‹ Primitiae monographiae rosarumChapitre 55 sur 174 · GARDEN · texte numérisé non relu

GARDEN

M. le docteur Cosson n'a pas craint de me confier, pen-

dant près d’un an et demi, les nombreux fascicules que forment les Roses dans son vaste herbier. Quand on

connait l'importance de cet herbier, que l’on sait combien son heureux possesseur y attache de prix et apporte de soins pour sa conservation, et qu'on sait en outre qu'il a pour règle presque absolue de ne pas communiquer de plantes en dehors de son Musée botanique, on doit comprendre quelle reconnaissance je lui dois pour la confiance qu'il m'a témoignée dans cette circonstance; aussi est-ce avec un grand bonheur que je lui renouvelle ici l'expression de ma profonde gratitude.

Les matériaux en Roses asiatiques de ces diverses collections sont variés et importants et parmi ces matériaux se trouvent un assez grand nombre d'échantillons authentiques.

Pour compléter les sources de mes informations concernant les Roses de l'Asie, je dois ajouter que M. Suringar m'a communiqué plusieurs espèces de l’herbier de Leyde, que M. Franchet m'a confié toutes les Roses Japonaises recueillies par M. le docteur Savatier, que M. Baker m'a envoyé des espèces cultivées à Kew, que M. Decaisne m'a donné les espèces récoltées par M. l'abbé David en Mongolie, que M. Verlot m'a envoyé des échantillons frais d'espèces cultivées au Jardin des plantes de Paris et qu'enfin M. Hance m'a fait parvenir de Hong-kong plusieurs types de la Chine.

Avant de publier ces premières études sur les Roses de l'Asie, mon intention était d'attendre que j'eusse pu étudier les matériaux des herbiers de Kew, du British Museum et du Muséum de Paris, et ceux des riches herbiers de Saint-Pétersbourg que doit m'envoyer prochainement M. Maximowicz, mais ayant réfléchi que l'examen de ces nombreux. matériaux ne pourra être fait que d'ici à deux ou trois ans et que d’ailleurs j'aurai

l'occasion de revenir sur le sujet, j'ai cru qu'il était préférable de livrer dès maintenant mes appréciations au jugement des spécialistes. En attendant que je complète ou rectifie moi-mème mes premières vues, les botanistes compétents pourront apporter de nouveaux éléments d’appréciation et faire avancer d'autant plus vite la connaissance des Roses asiatiques.

Malgré les soins et le — considérable que j'ai consacrés à ces études, je suis loin d’être parvenu à élucider tous les points obscurs, à me faire une juste idée de tous ‘les types spécifiques ; ainsi qu'on le verra, il reste encore bien des questions douteuses qui réclament de nouvelles recherches. Je marquerai du reste tous les points litigieux et sur lesquels j'appellerai l'attention des rhodologues.

Comme une bonne classification des Roses n'est pas encore trouvée, je ne m'astreindrai pas à suivre une classification quelconque dans les pages suivantes : je me contenterai de ranger les espèces selon certaines affinités en discutant, à l’occasion, la place naturelle qu'elles semblent devoir occuper.

Page 1