HISPIDAE
Je classe ici une forme très-curieuse, trouvée par M. G. Nicholson à St-Cyrus(Kincardineshire), et à laquelle j'ai donné le nom de var. Nicholsontii. Folioles de dimensions moyennes ou assez grandes, largement ovales, ou suborbiculaires, parfaitement glabres en dessus, à côte un peu pubescente et à nervures secondaires un peu pubes-
centes ou glabres, à glandes nombreuses répandues sur toute la surface inférieure. à dents très-composées-glanduleuses; sépales extérieurs à 1-4 appendices; fleurs réunies par deux (dans mes spécimens); rameaux et ramuscules florifères densément sétigères.
M. Scheutz m’a envoyé, au mois de mai dernier, des échantillons d’une Rose recueillis par M. C.-J. Lindeberg à Mosteron (districtus Bergensis Norwegiae), que ce dernier a déterminés sous le nom de R. involula Sm. M. Scheutz m'écrit que M. Christ voit dans cette Rose une hybride des R. pimpinellifolia et R. mollissima analogue au R. dichroa Leresch. Je ne puis pas admettre cette dernière opinion et je suis porté à accepter l'assimilation spécifique faite par M. Lindeberg. La forme de Mosteron parait avoir sa place naturelle à côté du R. involuta var. Nicholsonii. Elle diffère de cette variété par ses folioles plus petites, moins largement ovales, à glabréité complète, à glandes moins abondantes à la face inférieure, par ses réceptacles globuleux et non ovoïdes ou ovoïdes-arrondis, par ses sépales extérieurs entiers ou presque entiers et non pourvus de 2-4 apnendices. Ses fleurs sont solitaires (dans mes échantillons) et les tiges stériles qui sont sétigères comme les ramuseules florifères, ont des feuilles ordinairement 9-foliolées. La présence de cette forme glabre du R. involuta en Norwège fait espérer qu'on trouvera, dans cette contrée, des formes pubescentes ou tomenteuses de ce même type.
Dans cette division, viennent se ranger des variations du À. coronata de Belgique qui ne diffèrent de la variété subnuda que par leurs pédicelles et leurs réceptacles hispides-glanduleux. Leurs folioles, très-faiblement pubescentes en dessus, deviennent glabres; à la face inférieure,
la côte et Les nervures secondaires sont un peu pubescentes et deviennent glabres ou presque glabres.
J'ai reçu de M. Baker, sous le nom de var. Sabini et de var. Doniana plusieurs formes qui doivent se ranger dans cette division. Les folioles, ordinairement petites, sont glabres ou presque glabres en dessus, mais perdant plus tard leur pubescence et très-maigrement pubescentes en dessous.
B. Tomentosae.