GARDEN
(16) la diagnose de l'espèce. Les étiquettes collées sur les chemises, et qui sont écrites par Willdenow, ont été découpées dans les anciennes chemises spécifiques de l'herbier, qui étaient en papier blanc. Au verso du même premier feuillet, se trouvent fixées des étiquettes se rapportant à des échantillons attachés sur les feuilles simples. Ces dernières sont numérotées au coin droit supérieur et portent, au coin droit inférieur, un W., parfois accompagné de certaines indications. Les inscriptions faites directement sur les feuilles simples sont de l'écriture de von Schlechtendal. Ce botaniste, après la mort de Willdenow, avait été chargé de mettre en ordre l'herbier délaissé par ce dernier.
Dans la révision que j'ai faite, au lieu de suivre l'ordre des numéros de l’herbier, j'ai rangé les espèces d'après leurs sections ou tribus. J'ai eu soin de transcrire textuellement toutes les indications qui concernent les espèces et leurs échantillons.
Qu'il me soit permis d'exprimer ici ma profonde reconnaissance à MM. les Administrateurs de l’Herbier royal de Berlin, qui ont bien voulu me confier les matériaux précieux, dont une partie a servi de base à cette notice. En Allemagne, pays où la science est en si grand honneur, les administrateurs des Musées scientifiques ont compris tout l'avantage que la science peut retirer du prêt des collections confiées à leur garde, et, dans cette excellente voie, ils n'ont pas été arrêtés par les risques que peuvent courir ces collections dans les transports à longue distance. Lorsqu'il s’agit d’un groupe difficile et nombreux en espèces, il est souvent impossible d'en aborder l'étude pendant les courts séjours faits dans les Musées étrangers, et puis il arrive fréquemment que
(14) le naturaliste ne peut aller consulter les collections en dehors de son pays. Dans ce cas, les prèts à l'extérieur sont d'autant plus précieux qu'ils donnent lieu à des observations mieux faites et plus approfondies. En effet, les objets communiqués peuvent être confrontés avec ceux faisant partie de la collection particulière du savant auquel ils sont confiés, et ils sont étudiés à l'aide d'une bibliothèque spéciale formée dans le but d'élucider les objets soumis à l'examen. Appréciant les grands avantages de ces prêts à l'extérieur, les administrateurs de plusieurs institutions scientifiques de notre pays ont imité l'exemple que leur donne l'Allemagne et, dès aujourd'hui, au moyen d'inventaires soigneusement dressés, le Musée Yoyal d'histoire naturelle de Belgique et le Jardin botanique de Bruxelles sont en mesure de communiquer une partie de leurs collections aux savants étrangers.
SEcT. SYNSTYLAF,
N° 9845. — Rosa moschata. (Copie de la diagnose de l'Hortus Kewensis d’Aiton, 2, 207.) — Habitat...
Ce numéro est représenté par une feuille simple, portant un rameau florifère, et au bas de laquelle on lit : « a Heyne. W. »
Ce rameau florifère, qui est à fleurs semi-doubles, appartient bien au R. moschata Ait. Axe glabre, mais muni de quelques fines glandes; folioles à côte et à nervures secondaires un peu velues, à dents un peu glanduleuses ; réceptacle un peu glanduleux dans sa moitié inférieure.
Jusqu'à ces derniers temps, la patrie du ÆR. moschata était restée douteuse. Lindley, dans sa Monographie, cite,
comme patrie de cette espèce, le royaume de Tunis,d'après Desfontaines, le midi de l'Espagne, d'après Quer et l'ile de Madère, d’après Staunton ; cet auteur considère l'espèce comme véritablement indigène dans le nord de l'Afrique, où elle s'étendrait de l'Égypte à Mogador et de ce dernier point jusque dans l’île de Madère. Seringe, dans le Prodromus, indique le royaume de Tunis comme patrie douteuse et dit que l'espèce est plutôt originaire du Népaul. Je ne découvre pas sur quoi il s’est fondé pour faire cette dernière supposition. Lindley, à propos de l'opinion exprimée par Thory sur l'origine de cette espèce, écrit : « But there is no ground for Mr Thory’s assertion, that it is a native of Hindostan. Roxburgh, who describes it under the name of glandulifera in his MSS, was uncertain how it found its way into the Botanic Garden at Caleutta; but guessed it might have been introduced from China.» Trattinnick en parle de la façon suivante : « Hab. in Barbaria, Gallia et Hispania. Colitur in toto Oriente, et ex India orientali propagata fuisse videtur. » Tout récemment, M. K. Koch, dans sa Dendrologie, en parle dans ces termes : « Warscheinlich Persien und (?) Nordafrika, wo sie vielleicht nur verwildert wächst. »
La supposition de Seringe était fondée, car cette espèce habite bien le Népaul, d'où elle parait être originaire. MM. Hooker et Thomson l'ont observée dans cette région à une altitude de 3 à 8000 pieds. Antérieurement, Wallich avait déjà envoyé en Europe des spécimens provenant de cette contrée.
Ce qui me porte à croire que l'espèce est bien réellement originaire de l'Inde, c'est qu'en Perse, à l’ile de Candie, dans l'Afrique septentrionale, d’après les spécimens que J'ai pu examiner, la fleur est plus ou moins
pleine, ce qui indique apparemment qu'il y a eu introduc- “tion : au Népaul, la fleur est simple. Meyen a rapporté le R. moschata (f. plen.) de la Cordillière St-Fernand du Chili. La plante croissait à 3000 pieds d'altitude. Dans l'herbier du Musée de Leyde, j'ai vu un beau spécimen du R. moschata à fleurs simples récolté dans l’une des iles Moluques : il est probable que la plante y a été introduite. Miquel (Annales Musei Botanici Lugduno-Batavi, t. WF, p. 39) signale le R. moschata au Japon, mais le D° Savatier ne l'y a jamais observé et jusqu'ici je n'en ai pas vu d'exemplaires dans les herbiers que j'ai consultés.
Lindley et après lui plusieurs auteurs de mérite ont cru que le R. Brunonii Lindl. était une forme spécifiquement distincte du R. moschata ; or l'étude approfondie que j'ai faite de nombreux échantillons de ces deux prétendues espèces m'a démontré, d'une façon incontestable, que ce ne sont que deuxsimples variétés du mème type, se reliant insensiblement par des formes intermédiaires. Le R. Brunonii est simplement une variété glanduleuse du R. moschata. Plus tard, dans un travail spécial sur les Roses de l'Asie, je m'étendrai longuement sur ces deux formes. Le R, Brunonii est originaire du Népaul, ce qui vient confirmer l'opinion exprimée Error au sujet de la patrie du À. moschata.
N° 9869. — Rosa sempervirens. (Copie de la diagnose de l’Hortus Kewensis d’Aiton, 2, 205.) — Habitat in Germania.
Au verso du premier feuillet de la chemise, se trouve l'étiquette suivante : « Hunneman. W. »
Ce numéro est représenté par deux feuilles simples.
Fol. 1). Un rameau florifère. — Réceptacle florifère ovoide-arrondi; colonne stylique velue.
Fol. 2). Un rameau fructifère. — Réceptacle frucüfère petit et globuleux ; colonne stylique velue. ,
Ces deux spécimens appartiennent à la forme du R. sempervirens L. que M. Déséglise décrit sous le nom de R. scandens Mill.
N° 9861. — Rosa repens germinibus oblongis glabris, pedunculis glandulosis, caule repente petiolisque aculeatis. — Habitat in Austria.
Ce numéro est représenté par trois feuilles simples.
Fol. 1). Un rameau florifère et un long fragment de tige muni de deux ramuseules florifères. — Ces deux spécimens appartiennent à la forme du R. arvensis Huds. que l'on désigne sous le nom de R. repens Scop. Au milieu de la feuille, il y a un ramuscule qui appartient au petit groupe des Sepiaceae et qui parait voisin du R. Jordan.
Au bas de la feuille, sont fixées deux étiquettes écrites par Kitaibel. L'un d'elles porte : « 171. Rosa an sempervirens? Rami longissimi, ad 2 et amplius orgyas extensi, in terram decumbentes et radicantes, subinermes. — In fruticetis Hungariae, Slavoniae, Banatus, sub finem majo. » L'autre étiquette porte : « LIT 59 Rosa (repens), campestris alba. C. Bauhin Pin., p. 484, n° 18. Scop. Carn. 2 n° 610. Ich schicke diese Art unter n° 171 mit den Frage : an sempervirens ? Sie antworteten : is von die R. collina. »
L'échantillon de Sepiaceae se trouve évidemment égaré sur cette feuille.
Fol. 2). Un rameau florifère. — Appartient au R. repens Scop.
Fol. 5). Trois rameaux florifères, accompagnés d'une
(21) étiquette écrite probablement par Wibel et portant Rosa serpens fl. Werth. — Ces trois spécimens appar-
tiennent encore au R. repens Scop.
N° 9860. — Rosa arvensis germinibus globosis pedunculisque glabris, caule petiolisque aculeatis, floribus cymosis. Lin. Syst., ed R., 2, p. 526. — Habitat in Anglia, Scania, Dania, Germania.
Au verso du premier feuillet de la chemise, on lit: « Roth. W.»
Ce numéro est représenté par cinq feuilles simples.
Fol. 1). Un rameau florifère. — Ce spécimen est trop incomplet pour bien juger de la forme du R. arvensis à laquelle il appartient.
Fol. 2). Un rameau florifère. — C'est une forme de la section des Caninae, trib. Biserratae et voisine du R. oblonga Ripart.
Fol. 5). Un rameau florifère accompagné d'un réceptacle fructifère. — C'est une forme de la section des Caninae, trib. Biserralue et voisine du À. oblonga Rip.
Fol. 4). Un rameau fructifère. — C'est une forme de la section des Caninae, trib. Biserratae et qui peut être rapportée au À. viridicata Puget.
Fol. 5). Un rameau fructitère avec réceptacles encore
verts. — Ce spécimen est accompagné d'une étiquette de Schultz ainsi conçue : « Rosa sylvestris Schrank? — In dumet. ad vias public. Flor. Starg.» — C'est une forme
de la section des Caninae, trib. Pubescentes et voisine du R. pyriformis Déségl.
N° 9831. — Rosa tuguriorum gerninibus subrotundis glabris, pedunculis hispidis, calycibus pilosis, petiolis villosis aculeatis, caule aculeis sparsis. — Hab.…..
Ce numéro est représenté par une feuille simple pis un ramuseule florifère.
Sprengel et Steudel rapportent cette espèce de Willdenow au À. arvensis. M. K. Koch la rapporte au R. repens. Elle me parait être une hybride (R. arvensis X gallica?).
Voici la description que j'ai faite sur le spécimen précité, sur un second spécimen qui se trouve attaché sur la première feuille du R. cinnamomea N° 9819, et enfin sur deux autres, N° 9857, fol. 1 et 2.
R. tuguriorum Willd. — Pas d’aiguillons erochus. Ramuscules florifères à entrenœud supérieur chargé de très-petits aiguillons assez peu nombreux. Folioles rappelant celles du R. arvensis, glabres en dessus, à nervures velues, portant quelques rares poils sur le parenchyme, à dents accompagnées d’un ou deux denticules glanduleux accessoires. Pétioles pubescents-glanduleux, inermes. Stipules à oreillettes trèsdivergentes. Fleurs réunies par trois, longuement pédicellées. Pédicelles longs de 15 à 25 mill., modérément hispides-glanduleux. Réceptacle florifère obovoïde, court, lisse. Sépales assez courts, à pointe courte, les trois extérieurs pourvus de pinnules assez nombreuses. Corolle petite, à pétales paraissant avoir été d’un rouge assez foncé, nombreux et rendant la fleur presque pleine et sans étamines. Styles saillants, non réunis en colonne, fortement velus.
SECT. INDICAE.
Sous le nom d'Indicae, j'ai réuni, dans l'Herbier royal de Berlin, les diverses formes qu'on a nommées R. indica, R. semperflorens, R. diversifolia, R. longifolia, R. chinensis, R. Lawranceana, ete. Selon moi, ces. Roses méritent de constituer une section spéciale. Celle-ci,
(25) caractérisée par des styles plus ou moins saillants, par des stipules toutes étroites, par le mode d'inflorescence, a sa place marquée à côté de la section des Synstylae. — Trattinnick avait déjà établi cette section sous le nom de Smithiana, mais il y avait introduit une espèce qui ne peut en faire partie, le R. sinica.
La section des Indicae est composée de formes dont la délimitation spécifique est encore très-obseure, ce qui est dù à ce qu'elles ont été toutes primitivement décrites sur des plantes cultivées et plus ou moins profondément modifiées par une longue culture, non-seulement dans les jardins d'Europe, mais dans ceux de la Chine et du Japon.
N° 98373. — Rosa indica germinibus ovatis pedunculisque glabris, caule subinermi, petiolis aculeatis. Lin. Syst., ed. R., 2, p. 551. — Habitat in China.
Ce numéro est représenté par deux feuilles simples.
Fol. 1). Un rameau florifère. — Ne se rapporte aucunement à la diagnose de Linné reproduite par Willdenow. IL doit appartenir à la même forme que le R. indica humilis publié par Seringe dans ses Roses desséchées, n° 59, seulement les folioles sont un peu plus grandes. Rameau ne présentant qu'un petit aiguillon; ramuscule inerme ; folioles tout à fait glabres, à dents accompagnées d'une glande ; deux fleurs, la médiane à pédicelle muni de 5 ou #4 fines glandes; réceptacle florifère ovoiïdeallongé, lisse. Les pétales sont aigus comme dans la planche 1762 du Botanical Magazine, ce qui rapproche cette forme du R. Lawranceana Sweet.
Fol. 2). Un rameau muni d'un ramuscule folifère. — Appartient au R. sinica Murr. (R. laevigata MX, R. hystrix Lindl.).
N° 93871. — Rosa semperflorens germinibus oblongis pedunculisque hispidis, caule petiolisque aculeato-hispidis, foliis subternatis. — Rosa seuperFLoRENs caule aculeato, foliis subternis, pedunculisque subunifloris aculeato-hispidis, calycis laciniis integris. Curt. Mag. 8, 1. 284. — Hubitat in China.
Au verso du premier feuillet de la chemise, on lit : « Eyserbeck. W, »
Ce numéro est représenté par trois feuilles simples.
Fol. 1). Trois ramuscules florifères. — Appartiennent au À. semperflorens Curt. Folioles ternées (dans lun des ramuseules, les deux feuilles supérieures sont unifoliolées), ovales, brièvement aiguës, glabres en dessus, à côte un peu velue en dessous, à dents assez souvent accompagnées d'un denticule glanduleux ; pétioles velus, un peu glanduleux, aiguillonnés; fleurs semi-doubles, solitaires; pédicelles longs (40-45 mill.), chargés de glandes très-fines et peu nombreuses ; sépales entiers.
Fol. 2). Un rameau florifère à deux ramuscules florifères et accompagné d'une feuille détachée à 5 folioles. — Îl est possible qu'il appartienne au R. semperflorens, mais ce n'est pas la même forme que la précédente. Folioles plus amples, longuement aiguës, à côte glabre ; pétioles seulement un peu pubescents dans le sillon; fleurs plus doublées; pédicelles plus épais, paraissant lisses; réceptacle plus gros, ovoide; sépales extérieurs pinnulés; styles glabres dans toute leur partie exserte. Cette forme pourrait bien appartenir au R. indica décrit par Lindley.
Fol. 5). Un ramuscule florifère. — Appartient au R. nitida Willd.!
(25 ) N° 9872. — Rosa longifolia germinibus oblongis glabris,
pedunculis glanduloso-subaculeatis, caule subinermi,
petiolis aculeatis, foliolis glabris ovatis acuminatis. — Habitat in India.
Au verso du premier feuillet de la chemise, sont fixées les deux étiquettes suivantes : « Wendland. W.» — « Rosa indica. (W.) »
Ce numéro est représenté par deux feuilles simples.
Fol. 1). Deux rameaux florifères, accompagnés de l'étiquette suivante : « Rosa longifolia Willd. var. florib. atro-rubris Red Hills Nombr. 25,99 M° Calls Garden (Klein). » Au bas de la feuille, on lit: « Klein. Ind. 1196. W.»
Folioles ternées ou quinées selon leur point d'insertion ou la vigueur des ramuscules, parfaitement glabres sur les deux faces, ovales, lancéolées, acuminées, toujours plus d'une fois plus longues que larges, assez souvent une fois et demie à deux fois plus longues que larges, atténuées-arrondies à la base ou même assez sensiblement atténuées, ordinairement longuement aiguës-acuminées, à dents larges, peu profondes, superficielles, simples, ou parfois accompagnées d'un denticule accessoire ; pétioles glabres, églanduleux, presque toujours inermes, rarement munis d'un petit aiguillon ; stipules étroites, ciliées-glanduleuses, à oreillettes petites et divergentes ; bractée inférieure étroite, terminée par une pointe largement foliacée ; pédicelles longs (40-55 mill.), chargés de glandes fines et modérément nombreuses, les latéraux munis à la base de deux petites bractées alternes; réceptacle florifère ellipsoïde-allongé, lisse ; sépales extérieurs un peu pinnulés, à pointe assez large, denticulée; disque conique et saillant; styles glabres, assez longuement sail-
(26) lants, plus ou moins divergents et égalant presque les étamines. — Sur ces deux rameaux, il n’y a pas d’aiguillons.
Fol. 2). Un rameau florifère , accompagné d’une étiquettede Roxburgh portant: « China Rose. » — Me parait devoir se rapporter parfaitement au R. longifolia Wild.
Je pourrais m'étendre en de très-longues remarques sur la synonymie des formes de cette section, sur la valeur des diverses formes au point de vue spécifique, mais comme je ne possède pas encore les éléments suffisants pour élucider ce groupe extrêmement obseur, je préfère passer sous silence les nombreuses observations que j'ai déjà faites sur les Zndicae.
SEcr. PIMPINELLIFOLIAE.
N° 9826. — Rosa pimpinellifolia germinibus globosis pedunculisque glabris, caule aculeis sparsis rectis, petiolis glabris, foliolis obtusis. Lin. Syst., ed. R., 2, p. 226. — Habitat forte in Europa.
Au verso du premier feuillet de la chemise, on lit : « Bouché. W. »
Ce numéro est représenté par quatre feuilles simples.
Fol. 1). Un rameau florifère. — Ce spécimen me parait appartenir au R. spinosissima L. (ped. et recept. glabr.) cultivé. A l’aisselle de la feuille supérieure des deux ramuseules florifères et à côté du pédicelle terminal, se trouve un long pédicelle latéral muni de deux bractées.
Fol. 2). Un rameau florifère. — Appartient au vrai R. spinosissima (ped. et recept. glabr.).
Fol. 5). Deux rameaux après floraison. — Appartien-
nent également au R. spinosissima (ped. et recept. glabr.).
Fol. 4). Un rameau florifère, accompagné de l'étiquette suivante : « Rosa pimpinellifolia fl... Caucas. » — Appartient encore au R. spinosissima et c'est probablement la forme que Marschall von Bieberstein appelle R. pimpinellifolia. Les pédicelles sont hispides-glanduleux dans toute leur longueur ou seulement dans leur moitié inférieure; les réceptacles sont lisses, ainsi que les sépales; les styles sont entièrement velus.
N° 9825. — Rosa spinosissima germinibus globosis glabris, pedunculis hispidis, caule petiolisque aculeatissimis. Lin. Syst., ed. R., 2, p. 526. — Habitat in Europa.
Au verso du premier feuillet de la chemise, on lit: € In Thuringia lect. W. »
Ce numéro est représenté par trois feuilles simples.
Fol. 1). Deux rameaux florifères. — Appartiennent au R. spinosissima. Pédicelles munis de quelques rares soies glanduleuses ; folioles assez grandes, ovales-suborbiculaires ; styles hérissés-velus.
Fol. 2). Un petit ramuscule florifère. — N'’appartient pas, je pense, aux Pimpinellifoliae. Axe raméaire chargé de nombreux aiguillons sétacés, très-fins et longs. devenant plus délicats sur le ramuscule; folioles rappelant celles des Alpinae, mais plus petites. à dents composées-glanduleuses, glabres sur les deux faces, à côte un peu glanduleuse ; pétioles glabres, glanduleux ; stipules à oreillettes plus larges que dans les Pimpinellifoliae ; pédicelles solitaires, un peu hispides-glanduleux; réceptacle ovoïdearrondi; sépales entiers, les extérieurs à pointe assez longue, foliacée, denticulée-glanduleuse; styles velus.
Fol. 5). Deux rameaux florifères. — Appartiennent typiquement au À. spinosissima. L'un des rameaux a les
pédicelles lisses ou munis de quelques rares glandes ; les styles sont presque glabres, avec quelques rares poils visibles ; les pétioles sont glabres et presque églanduleux. L'autre rameau a les pédicelles hispides-glanduleux, les styles velus, les pétioles pubérulents et un peu glanduleux, les folioles très-petites.
N° 9822. — Rosa altaica germinibus globosis pedunculisque glabris, caule hispido-aculeato, petiolis parce hispidis. — Habitat in Sibiria.
Ce numéro est représenté par deux feuilles simples.
Fol. 1). Un rameau florifère. — Au bas de la feuille, on lit: « Hort. bot. Berol. W. » — Cette forme ne présente rien de distinctif, même pour en faire une simple variété ; elle appartient au type du R. spinosissima. Sur ce rameau, il existe trois fleurs, dont l’une a le pédicelle hispide-glanduleux et les deux autres, le pédoneule lisse.
Fol. 2). Un rameau florifère, accompagné de l'étiquette suivante : « Rosa pimpinellifolia Pall. fl. ross. — Educavi ex seminibus auctoris. Accedit proprius ad R. spinosissimam. Mihi videtur sp. nov. Frutex plus quam sexpedalis. Corolla aiba. » Cette étiquette est de Pott. Le spécimen présente quelque chose de particulier dans le facies, sans cependant offrir de différences essentielles qui le distinguent du R. spinosissima. Les folioles ne sont pas « subrotundo-ellipticis, » comme le dit Willdenow
(Enum.), mais ovales, assez allongées et assez souvent
sensiblement atténuées à la base. Dans le rameau fixé sur
la première feuille, les folioles peuvent être dites « subrotundo-ellipticis » et sont arrondies à la base.
A en juger d’après ce qui précède, le R. altaica Willd. ne serait au fond qu'un simple synonyme du À. spinosissim«.
dl
N° 9854. — Rosa reversa germinibus oblongis pedunculisque hispidis, foliis glabris, aculeis caulinis reversis. — Habitat in Hungaria.
Ce numéro est représenté par une feuille simple, portant un ramuseule florifère, et au bas de laquelle, on lit: « Hort. bot. Berol. W.»
Cet échantillon provient probablement d'un semis du type de Waldstein et Kitaibel. Par ses caractères, 1l répond bien à la description et à la figure que ces derniers auteurs ont données de leur R. reversa. Willdenow décrit les folioles comme étant glabres, mais elles ont la côte et les nervures secondaires velues. Les dents foliaires ne sont pas très-composées-glanduleuses : chaque dent n'étant accompagnée ordinairement que de 1! ou 2 denticules accessoires et mème certaines dents sont simples. Sur le ramuseule, il y a deux fleurs réunies au sommet de l'axe.
N° 9867. — Rosa glandalosa ?#ermis, foliolis lanceolatis, germinibus ovatis pedunculisque hispidis. Bell. App., 24. — Habitat in Gallia, Italia.
Ce numéro est représenté par une feuille simple, portant un spécimen accompagné d'une étiquette de Bellardi ainsi conçue : « Rosa glandulosa Nob. Append. »
Comme le R. glandulosa de Bellardi est une forme litigieuse, dans laquelle beaucoup d'auteurs ont voulu voir une espèce de la section des Montanae et pour laquelle on prend fréquemment le vrai À. montana de Chaix, je crois bien faire en donnant la description détaillée du
rameau authentique conservé dans l'herbier de Willdenow.
Rosa glandulosa Bell. — Aiguillons et soies nuls. Écorce paraissant avoir été violacée, ainsi que les stipules et les bractées. Folioles par-
faitement glabres, à côte un peu glanduleuse, ovales-elliptiques, les inférieures subobtuses, les supérieures brièvement aiguës, arrondies ou arrondies un peu atténuées à la base, sessiles, à dents irrégulièrement composées-glanduleuses, les unes simples, les autres accompagnées de 1-5 denticules accessoires. Pétioles glabres, un peu glanduleux, inermes ou munis de quelques rares et très-fins aiguillons. Stipules rappelant plutôt celles des A/pinae que celles des Pimpinellifoliae, à bords glanduleux. Pédicelle solitaire, muni à la base d’une feuille ou d’une bractée unifoliolée, dressé, roide, hispide-glanduleux. Réceptacle florifère ovoïde, hispide-glanduleux. Sépales hispidesglanduleux, un des extérieurs munis d’une pinnule à la base, les autres entiers. Styles velus.
Cette forme semble être une hybride (R. alpina X spinosissima), mais en présence de ce spécimen assez incomplet et de l'extrême variabilité du R. alpina, je n'ose affirmer que la plante décrite par Bellardi soit spécifiquement distincte du R. alpina, ou soit un produit hybride. Dans la plupart des formes du R. alpina, formes que l’on a élevées au rang d'espèce, les folioles-sont ordinairement plus d’une fois plus longues que larges, plus atténuées à la base, plus longuement aiguës et à dents trèscomposées-glanduleuses.
Ce que l’on constate dans l'herbier de Willdenow au sujet du À. glandulosa de Bellardi vient, en quelque sorte, confirmer ce qu'avance M. Grenier, au sujet de cette forme, quil réunit au R. alpina. Ce dernier auteur (F1. Jur., p. 229) se base, pour réunir le R. glandulosa au R. alpina, sur ce que Bertoloni et M. Rapin ont vu des échantillons authentiques du type de Bellardi dans lesquels ils ont reconnu le R. alpina. Que le R. glandulosa soit une hybride des R. alpina et R. spinosissima, ou une simple forme du R. alpina, il est incontestable qu'il est tout à fait différent de l'espèce que MM. Déséglise, Puget
(51) et autres désignent sous le nom de R. glandulosa et qui est le À. montana de Chaïx !
Le R. montana Chaix a été l'objet d'une longue obseration synonymique et phytographique dans un opuscule intitulé : Herborisations à Salève, par le Dr. Ch. Fauconet ; in-8°, Genève, 1867.
N° 9848. — Rosa suarvis.
L'étiquette fixée sur le recto du premier feuillet de la chemise n'est pas de l'écriture de Willdenow et ne porte pas de diagnose ; mais sur la feuille simple, qui représente ce numéro et sur laquelle est fixé un ramuscule florifère, se trouve une étiquette écrite, je pense, par Willdenow et portant : « Rosa suavis. »
Voici comment le R. suavis est caractérisé dans le supplément de l'Enumeratio plantarum horti regii botanici Berolinensis de Willdenow, p. 57 : R. germinibus oblongis glabris, pedunculis petiolisque glandulosis hispidis, foliis qlabris subtus glaucescentibus, caule hispido. — Petala saturate purpurea, brevissime biloba.
M. K. Koch, dans sa Dendrologie, rapporte le R, suavis Willd. au R. reversa W. et K. En se basant sur l'échanüllon représentant le n° 9845, on est porté à admettre cette identification ; cependant, dans cet échantillon, les folioles sont une fois plus petites que dans le spécimen du R. reversa n° 9854, à côte seule un peu velue et glanduleuse. Dans ce même échantillon n° 9848, le pédicelle mesure 25 mill. et est modérément hispideglanduleux; le réceptacle florifère est ovoïde, contracté au sommet, lisse et non hispide.
Dans l'herbier de Link. n° 208, se trouve un ramuseule en boutons du R. suavis, récolté dans le Jardin botanique
de Berlin, identique avec le spécimen du n° 9848 de l'herbier de Willdenow.
Dans l'herbier de Kunth, n° 162, la même espèce, récoltée en 1806 dans le même Jardin botanique, est représentée par un rameau florifère et qui semble appartenir à la même forme que les deux spécimens précédents ; toutefois le réceptacle florifère est un peu plus arrondi et les pédicelles mesurent de 10 à 16 mill.
Les folioles, dans ces divers échantillons du R. suavis, sont plus petites que dans le À. reversa et rappellent plus celles des Pimpinellifoliae.
Wallroth, qui a examiné les Roses de l’herbier de Willdenow, a mis, sur la feuille simple du n° 9848, une étiquette portant: « Comparando cum R. marginata Herb. n° 9824 quae eadem ! »
N° 9824. — Rosa marginata germinibus globosis pedunculisque glanduloso-hispidis, caule petiolisque hispidis. — Habitat...
Ce numéro est représenté par une seule feuille simple, portant un ramuseule florifère, et au bas de laquelle on lit: « Hort. bot. Berol. W. »
Ce R. marginala, qui n'a pas été publié, est rapporté par Wallroth (in Herb. Willd.) à son R. suavis « dolosa Hist., 198.
Il est bien possible que cet auteur ait eu raison en faisant cette assimilation. Ce n° 9824 offre à peu près le même genre de folioles que le n° 9854 (R. reversa), à côte glanduleuse, peu ou point velue ; il a les stipules larges comme dans le R. alpina ; les deux fleurs réunies au sommet du ramuscule ont des pédicelles longs de 18 à 20 mill., l’un d’eux étant accompagné d’une bractée ;
(55) le réceptacle florifère est obovoïde-arrondi, assez gros et lisse; les sépales extérieurs sont terminés par une pointe un peu foliacée.
Dans ce R. marginata et les échantiHons du R. suavis, dont j'ai parlé, les axes sont finement hispides.
Il me parait que les R. reversa, R. suavis et R. marginata Willd. Herb. n° 9824 non Wallr. sont des formes très-affines et probablement des produits du croisement des À. spinosissima et R. alpina.
Le R. marginata Wallr., qui parait être une hybride d’une Canine et de l’une ou l’autre forme du R. gallica, est tout à fait différent du R. marginata de Willdenow.
SEcT. ALPINAE.
N° 9850. — Rosa alpina germinibus ovatis qlabris, pedunculis petiolisque hispidis, caule inermi. Lin. Syst.,ed. R., 2,p. 529. — Habitat in alpibus Helvetiae.
Au verso du premier feuillet de la chemise, on lit: « Lutz W.»
Ce numéro est représenté par quatre feuilles simples.
Fol. 1). Un ramuscule florifère. — C'est une forme du R. alpina. Folioles moyennes glabres en dessous, à côte seule un peu glanduleuse; réceptacle florifère allongé et lisse.
Fol. 2). Un rameau florifère. — C’est une forme du R. alpina. Folioles grandes, plus ovales, moins allongées, glabres en dessous, à côte seule un peu glanduleuse, à dents plus grandes.
Fol. 5). Un ramuscule florifère, accompagné d'une petite étiquette de Willdenow portant: « R. fraxinea. » — Cest une forme du R. alpina. Folioles moyennes
(34) glabres en dessous, à côte et à nervures secondaires glanduleuses ; stipules inférieures glanduleuses en dessous ; pétioles plus glanduleux que dansles deux spécimens précédents.
Ce ramuscule, fixé sur la 5° feuille simple, se rapportet-il bien au R. fraxinea tel qu'il est caractérisé dans le supplément de l'Enumeratio de Willdenow, p. 57 (R. germinibus ellipticis glabris, pedunculis glandulosohispidis, petiolis subaculeatis glanduloso-hispidis, foliis glabris, caule aculeis sparsis. — Petala obcordata, saturate rubra.) ? À part l'absence d’aiguillons, la diagnose du R. fraxinea peut s'appliquer à ce spécimen, mais, d'un autre côté, cette même diagnose peut s’appliquer en partie aux échantillons du même herbier renfermés dans la chemise n° 9818 (R. blanda) et qui appartiennent au R. fraxinifolia Gmel. Je reviendrai sur le R. fraxinea en examinant le n° 9818.
Fol. 4). Un rameau florifère, accompagné d’une petite étiquette de Willdenow portant : « Rosa lagenaria ? » — C'est une forme du R. alpina. Réceptacle florifère ovoïde, non contracté au sommet, plus court que dans les spéeimens précédents; pédicelles plus courts; folioles de grandeur moyenne, glabres en dessous ou à côte un peu velue ; côte et un certain nombre de nervures secondaires glanduleuses ; stipules inférieures un peu glanduleuses en dessous ; pétioles assez abondamment glanduleux.
N° 9851. — Rosa pyrenaica germinibus ovatis pedunculisque hispidis coloratis, petiolis hispido-aculeatis, calycibus omnino foliosis. Gouan Illustr., p. 51, tab. 49. Rosa mispina Xrockeri. — Habitat in Gallia, Silesia.
Au verso du premier feuillet de la chemise, on lit:
« Starcke. W. »
Ce numéro est représenté par trois feuilles simples.
Fol. 1). Un ramuscule florifère. — Aiguillons nuls; folioles grandes, allongées, munies de quelques poils en dessus, un peu velues en dessous sur toute la surface, non glanduleuses ; pétioles glanduleux, inermes, avec quelques longs poils en dessus; stipules abondamment ciliées-glanduleuses ; réceptacle florifère obovoïdearrondi, abondamment hispide-glanduleux.
Fol. 2). Un ramuseule en boutons. — Aiguillons nuls; folioles moyennes un peu pubescentes en dessus, très-peu velues en dessous sur toute la surface; pétioles un peu velus en dessus, munis de quelques rares glandes, inermes ; réceptacle florifère hispide-glanduleux.
Fol. 5). Un ramuscule très-incomplet, accompagné d'une étiquette de Kitaibel ainsi conçue : « Rosa an alpina ? vix dubitarem, si germina cssent glabra, licet in sylvis Matrae crescat quae a climate alpino longe distant. Initio maji lecta, ab flore nondum expliciti exeunt. Pedunculi non casu sed ex natura recurvi sunt.» C’est évidemment une forme du À. alpina, mais l'échantillon est trop incomplet pour déterminer exactement la forme. Folioles à côte et à nervures secondaires un peu velues.
Ce sont à trois formes différentes qui peuvent, à la rigueur, être rapportées à ce que l'on désigne fréquem-
(56) mentsous le nom de R. pyrenaica. Dans le type de Gouan,
qui n'est du reste pas spécifiquement distinct du R. alpina L., les axes sont un peu aiguillonnés.
N° 9852. — Rosa pendulina inermis, germinibus oblongis, pedunculis petiolisque hispidis, caule ramisque glabris, fructibus pendulis. Ait. Kew., 2, p. 205. — Habitat in America boreali.
Ce numéro et représenté par une feuille simple, portant un grand rameau florifère, et au bas de laquelle, on lit: « Sello. W. »
Ce spécimen provient probablement d'un pied cultivé. Folioles de dimensions moyennes, à 5 ou #4 paires par feuille, glabres, à eôte un peu glanduleuse, à nervures secondaires parfois un peu glanduleuses ; pétioles glabres, modérément glanduleux, inermes; stipules inférieures glanduleuses en dessous; pédicelles assez longs, se recourbant fortement après l'anthèse , lisses ; réceptacle florifère ovoïde-allongé, modérément hispide-glanduleux, plus rarement lisse; styles velus.
ILest plus que douteux que cette plante, qui n'est qu’une forme du R. alpina, soit d'origine américaine.
N° 9849. — Rosa lagenaria germinibus obovatis glabris petiolis pedunculisque hispidis, caule inermi. — Habitat in Gallia, Helvetia.
Ce numéro est représenté par une feuille simple, portant un ramuscule fructifère, et au bas de laquelle, on lit: « Schleicher W. »
Folioles glabres sur les deux faces, à côte glanduleuse ; pétioles assez abondamment glanduleux, inermes ; réceptacle (encore vert) obovoïde, non étranglé au sommet, presque entièrement lisse, un peu hispide à l'extrême
(37) base ; styles très-velus. C'est une forme du R. alpina qui ne peut être rapportée au À. lagenaria de Villars. Du reste celui-ci n'est pas spécifiquement distinet du R. alpina.
SECT. GALLICANAE.
N° 9840. — Rosa gallica germinibus ovatis pedunculisque hispidis, caule petiolisque hispido-aculeatis. Lin. Syst., ed. R., 2, p. 529. — Habitat in Europa.
Au verso du premier feuillet de la chemise, on lit: « Passim in hortis. »
Ce numéro est représenté par cinq feuilles simples.
Fol. 1). Un ramuscule florifère. — Parait être le R. gallica tel qu'on l'entend ordinairement, mais je n'oserais me prononcer. Réceptale florifère ovoïde-allongé ; folioles grandes, ovales-arrondies.
Fol. 2 et 5). Deux ramuscules florifères appartenant à la même forme. — Le réceptacle est ovoïde et ne diffère pas de celui de l'échantillon de la 5° feuille du R. provincialis n° 9857 ; mais, dans celui-ci, les folioles ont une autre forme. Les fleurs paraissent être simples ; les folioles sont grandes, ovales-arrondies. Ces deux spécimens rappellent assez le Rosa cultivé au Jardin botanique d'Angers que M. Boreau désigne sous le nom de R. provincialis.
Fol. 4). Un ramuscule florifère. — Je n'ose me prononcer sur cette forme. Réceptacle ovoïde, assez atténué à la base ; fleurssemi-doubles ; folioles épaisses et coriaces.
Fol. 5). Un ramuscule florifère, accompagné d'une étiquette de Wibel ainsi conçue: « Rosa gallica FI. Werth. » — Parait devoir être rapporté au R. pumila. I] ressemble beaucoup au R. pumila Wibel, n° 9859, fol. 5, ci-après, seulement ses folioles sont plus larges.
N° 9859. — Rosa pumila germinibus ovalis, pedunculis hispidis, petiolis cauleque aculeatis, foliis subtus glaucis serraturis glandulosis, fructibus pyriformibus. Aiton Kewens., 2, p. 206. — Habitat in Austria, Ltalia.
Au verso du premier feuillet de la chemise, on lit: « Schmidt. Pragae. W. »
Ce numéro est représenté par cinq feuilles nn
Fol. 1). Un ramuscule florifère, à côté duquel Wallroth a écrit: «R. alpina ! Cf. Hist. mea. » — Appartient au R. alpina L.
Fol. 2). Un ramuscule florifère. — Parait appartenir au R. pumila, mais il est trop incomplet pour pouvoir garantir l'assimilation.
Fol. 5). Un ramuscule florifère, accompagné de létiquette suivante de Wibel: Rosa pumila FI. Werth. in apricis. » — Comme je l'ai dit ci-dessus, cette forme ressemble beaucoup au R. gallica Wibel, dont il est question à la 5° feuille du n° 9840, et l’un et l’autre pourraient bien appartenir au même type; cependant, dans le R. gallica, le spécimen semble être un rameau détaché, rameau chargé d’aiguillons sétacés nombreux droits ou un peu arqués, tandis que le spécimen du À. pumila parait être une tige, dont l'axe est plus grêle, inerme inférieurement, et chargé de très-fins aiguillons sétacés droits dans le haut. Dans l’un et l’autre, les réceptacles paraissent être semblables, et les fleurs sont solitaires.
Fol. 4). Un rameau florifère, accompagné de l'étiquette suivante de Wibel : « Rosa pumila F. W. variet. sylvestris. » La destruction des styles dans ce spécimen m'empêèche de bien juger de cette forme, qui parait être bien voisine du R. virescens Déség].
Fol. 5). Un ramuscule florifère, accompagné de l'étiquette suivante de Wibel : « Rosa pumila deflorata. » — C'est la même forme que le R. pumila Wibel, fol. 5 ; seulement les deux entrenœuds supérieurs ont des aiguil-
lons sétacés assez nombreux comme ceux du R. gallica Wibel.
N° 9837. — Rosa provincialis germinibus subrotundis pedunculis petiolisque hispidis, aculeis ramorum sparsis rectis subreflexis, foliolis ovatis subtus villosis, serraturis glandulosis. Aiton Kewens., 2, p. 264.— Habitat in Hispania, Italia.
Au verso du premier feuillet de la chemise, on lit : € Krausse. W. »
Ce numéro est représenté par dix feuilles simples.
Fol. 1 et 2). Deux ramuseules florifères appartenant à la même forme. Sur la première feuille, Wallroth à écrit: « R. Chamacrhodon 9 pomponia Hist. 285 » et sur la seconde: « Eadem cum antecedente Cf. H. » Ces deux spécimens appartiennent au R. tuguriorum Willd. Chez eux la glandulosité est plus marquée que dans le R. tugquriorum n° 9851 ; les dents foliaires sont souvent accompagnées de deux glandes ; les pédicelles sont plus glanduleux ; les styles mesurent 2 1/2 mill. au-dessus du disque.
Fol. 5). Un rameau florifère, à côté duquel Wallroth a écrit: « R. Chamaerhodon var. caucasica monstrum muscorum Hist. 280. » — Je ne puis me prononcer sur cette forme, dont le facies ne rappelle aucunement les Gallicanae. Styles exserts et velus; ramuscules chargés de nombreuses glandes mêlées avec de fines soies ; pédicelles extrèmement glanduleux ; folioles étroites, ovales-
(40) elliptiques , acuminées, à dents très-composées-glanduleuses ; stipules à ailes très-étroites, à oreillettes longues, étroites, cuspidées, divergentes. C'est probablement une hybride.
Fol. 4). Un ramuscule florifère, à côté duquel Wallroth a écrit: ç R. Chamaerhodon v. gallicae var. À quae sequenta. » — C'est une Gallicane. Folioles ovales, assez allongées, non larges et arrondies comme dans le R. provincialis cultivé au Jardin botanique d'Angers. Le réceptacle peut être dit ovoïde.
Fol. 5). Un ramuscule florifère. — Réceptacle ovoïde ; un ou deux pétales supplémentaires. C'est la même forme ou à peu près que la précédente et toutes deux peuvent à la rigueur être rapportées au R. gallica tel qu'on l'entend ordinairement.
Fol. 6). Un ramuseule florifère portant sept fleurs doubles. — Pourrait bien appartenir au R. centifolia L.
Fol. 7). Un ramuscule florifère portant douze fleurs doubles, et à côté duquel Wallroth a écrit: € R. Chamaerhodon À damascena belgica Hist. 285. » Pourrait bien avoir quelques rapports avec le R. damascena. Le réceptable est campanulé.
Fol. 8). Un ramuscule florifère, accompagné de l'éuquette suivante : « Rosa suaveolens Oed. B.» Wallroth a écrit à côté : CR. Chamaerhodon austriaca B humilis H. p. 260. » — Pourrait bien être une forme du À. pumila.
Fol. 9). Un ramuseule florifère, accompagné de l'étiquette suivante écrite par Pott: « Rosa holosericea Mill. Folia paulo rotundiora, et calycinis magis pinnatifidis quam in R. provinciali. — Hort. » Wallroth a éerit à côté du spécimen : « Conf. Hist. 26% est. tristis atropurpurea. » Fleurs un peu doublées, paraissant avoir été