‹ Primitiae monographiae rosarumChapitre 47 sur 174 · Glomérules päles. = J. rariflorus Hartm · texte numérisé non relu

Glomérules päles. = J. rariflorus Hartm

J. obtusiflorus Ehrh.

z. Anthèle très-diffuse, à rameaux réfractés : glomérules petits et nombreux.

8. Anthèle resserrée, à rameaux dressés; glomérules gros et peu

nombreux.

Les variations parallèles de ces divers types font faire à M. Duval-Jouve les réflexions suivantes :

« Ou bien il faut ériger en autant d'espèces chacune des variations présentées parallèlement par ces types qui conservent au-dessous d’elles une organisation identique; ou bien il faut admettre que, avec la persistance de cette organisation fondamentale, il y a pour chaque type possibilité de subir des variations extérieures, variations qui se reproduisent parallèlement et à peu près les mêmes sur chacun d’eux, parce que les combinaisons des conditions extérieures, doivent aussi, dans une même période, se reproduire à peu près les mêmes et amener ainsi sur des types congénères des modifications parallèles. A notre avis, l’hésitation n’est pas possible. Mais, les pièces du procès étant réunies, il appartient aux compétents de les examiner, de les apprécier

et de se prononcer. »

(1) M. Duval-Jouve croit qu’on doit abandonner le nom de J. syloaticus Reich. souvent appliqué au J. aculiflorus, parce que le type de Reichard ppnq | q JT

est obscur,

Malgré la longueur des extraits faits au mémoire de M. Duval-Jouve, nous croyons devoir encore lui emprunter quelques réflexions extrêmement judicieuses sur l'absence de figures de certaines espèces. Après avoir rappelé les figures représentant les espèces francaises appartenant à la section des Juncus vivaces à feuilles cloisonnées, cet auteur dit :

« Comme on le voit, les figures sont peu nombreuses, dispersées dans des ouvrages peu répandus et quelquefois même erronées. Celles de Host, si souvent admirables, sont ici trop imparfaites pour avoir la moindre autorité; et enfin, si nous avons quelques figures pour les espèces les mieux connues, nous en manquons absolument pour les espèces nouvelles ou litigieuses. Or, à mon avis, la publication d'une espèce, non appuyée d’une figure, offre de tels inconvénients, engendre tant de discussions inutiles et fatigantes, fait perdre tant de temps aux botanistes et tant de crédit à la botanique, que je voudrais qu'on püt s’accorder pour que nul nom spécifique nouveau ne fût admis dorénavant à avoir cours et droit de priorité, s’il n'était accompagné d’une figure. Je sais bien que cette exigence paraïtrait exagérée; et pourtant elle ne l’est pas, si l’on tient compte de la facilité que présente aujourd'hui sa réalisation avec les recueils scientifiques existant sur tous les points et le bon marché de la hithographie; mais, la réalisation en fut-elle dix fois plus dificile, que je maintiendrais encore ce que j'en dis, au moins comme expression de la répugnance que me causent et les discussions oiseuses et les instants employés à se demander, sans solution possible, si c’est bien là la plante d’un tel auteur. Le temps qu'on perd à se contredire et l'argent qu'on dépense à demander des renseignements auraient suffi dix fois pour publier un bon dessin, ou pour l'acheter s’il était publié. »

Il est incontestable que si la mesure proposée par M. Duval- Jouve pouvait être prise, ce qui malheureusement est impossible, la science en retirerait grand profit. Si on était forcé de dessiner ou de faire dessiner toutes les formes nouvelles proposées comme espèces, on se montrerait plus prudent, plus circonspect, en fait de spécification. On ne verrait probablement point nos catalogues d'espèces se gonfler incessamment

d’une foule de prétendus types spécifiques établis sur des caractères souvent obscurs et à peine perceptibles. Les Sociétés scientifiques et les éditeurs de recueils, avant d'accepter Ja publication de nouveautés et de faire la dépense de gravure, soumettraient les espèces dites nouvelles à un examen sévère et rejeteraient celles dont les caractères ne paraissent pas suffisamment tranchés.

Le Jardin d'Essai d'Alger, par J. Chalon(.

Notre confrère, M. Chalon, dans un récent voyage fait dans le midi de l’Europe et dans le nord de l'Afrique, a recueilli de nombreuses notes sur le caractère de la végétation de ces contrées. Sous le titre qui précède, il a réuni toutes celles qui concernent le Jardin d’Essai ou du Hamma, situé aux portes d’Alger. Il nous fait, de ce magnifique Jardin, une description colorée et vivante, dont la lecture est fort attachante, Il a vu les choses non-seulement en botaniste instruit, mais aussi en touriste sensible au beau et au pittoresque. Nous voudrions pouvoir donner une idée des splendides cultures de ce Jardin, signaler les plantes remarquables qui y sont introduites, mais nous devrions alors reproduire presque en entier la notice de M. Chalon, chose impossible : nous ne pouvons done que renvoyer nos confrères au travail du botaniste-voyageur.

(1) In-8o, de 51 pages ; Gand, 1872. (Extrait de La Belgique horticole, 1872.)

Sur une espèce spéciale de tubes existant dans le tronc du Sureau (Sausucus NIGRA L.) ef pris jusqu'ici pour un Champignon (RmizomorpHA PARALLELA Roberge), par C.-A.-J.-A. Oudemans (1).

Les recherches morphologiques, organogénétiques et chimiques auxquelles M. Oudemans a soumis le Rhizomorpha parallela lui ont fait reconnaître, dans ce prétendu Champignon, un élément anatomique de la moelle et de l'écorce du Sureau. Voici textueliement les conclusions auxquelles il est arrivé : « Que les stries brunes à la surface de la moelle et « dans l’écorce du Sureau n’appartiennent pas aux Champi- « gnons, ni par conséquent au genre Rhizomorpha, mais que « ce sont des tubes ou vaisseaux, provenant toujours d’une « série verticale de cellules et offrant les particularités sui- « vantes : 1° qu'ils sont oblitérés aux points où se montraient « primitivement des cloisons horizontales, et 2 que leur « paroi se compose de deux couches ou tuniques, dont « l’interne, en connexion lâche avec l’externe, doit être « rangée sous la rubrique générale « cellulose, » mais se « distingue de toutes les modifications connues de cette « matière par une série de propriétés spéciales, surtout en « ce qui concerne la faculté de se gonfler et de se contracter. »

Beiträge zur Flora der Pfalz, von Dr F.-W. Schultz (2).

Le Dr Schultz continue toujours avec un zèle que l’âge ne ralentit pas ses recherches botaniques dans le Palatinat,

(1) In-8, de.20 pages, avec 1 planche. (Extrait des Archives Néerlandaises, tome VII, 1872.) (2) In-8°, de 85 pages ; Regensburg, 1871-72. (Extrait du Flora, 1871-72.)

contrée dont il a publié une excellente Flore. Cet ouvrage à déjà recu plusieurs suppléments importants qui ont été ana- Iysés dans notre Bulletin. Les additions, dont le titre précède, renferment de nombreuses indications de localités, des notes phytographiques et synonymiques. Le grand nombre d'objets traités ne permet pas d'entrer dans une analyse détaillée du nouveau travail de notre savant confrère.

À propos de quelques Æieracium du Palatinat, il décrit une nouvelle espèce appartenant à ce genre et découverte par M. Fritze dans les Riesengebirge (H. Fritzei).

Abhandlungen herausgegeben vom naturwissenschaftlichen

Vereine zu Bremen. — WI Bd. II Heft (1872).

Voiei quels sont les principaux articles contenus dans cette livraison.

Ueber die Haiïde. — Beobachtungen und Folgerungen, von Dr Bernard Borggreve.

Ueber die Einwirkung des Sturmes auf die Baumvegetation, von Dr B. Borggreve.

Ernige Bemerkungen über Wald und Huide, von Dr W.-0. Focke.

Ceber das Vorkominen von Lithium im Pflanzenreiche, von Dr W.-0,. Focke.

Viola hirla X odorata, von Dr W.-0. Focke.

Bemerkungen über die Flora von Fürstenau, von Dr Franz Buchenau.

Zwei neue Juncus-Arten aus dem Himalaya und eine merkwürdige Bildungs-Alweichung im Blüthenstande der einen Art, beschreiben von Dr Franz Buchenau.

Les deux espèces nouvelles décrites dans ce dernier article sont : Juncus ochraceus et J. Grisebachii.

Bulletin de la Socièté d'etudes scientifiques d'Angers. — Première année, 1871.

L'année dernière, six jeunes naturalistes se sont réunis à Angers dans l'intention de fonder une Société scientifique, où chaque membre conservera sa liberté d'action, repoussant toute pression extéricure et ne subissant aucune sorte d'influence. La jeunesse studieuse d'Angers a répondu à l'appel qui lui a été fait par MM. Bouvet, Huttemin, Millet, Marceau et Préaubert, et, dès la même année, la Société était constituée avec un nombre respectable d’adhérents. Les séances, qui ont lieu deux fois par mois, ont été remplies par des communications fort intéressantes et par des discussions sur les sujets les plus élevés des sciences naturelles.

L'esprit de liberté et de libre examen qui anime la jeune Société d’études scientifiques présage les plus heureux fruits pour l'avenir.

La botanique tient une large part dans les discussions et les travaux de la Société, qui a nommé, pour son Président d'honneur, un botaniste de grande réputation, M. Boreau, directeur du Jardin botanique d’Angers.

Mitthoilungen aus dem Gesammitgebiete der Botanik, herausgegeben von Prof. Dr A. Schenk und Dr Chr. Luerssen. — Fasc. I et IT, Leipzig, 1871.

Ce nouveau recueil botanique débute par deux mémoires d’un grand intérêt. Le premier, intitulé : Zur Entwickelungsgeschichte der Andreaeaceen, est de M. Emil Kühn; le second intitulé : Filices Graeffeanae. -— Beitrag zur Kenntniss der

( 152 Farnflora der Viti-, Samoa-, Tonga- und Ellice’s Inseln, est du Dr Chr. Luerssen. L'un et l’autre sont aceompagnés de belles planches lithographiées.

Statistica botanica della Toscana ossia saggio di studi sulla distribuzione geographica delle piante toscane, per Teodoro Caruel(1).

Personne n’était mieux à même que M. Caruel de traiter la géographie botanique de la Toscane. Cette belle contrée de l'Italie a fait depuis longtemps l’objet de ses recherches botaniques, recherches qui nous ont valu le Prodromo della Flora Toscana (1860-64).

Le chapitre premier traite de la topographie, de l’orographie, de l’hydrographie, de la minéralogie, de la géologie et de la météorologie de la Toscane.

Le chapitre IT est consacré aux botanistes qui ont étudié la flore de cette province. Parmi ces botanistes, on compte beaucoup de savants de grande réputation.

Le chapitre II nous donne un apercu du caractère général de la flore de Toscane, qui y est comparée avec la flore de l'Italie et avec celle de l'Europe. La flore de Toscane compte : 1° pour les plantes phanérogames, 125 familles, représentées par 725 genres et 2566 espèces; 2° pour les cryptogames vasculaires, 5 familles, représentées par 25 genres et 56 espèces. D’après la Flora Italica de Bertoloni, la flore entière de FlItalie compte : 1° pour les phanérogames, 129 familles, représentées par 805 genres et 4227 espèces;

(1) Un vol. in-&o, de 574 pages, avec { planche ; Firenze, 1871.

2° pour les eryptogames vasculaires, 5 familles, représentées par 27 genres et 80 espèces. Chose bien curieuse pour une contrée aussi restreinte, la flore de Toscane comprend 52 ou 54 espèces qui lui sont tout à fait propres et 51 ou 55 espèces qu’on n'observe pas dans les autres parties de Fltalie. Des statistiques dressées par l’auteur, on peut en tirer la conclusion que la flore de Toscane est extrêmement riche en espèces.

Le chapitre IV est consacré aux régions botaniques, qui sont établies par M. Caruel d’après l'altitude. Ces régions sont au nombre de cinq : des Maremmes, champêtre, sous-montagneuse, montagneuse et alpestre. Des tableaux ingénieusement dressés indiquent quelles sont les espèces communes ou propres à ces diverses régions et quelle est la proportion des genres et des espèces que chacune d’elles possède.

Dans les chapitres V, VI, VII, VIII et IX, chaque région botanique est traitée avec beaucoup de développements. Dans le chapitre consacré à la région champètre, se trouve un calendrier de Flore très-détaillé.

Le chapitre X traite de la flore des gabbri de la Toscane. On désigne sous le nom de gabbri des roches éruptives qui, au contact des roches sédimentaires, ont été profondément modifiées. L'épithète de gabbri leur a été donnée parce que ces roches forment une colline dans le pays de Gabbro, près de Livourne. Ces gabbri nourrissent plusieurs espèces ou variétés particulières.

Enfin le dernier chapitre concerne les modifications que la flore de Toscane a éprouvées depuis les siècles derniers, par la disparition d’espèces indigènes ou par l'apparition d’espèces introduites.

A moins d'entrer dans des détails nombreux en faisant de la géographie botanique comparée, nous devons nous borner à ne donner qu’une sorte de table des matières de l'ouvrage

de M. Caruel. Cet ouvrage, fruit de recherches longues et conseiencieuses, tant dans la nature que dans la riche littérature botanique de la Toscane, sera consulté avec grand profit par tous ceux qui étudient la géographie botanique ; il vient se ranger à côté des excellents travaux de MM. Watson, Moore et More sur la géographie botanique des Iles Britanniques.

Nuovo giornale botanico italiano.

Ainsi que nous l'avons déjà annoncé, cet excellent recueil est, depuis le départ de M. Beccari pour la Nouvelle Guinée, publié par M. Caruel. Sous la direction de l’habile professeur de Pise, ce recueil n’a rien perdu de son intérêt et de sa valeur scientifique. Le dernier numéro, qui a paru en juillet dernier, renferme les articles suivants :

Passerint (G.). — Funghi Parmensi. (Suite.) Caruez (T.). -- Illustrazione di una Rubiacea del genere Myrmecodia. (Avec une planche double.) — Biographia di Pietro Savi. (Avec un portrait.) Il viaggio del Dott. Beccari alla Nuova Guinea. (Lettre datée de Wabhai adressée à M. Caruel par M. Beccari.) SaccarDo (P.-A.) — Florula spontanea horti botaniei Patavini. Di una nuova classazione delle Crittogame proposta dal Prof. Cohn.

Cesar (V.). — Note giustificative della sinonimia per le Monoclamidee del « Compendio della flora italiana. »

Le numéro se termine par des articles bibliographiques et des nouvelles.

( 155 Bulletin de la Société royale Linnéenne de Bruxelles.

Le Conseil d'administration de la Société royale Linnéenne a eu une inspiration très-heureuse en décidant la publication d'un Bulletin, qui viendra, sans aucun doute, imprimer plus d'activité encore aux travaux de cette Société. De belles expositions horticoles, agricoles et botaniques, des conférences sur des sujets touchant à l’horticulture, à la botanique et à l'agriculture, et des excursions scientifiques dirigées par des spécialistes instruits, ont donné à cette Société une importance incontestable; mais il lui manquait un organe de publicité. Le Bulletin à fait disparaitre ce desideratum. C’est M. le professeur L. Piré qui est le rédacteur en chef de cette nouvelle publication, et le comité de rédaction se compose de MM. Muller, Barbanson, Vanneck, Janssens, C. Bernard, Carron, E. Bernard, Van Campenhout et De Middelcer. Une livraison, composée d’une feuille d'impression, paraît tous les deux mois.

La premiére livraison débute par un excellent article de chimie agricole rédigé par M. le capitaine Ronday. Cet article est suivi d'une intéressante notice sur les forêts par M. Piré, d’une note de M. Barbanson sur : Les phosphates azotés, d'un article, accompagné de figures, sur une nouvelle méthode de cultiver lasperge, par M. Spruyt, d’une note sur la multiplication des plantes de parterres, par M. Louis, du compterendu d’une herborisation, par M. Carron.

Dans la 2° livraison, les articles de MM. Ronday et Piré sont continués ; M. Janssens y donne une note sur la culture des Auricules; M. A. Preudhomme de Borre y commence la traduction d’un ouvrage allemand de M. J. Kunstler sur les insectes nuisibles aux plantes cultivées. Cette livraison se

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termine par le compte-rendu d’une excursion de la Société, par M. Bernard.

Outre la suite des articles de MM. Ronday et Piré, la 9° livraison renferme : Des Marantacées, par Aug. Devenster ; Du Rosier, par Louis Dekerck.

Nous ne doutons aucunement que sous l'impulsion des membres du Comité de rédaction, le Bulletin de la Société royale Linnéenne ne prenne bientôt plus de développement et paraisse tous les mois.

Ajoutons que l'exécution typographique de ce nouveau recueil ne laisse rien à désirer.

Die Salicornien der deutschen Nordsecküste, von Prof. Fr. Buchenau und Dr W.-0. Focke (1).

Dans cette notice, les auteurs, mettant à profit les récentes études de MM. Du Mortier et Duval-Jouve sur les Salicornia, examinent les espèces de ce genre croissant en Allemagne le long de la mer du Nord. Ces espèces sont : S. patula Duval- Jouve, S. procumbens Sm., S. striclta Dmrt. De nombreux détails de synonymie et de phytographie rendent cette note fort intéressante.

(1) In-8°, de 15 pages. (Extrait des Abhandlungen herausgegeben vom naturwissenschaftlichen Vereine zu Bremen, 1872.)

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