‹ Primitiae monographiae rosarumChapitre 21 sur 174 · CH · texte numérisé non relu

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d'une teinte très-foncée ; folioles assez grandes, ovalesarrondies ; réceptacle florifère ovoïde un peu arrondi. Me parait être à peu près la mème forme que le R. provincialis cultivé au Jardin botanique d'Angers ; seulement les folioles sont un peu pubescentes en dessous sur toute la surface.

Fol. 10). Un ramuscule florifère. — Appartient probablement au R. gallica ; le réceptacle florifère est ovoïde.

D'après ce qui précède, on voit quel mélange de formes hétérogènes sont réunies sous le nom de R. provincialis. Il est probable que Wildenow n’avait pas une idée bien nette de son À. provincialis, pas plus que de ses R. gallica et R. pumila. Il est du reste fort difficile de s'entendre sur les diverses formes qui constituent une partie de la section des Gallicanae, à cause de leur extrème polymorphie. Il me parait vraisemblable que toutes les formes désignées sous les noms de pumila, austriaca, Czackiana , provincialis, incarnata, eminens, mirabilis, cordifolia, decipiens, etc., ne sont que des variétés du R. gallica L., dont la forme spontanée la plus répandue est le R. pumila L. fil.

N° 9857. — Rosa adenophrylla germinibus ovatis calycibus pedunculisque glandulosis, ramis aculeatis, foliolis subtus glauciformibus, simpliciter serratis, margine glandulosis. — Habitat...

Ce numéro est représenté par une feuille simple portant un rameau florifère.

D'après les cicatrices laissées à la base du seul pédicelle qui termine le ramuscule, il est probable que cette forme présente parfois des fleurs en corymbe pauciflore. Sépales glanduleux sur le dos, peu pinnulés; corolle peut-être

simple, à grands pétales ; stipules à ailes courtes et trèsétroites; folioles épaisses, arrondies et comme un peu cordées à la base, glabres en dessus, glaucescentes en dessous, à côte et nervures secondaires saillantes en réseau, velues et avec quelques poils sur le parenchyme, à dents abondamment glanduleuses comme dans les R. gallica et très-souvent accompagnées d’un denticule accessoire; axe du ramuscule chargé de quelques petits aiguillons sétacés. L’axe de la branche sur laquelle est inséré ce ramuscule est marqué de nombreuses cicatrices d'aiguillons, qui ont dù être petits et fins. Cette espèce parait être une Gallicane à folioles petites et probablement produites dans les cultures.

N° 9870. — Rosa parvifolia germinibus ovatis nudiusculis, pedunculis glandulosis, petiolis cauleque tenuissime aculeatis, foliis subtus villosis, serraturis glandulosis. Ehrh. Beitr., 6, p. 97. — Habitat in Europa.

Ce numéro est représenté par une feuille simple, portant un rameau florifère, et au bas de laquelle, on lit : « Fintelmann. W.»

Ce spécimen ne présente aucune trace d’aiguillons; le réceptacle florifère n'est pas ovale, mais bien ovale-campanulé. Il parait appartenir à la même forme qu'un R. remensis conservé dans l'herbier de Kunth sous le n° 155 ; seulement dans celui-ci il y a quelques soies glanduleuses ou non glanduleuses sur l'axe du ramuseule florifère.

N° 9841. — Rosa damascena calycibus semipinnatis, germinibus ovatis turgidis pedunculisque hispidis, caule petiolisque aculeatis, foliolis ovatis acuminatis subtus villosis. Aiton Kewens., 2, p. 205. — Habitat in Europa australi.

Ce numéro est représenté par une feuille simple, portant un ramuscule florifère, et au bas de laquelle on lit: « Tegel. W. »

Lindley, dans son Rosarum Monographia, ne cite le synonyme de Willdenow qu'avec doute.

L'échantillon de l'herbier de Willdenow appartient bien au R. damascena Mill.

N° 9855. — Rosa turbinata germinibus turbinatis pedunculisque pilosis,- petiolis villosis, aculeis sparsis recurvis. Sp. pl., 1075. — Habitat in Europa.

Au verso du premier feuillet de la chemise, on lit : « Hort.bot. Berol. W. »

Ce numéro est représenté par trois feuilles simples.

Fol. 1). Un ramusceule florifère.

Fol. 2). Un ramuscule florifère.

Fol. 5). Un ramuscule florifère.

Aucun de ces spécimens n'appartient au R. turbinata ! et je pense qu'on peut les rapporter tous les trois au R. damascena,

Wallroth a joint une étiquette ainsi conçue: « N° 1-5 inter se longe discrepant. N° 1 et 5 R. austriacae nostrae polyphylla. N° 2 R. albae (Hist. 296) repraesentant.…... »

N° 9839. — Rosa centifolia germinibus ovatis pedunculisque hispidis, caule hispido-aculeato, petiolis inermibus. Lin. Syst., ed. R., 2, p. 528. — Habitat...

Ce numéro est représenté par deux feuilles simples. Fol. 1). Un ramuscule florifère. Au bas de la feuille, on lit: « Vulgaris in hortis. W.» — Appartient-il au R. centifolia L.? Je n'oserais me prononcer sur lui. Fol. 2). Spécimen atteint de monstruosité (sépales transformés en folioles) dont il m'est impossible de déterminer le type spécifique.

N° 9864. — Rosa muscosa germinibus ovatis calycibus pedunculis peliolis ramulisque hispidis glandulosoviscosis, spinis ramorum sparsis rectis. Ai. K., 2, 207. — Habitat...

Ce numéro est représenté par une feuille, portant un ramuseule florifère du R. muscosa Ait., et au bas de laquelle on lit: « Würtzer. W. »

N° 9856. — Rosa pulchella germinibus subrotundo-obovatis pedunculis calycibusque glanduloso-hispidis,petiolis glanduloso-pubescentibus, foliis subtus pilosis, aculeis sparsis. — Habitat...

Ce numéro est représenté par une feuille simple, portant un rameau florifère, et au bas de laquelle, on lit : « Hort. bot. Berol. W. »

La même forme et portant le même nom se trouve dans l'herbier de Kunth sous le n° 164.

Sur l'échantillon de l'herbier de Willdenow, il y a trois fleurs disposées en corymbe comme dans le R. centifolia, dont il est probablement une forme. Les réceptacles florifères ne sont pas «subrotundo-obovatis», mais eunea -

to-campanulés; les pétioles ne peuvent pas être rigoureusement dits « inermibus », çar ils sont munis de quelques rares petits aiguillons. L'axe du ramuscale est chargé de petits aiguillons droits mêlés avec des soies glanduleuses. Willdenow , dans son Enumeratio, fait contraster son À. pulchella avec son R. turbinata, or, nous savons que le R. turbinata de Willd. doit ètre rapporté au À. damascena. Dans sa comparaison, il dit, en parlant du R. pulchella « foliola subrotunda, quae in praecedente (R. turbinata) subrotundo-ovata ». C'est plutôt le contraire qu'il fallait dire, car dans la 1"° et la 2° feuilles de son faux R. turbinata, les folioles sont plus arrondies que dans le À. pulchella.

N° 9838. — Rosa hybrida germinibus subrotundis glabris, pedunculis g'anduloso-hispidis, caule petiolisque aculeatis, foliis sublus tomentosis. — Habitat in Helvelia.

Ce numéro est représenté par une feuille simple, portant un rameau florifère accompagné d'une étiquette imprimée de la collection de Schleicher : « 54. Rosa hybrida Schleich. — Au bois de Batie Genevae. » Wallroth a joint l'étiquette suivante : « Rosa Chamaerhotlon damascena x geminata. Hist. 285. »

Les folioles ne sont pas « fomentosis » comme l'écrit Willdengw, mais glaucescentes à la face inférieure, avec la côte pubescente et d'assez rares poils sur les nervures secondaires. Cette forme ressemble beaucoup à celle que Seringe a distribuée dans ses Roses desséchées n° 54 sous le même nom. Seulement dans le spécimen de l'herbier de Willdenow, les folioles sont un quart plus petites et les pédicelles sont plus courts. Le R. hybrida Schleich.

(Abe)

est une hybride produite par le croisement d'une forme du R. gallica avec le R. arvensis.

N° 9844. — Rosa pygimaea germinibus oblongis pedunculisque hispidis, foliis ellipticis subtus tomentosis, petiolis glanduloso-subpubescentibus. — Habitat in Cau-

casio. — Entre l'habitat et la diagnose, Schlechtendal a écrit : Species indeterminata diversa a R. pygmaea Bieberst.

Ce numéro est représenté par une feuille simple, portant un ramuscule extrêmement incomplet et privé de fleurs, et au bas de laquelle, on lit : « Bieberstein. W. »

Ce fragment d’échantillon est tellement incomplet qu'il est fort diflicile d'exprimer une opinion sur son compte. On peut cependant dire que ce n'est pas le vrai R. pygmaea M. B. C'est peut-être un produit hybride d’une Gallicane et d'une Tomenteuse. Axe entièrement chargé d'une fine et abondante glandulosité non mélangée d’aiguillons où de poils; folioles petites, ovales, obtusiuscules-mucronées , glabres en dessus et églanduleuses, tomenteuses en dessous, sans glandes éparses, à côte glanduleuse, à nervures secondaires saïllantes en réseau, à dents glanduleuses ; stipules glanduleuses en dessous, les supérieures étroites; pédicelle glabre, finement glanduleux. C'est une forme qui parait très-curieuse et qui est peut-être inédite. e

N°9853. — Rosa pygmaea. (Cette étiquette, réduite à ce seul nom, n’est pas de l'écriture de Willdenow.)

Ce numéro est représenté par une feuille simple, portant un ramuscule florifère accompagné d'une étiquette écrite par Marschall von Bieberstein. Cette étiquette ne

NEA E) comprend que le simple nom de : « Rosa pygmaea. » Wallroth a joint une autre étiquette ainsi conçue : « R. pygmaea M. B. quam in aliis.....….. vidi, longe distat, haec vero potius ad R. Chamaeroh. c. thurirgiae a collinam pertinet. Cf. Hist. 298. »

L'aspect de cette forme rappelle tout à fait celui de certaines formes appartenant aux Caninae, trib. Hispidae. Il ressort de la description de Marschall von Bieberstein que le R. pygmaea est assez variable, ce qui s'explique fort bien si, comme je ie soupconne, le R. pygmaea est une hybride d’une Canine avec le R. pumila. Voici la description détaillée de l'échantillon de lherbier de Willdenow.

Rosa pygmaea M. B. — Ramuscule long de 4 cent., tout à fait incrme et églanduleux. Folioles tout à fait glabres sur les deux faces, de dimensions moyennes, ovales, une demi-fois plus longues que larges, celles des feuilles inférieures et moyennes très-brièvement aiguës, celles de la feuille supérieure plus longuement aiguës et un peu cuspidées, toutes arrondies un peu atténuées à la base, brièvement pétiolulées, à nervures secondaires saillantes, à côte modérément glanduleuse, inerme, à dents composées-glanduleuses (2-5 glandes au bord inférieur, parfois une au bord supérieur). Pétioles glabres, assez abondamment glanduleux, munis de quelques fins aiguillons, à glandes se poursuivant plus ou moins entre les ailes stipulaires. Stipules de largeur moyenne, églanduleuses et glabres en dessous, ciliées-glanduleuses aux bords, paraissant avoir été un peu rougeâtres, les inférieures à oreillettes lancéolées, acuminées, divergentes, les supérieures à oreillettes dressées et à bords un peu rentrants. Fleur solitaire. Pédicelle long de 10 mill , modérément hispide-glanduleux, accompagné d’une bractée ovale-lancéolée , à pointe plus ou moins foliacée , ciliéeglanduleuse , égalant presque le sommet du réceptacle. Réceptacle florifère ovoïde, à base atténuée et un peu hispide-glanduleuse. Corolle médiocre (50-55 mill. de diamètre). Sépaies hispides-glanduleux sur le dos, les extérieurs munis de 5-4 pinnules, à pointe un peu élargiedenticulée égalant ou peut-être dépassant parfois la corolle. Disque peu saillant. Styles velus.

Dans l'herbier de Link, n° 255, il existe un spécimen du R. pygmaea accompagné d'une étiquette de Steven. Ce spécimen ressemble beaucoup à celui de l'herbier de Willdenow,mais il n'appartient pas à une forme identique.

SECT. Cinnamomeae.

Cette section telle que l'entend Lindley est mal caractérisée et comprend des espèces qui ne peuvent rester associées. En prenant le R. cinnamomeae, L. pour type de ce groupe, on ne peut conserver, dans celui-ci, les R. carolina, R. parviflora, R. nitida, R. lucida, ete., qui font partie d’une ou de plusieurs autres sections naturelles. Si j'ai provisoirement conservé ces dernières espèces dans l’ancienne section Cinnamomeae, c'est qu'en ce moment je ne suis pas encore en mesure de bien caractériser les nouvelles sections auxquelles je viens de faire allusion.

N° 9819. — Rosa cinnamomea germinibus globosis pedunculisque glabris, caule aculeis stipularibus, petiolis subinermibus. Lin. Syst., ed. R., 2, p. 525. — Habitat in Europa australi.

Au verso du premier feuillet de la chemise, sont fixées les deux étiquettes suivantes : « Hort. bot. Berol. W. » — «8. Rosa cinnamomea? in dumet. Flor. Starg. »

Ce numéro est représenté par huit feuilles simples.

Fol. 1). Petit ramuscule florifère , au sujet duquel Wallroth a écrit. « Longe distat a R. cinnamomea! » —- Appartient au R. tuguriorum Willd.

Fol. 2 et 5). Deux ramuscules florifères à fleurs semipleines. — Appartiennent au À. cinnamomea L.

Fol. 4). Un rameau florifère à fleurs semi-pleines. — C'est une variété du R. cinnamomea.

Fol. 5). Un rameau florifère à fleurs pleines. — Appartient au À. cinnamomea.

Fol. 6). Un ramuseule florifère. — C'est évidemment

à ce spécimen que se rapporte la deuxième étiquette fixée au verso du premier feuillet de la chemise. Me parait être une forme du R. tomentella Lem.

Fol. 7) Un ramuscule après floraison. — Au bas de la feuille, se trouve une étiquette portant : « e Sibiria an Caucasica Pall.?» Wallroth a écrit: Rosa majalis a. sibirica, foliolis magis oblongis. Hist. 162. » Pourrait bien être une forme du R. cinnamomea à folioles amples, allongées, mais je n'ose rien aflirmer.

Fol. 8). Un ramuscule après floraison, accompagné de l'étiquette suivante de Schultz : «+ Rosa cinnamomea ? alio loco col. in dumet. fl. Starg. » — N'appartent pas aux Cinnamomeae ; pourrait bien être le R. corüfolia Fries.

N° 982$. — Rosa microphylla germinibus globosis nudis, caule aculeato, foliolis lineari-oblongis serrulatis. — Habitat ad mare Caspium.

Ce numéro est représenté par une feuille simple, portant un ramuscule florifère , ‘et au bas de laquelle on lit: « Bieberstein. W. » Une étiquette de Steven accompagne le spécimen; elle est ainsi conçue : « Rosa arenaria Hbr. Marschall Bieb. — ex Sibiria nec regione caspis. » Wallroth a joint une étiquette que je ne puis déchiffrer.

Sprengel ayant consulté lherbier de Willdenow y découvrit cette forme qui était inédite et comme déjà le nom de microphylla avait été employé pour une Rose

asiatique, il déerivit ce R. microphylla Willd. Herb. sous le nom de R. Willdenowii (Spr. Syst., 11, p. 547). Ce R. Wilidenowii a été admis et de nouveau décrit par Seringe et Ledebour. Seringe n’a fait que reproduire la diagnose de Sprengel ; mais Ledebour a publié, dans son Flora Rossica, une description nouvelle faite sur l'échantillon que je vais moi-même décrire avec le plus grand soin. *

Rosa Willdenowii Spr. Syst., I, 547; R. microphylla Willd. in Herb. — Axe raméaire grêle, à aiguillons géminés, petits, grêles, un peu arqués, assez épaissis à la base. Ramuscules florifères extrêmement courts, à entrenœuds très-rapprochés et inermes. Feuilles très-petites, à 5-7 folioles. Folioles très-petites (2-5 mill. de larg. sur 5-15 mill. de long.), simplement dentées, glabres en dessus, velues en dessous sur toute la surface et abondamment glanduleuses sur le parenchyme interposé entre les nervures secondaires, peu glanduleuses sur cellesci et à côte paraissant églanduleuse, à bords enroulés en dessous, celles de la feuille inférieure de chaque ramuscule relativement assez larges et obtuses, les moyennes oblongues, atténuées à la base, brièvement aiguës, les supérieures elliptiques, assez longuement aiguës. Pétioles velus, inermes, les inférieurs églanduleux, les moyens glanduleux en dessus, les supérieurs glanduleux tout autour. Stipules toutes glabres et églanduleuses en dessous, les inférieures et les moyennes des ramuscules florifères et toutes celles des petits ramuscules folufères finement denticulées aux bords, à denticules terminés par une Callosité noire non glanduleuse, les supérieures des ramuscules florifères bordées de nombreuses glandes résineuses, à ailes assez élargies, à oreillettes larges, courtes et modérément convergentes. Fleurs solitaires. Pédicelle court (7 mill.), lisse, dépassé par une bractée unifoliolée. Réceptacle florifère très-petit (3 mill. de larg. sur 9 mill. de long.), presque sphérique, un peu resserré à la gorge, lisse. Sépales entiers, les extérieurs chargés de glandes résineuses sur le dos et sur les bords. Corolle assez petite.

Cette forme est très-curieuse à cause de la petitesse de ses folioles et s'il n'existait pas d’autres différences, on

pourrait dire qu'elle est au R. cinnamomea, ce que le R. aciphylla Rau est aux formes ordinaires du R. canina. Dans le R. Willdenowii, la glandulosité suit une marche contraire à celle qu'on observe dans d’autres espèces, ear

au lieu de diminuer en intensité de bas en haut sur les ramuscules florifères, elle augmente de bas en haut.

Cette espèce a été créée sur l'unique spécimen conservé dans l’herbier de Willdenow et je ne sache pas qu'elle ait été retrouvée en Sibérie. Avant de pouvoir se prononcer sur sa valeur, il faudrait en voir des échantillons plus complets. Par ses folioles à bords enroulés en dessous et par ses nombreuses glandes résineuses à la face inférieure, elle se rattache à diverses formes de la Sibérie, de la Mongolie et de la Mandchourie, que je décrirai dans un article spécial sur les Roses de l'Asie.

N° 9830. — Rosa kamiéschatiea. (Je ne connais pas l'écriture de létiquette fixée sur le recto du premier

feuillet de la chemise.)

Ce numéro est représenté par une feuille simple, portant un petit rameau avec un bouton et accompagné d'une étiquette qui est peut-être de Willdenow. Cette étiquette est réduite au seul nom de l'espèce « R. kamtschatica. »

Ce spécimen parait bien appartenir à ee qu’on décrit ordinairement sous le nom de R. kamtschatica Vent.

L'histoire du R. kamtschatica est très-obseure et mérite de nous arrêter quelques instants.

C'est en l'an VIII de la première République française qu'il a été décrit par Ventenat, dans la Description des plantes nouvelles et peu connues, cultivees dans le jardin de J.-M. Cels. La description est accompagnée d'une belle

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