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complètement défaut sur les ramuseules florifères. J'ajouterai que dans un échantillon du R. amblyotis récolté par Peters au Kamitschatka (herbier du Jardin botanique de St-Pétersbourg), l’axe de la branche porte de fins aiguillons sétacés épars.
Quant aux stipules, le caractère de membraneux n'est pas constant et il existe des formes du R. davurica dans lesquelles on pourrait dire des stipules qu'elles sont membraneuses.
Meyer dit que les folioles sont pubescentes en dessous, mais il ne parle pas de glandes ; or il est à remarquer que très-souvent les folioles du R. amblyotis sont glanduleuses en dessous, toutefois à glandes difficiles à découvrir. C’est encore là une particularité qui le rapproche du R. davurica.
Autant que j'en puis juger, je suis porté à croire que le R. amblyotis n'est pas un type distinct et que ce n’est au fond qu'une variété remarquable du R. davurica, à folioles ordinairement plus amples et à bractées plus dilatées. Le R. davurica est du reste une espèce assez variable, et, avec les matériaux que j'ai eus à l'examen, j'aurais pu le subdiviser en plusieurs variétés assez tranchées et autres que les sous-variétés a. lancifolia et b. microphylla de Meyer.
Avant d'abandonner l’article consacré au R. amblyotis, je crois devoir poser une question assez curieuse et qui est celle-ci : Le R. davurica passe-t-il en Amérique? J'ai vu, dans l’herbier du Jardin botanique de St-Pétersbourg, un bel échantillon (tige avec souche) d’un Rosa recueilli dans l'ile d'Unalaschka et qui semble avoir les plus grands rapports avec le À. amblyotis. La souche est longuement rampante et les tiges qui en naissent, mesurant environ 5 décimètres, sont complètement inermes, ainsi que les ramuseules florifères. Les feuilles sont 5-7-foliolées, à folioles
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moins allongées que dans les R. amblyotis et R. davurica, à dents composées-glanduleuses et non à dents simples ou presque simples bordées de glandes, à face inférieure glanduleuse. Les stipules ont les ailes très-dilatées. Dans l'herbier du Jardin botanique de St-Pétersbourg, J'ai désigné provisoirement cette forme sous le nom de À. aleutensis. Peut-être n'est-elle qu'une nouvelle variété du R. davurica, et c’est cette supposition qui m'a fait poser la question précédente. Mais, pour se prononcer sur ce point, des matériaux plus nombreux doivent ètre examinés avec beaucoup de soin.