutefois, elles sont sensiblement plus petites dans les feuilles inférieures. Sur la même tige, elles varient assez bien de grandeur selon que les ramuscules sont robustes ou délicats.

Les variations que je désigne sous le nom de formae microphyllae présentent des folioles au moins une fois plus petites que dans le type. J'ai observé l'une de ces formes en abondance dans les vallées italiennes au pied du Mont Rose et surtout autour du Macugnaga : elle constitue ordinairement un petit buisson peu élevé.

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