GLANDULOSAE
À. Glabriusculae.
HISPIDAE.
Le R. mollissima var. glabrata Fries appartient à cette division. Les échantillons que m'a envoyés M. Scheutz, reeucillis en Suède près de Helsinborg et Carskrona, pré-
sentent des réceptacles lisses où un peu hispides-glanduleux. Dès le jeune âge, les pétioles sont parfaitement glabres, ainsi que la face inférieure des folioles ; la légère pubescence qui recouvre la face supérieure de celles-ci ne tarde pas à disparaitre. La côte et les nervures secondaires sont seules glanduleuses. La même forme existe dans l'ile d'Oeland. Une forme analogue croit dans le nord de l'Angleterre, d'où je l'ai reçue sous le nom de R. tomentosa; elle se distingue par des glandes assez nombreuses interposées entre les nervures secondaires et par ses pédicelles à soies plus longues et plus rudes. M. Lindeberg a observé à Molde, en Norwège, une forme voisine de celle de Suède, à glandes peu nombreuses interposées entre les nervures secondaires et à feuilles inférieures glanduleuses en dessus. Dans toutes les formes précédentes, les pétioles sont glabres et les pédicelles sont tantôt courts et tantôt assez allongés.
Le R. arduennensis Crép., au point de vue de la pubescence, établit un passage entre les Glabriusculae et les Tomentosae. La légère pubescence de la face supérieure des folioles disparait assez souvent par les progrès de l’âge et la pubescence de la face inférieure est maigre, surtout entre les nervures secondaires. Cette forme existe, par places, dans les montagnes de l’Ardenne entre St-Hubert et Montjoie. Dans cette aire de dispersion, elle éprouye quelques modifications assez remarquables. C'est ainsi que ses folioles sont tantôt allongées et rappellant la forme de celles du À. pomifera, tantôt ovales et semblables à celles des formes ordinaires du 2. mollis; ses glandes sous-foliaires sont tantôt très-abondantes, tantôt rares ou presque bornées à la côte et aux nervures secondaires; ses réceptacles, qui sont ordinairement aussi densément
hispides-glanduleux que ceux du R. pomifera, sont rarement peu hispides ou lisses. Sa variation la plus remarquable est celle que M. Fürster, d'Aix-la-Chapelle, a observée aux environs de Montjoie, C'est une forme grêle, à réceptacles petits et lisses, à sépales étroits, allongés, entiers ou presque entiers. Cette dernière forme est extrèmement curieuse et pourrait facilement passer pour une espèce distincte dans le groupe des Villosae. Aux environs de Malmedy, le R. arduennensis se présente parfois sous une forme tomenteuse que l'on peut classer dans la division des Tomentosae glandulosae hispidae fructlibus dense glandulosis. Ses folioles sont un peu glanduleuses en dessus.
J'ai observé sur certaines tiges foliifères du R. arduennensis des feuilles 9-foliolées. ce qui paraît être un cas assez rare chez les Villosae.
Je possède sous le nom de À. resinosa Stern. une forme recueillie à Gastein (Autriche) qui est très-voisine du R. arduennensis.
M. Déséglise a classé la Rose des Ardennes parmi ses Verae-tomentosae, au lieu de la ranger dans ses Pomiferae où est sa place naturelle.
B. Tomentosar.
z. NUDAE.
Je rapporte aux Nudae le N°7 de l’Herbarium Rosarum de M. Baker. Ce numéro est représenté dans mon herbier par trois spécimens. L'un de ceux-ei présente deux fleurs dont les pédicelles et les réceptacles sont parfaitement lisses; les deux autres ont également @es
pédicelles lisses, mais les réceptacles sont ou un peu ou assez abondamment hispides-glanduleux. M. Moutin a recueilli dans le département de l'Isère {colline de Creys près de la Motte d’Aveillans) une forme à pédicelles et réceptacles lisses qui parait devoir prendre place ici. M. Déséglise avait cru y voir un R. farinosa Bechst.