‹ Primitiae monographiae rosarumChapitre 9 sur 174 · ET · texte numérisé non relu

ET

56 Coar) -

au À. Timeroyi des folioles glanduleuses en dessous sur les nervures; Mais je n'ai pas aperçu la moindre glande sur les nervures secondaires dans les échantillons récoltés par M. Chabert. D'après les matériaux que j'ai examinés, j'ai lieu de supposer qu'il n'existe qu'une seule forme sous les noms de R. Timeroyi et R. Acharii Déségl. et Cariot ou Billb., forme variable peut-être. N'ayant pu consulter encore le recueil suédois dans lequel est décrit et figuré pour la première fois le R. Acharii, je ne rechercherai pas si la plante de Lyon est oui ou non identique avec celle de Suède.

Le R. limitanea, qui est voisin du R. Chaberti, croit à St-Martin près d'Annecy. M. l'abbé Puget l'avait soumis à l'un de ses correspondants qui le lui avait nommé à tort R. verticillacantha. De même que dans le R. Chaberti, les aiguillons raméaires dégénèrent parfois en aiguillons sétacés.

Le R. psilophylla Rau semble devoir se rapporter à cette sous-tribu; mais à quelle forme ce nom s'applique-til exactement? On a déjà vu précédemment que le R. psilophylla de la Flore du centre de la France, ou au moins que le R. psilophylla d'Angers ne constituait pas le type de Rau; j'en puis dire autant de la plante publiée sous ce nom par M. Déséglise, Herbarium Rosarum, N° 65, puisque toutes ou presque toutes les nervures secondaires des folioles sont un peu glanduleuses et que les nervures tertiaires vers le bord du sommet des folioles sont également un peu glanduleuses, caractère qui fait rejeter cette forme dans la tribu des Scabratées. Rau, dans sa descripuüon, ne dit pas que les nervures sont glanduleuses.

Dans le Billotia, p. 125, il est question d'un R. psilophylla voisin du R. Aunieri et auquel sont attribués

des pétioles simplement glanduleux et des pédicelles à peine glanduleux ; or, ces termes ne cadrent pas avec ceux employés par Rau : pedunculis glanduloso-hispidis… petiolis villosis glandulosis. Je doute fort que Trattinnick ait été correct en disant des folioles supra subpubescentibus, car il n'est pas ordinaire que des folioles très-glabres (glaberrimis) en dessous soient pourvues de poils appri-

més à la face supérieure.

E) Pubescentes.

Folioles à face entièrement pubescente en PAUL Sr us is Folioles à côte ou à nervures secondaires \ seules velues en dessous. SRE Corolle blanche; folioles presque toutes ob- 2. tuses JE Corolle rose ; folioles aiguës AE, : Pédicelles ar cachés par de très-larges bractées ou stipules florales; sépales se redressant après l’anthèse et couronnant le fruit jusqu’à la maturité .

ot ;

| Pédicelles plus ou moins allongés, non cachés | par de très-larges bractées cu stipules ; sé- : pales réfléchis sur le fruit, ordinairement cadues avant la maturité.

Ps Corolle d’un rose vif ) Corolle d’un rose päle . Fe Feuilles des rameaux florifères à étole

inermes, rarement aiguillonnés.

?* ) Feuilles des rameaux florifères à pétioles aiguillonnés EH fus POSE MS RER

\ Fruits médians ou solitaires pyriformes . . R.

© { Fruits arrondis . Sa

{ Pétioles un peu glanduleux ” L Pétioles églanduleux

. obtusifolia Desv.

. coriifolia Fries.

. erythrantha Bor.

pyriformis Pug.

. dumetorum Thuill.

Folioles plus ou moins arrondies à la base ;

pédicelles glabres ; fruits ovoïdes-arrondis. R. uncinella Déségl.

non Bess.

Folioles aiguës à la base ; pédicelles velus à la

base ; fruits ovoïdes . . . . . . .R.corymbifera Déségl. | Fruits médians ou solitaires pyriformes . . R. pyriformis Pug. Fruits arrondis . . . . . . . . . R.dumetorumThuill. Corolle d’un rose vif . . . . . … :R'ergthrantaar Cormiée d'unrose pale ; 21.070 11 Folioles à côte seulement un peu velue à la

DASB TA le CENTRE CURE 12 Folioles à côte et à nervures secondaires ve-

ES En) SE ANS AE RP 15 Fruits arrondis; pétioles supérieurs des ra-

meaux florifères seuls aiguillonnés . . . R. globatu Déségl. Fruits ovoïdes ou pyriformes; pétioles tous

aiguillonnés . . +... 2... :. "RAP Folioles fortement glaucescentes en dessous,

subobtuses ou brièvement aiguës . . . 14 Folioles peu ou point glaucescentes en des-

sous, ovales, ou ovales-elliptiques, aiguës. 16 Pétioles supérieurs des rameaux florifères

seuls aiguillonnés ; rameaux floriferes

courts et ordinairement inermes . . . R.sphaerocarpa Pug. Pétioles tous plus ou moins fortement aiguil-

lonnés ; rameaux florifères aiguillonnés . 15 Fruits sphériques. . .. ,. . .; .. .. « R'opacaltree Fruits ovoides + . . -. -: . -.". .:R. platypyoain Folioles à poils apprimés en dessus; feuilles

des rameaux florifères à pétioles tous

aiguillonnés.1:.7 2060, L 1. R1ri0em Folioles glabres en dessus. . . . . . 17 Styles chacun avec quelques rares poils ; pé-

tioles tous aiguillonnés; rameaux floriferes

aiguillonnés . . . . . R. platyphylloides Déségl. et Rip. Styles hérissés ou velus ; pétioles inermes

ou les supérieurs seuls aiguillonnés . . 18

Feuilles supérieures des rameaux florifères à

pétioles aiguillonnés; rameaux florifères aiguillonnés ; fruits ovoïdes-arrondis. . R. trichoneura Rip. Feuilles des rameaux florifères à pétioles tous ou presque tous inermes ; rameaux florifères ordinairement inermes ; fruits ovoides. Feuilles des rameaux florifères à pétioles tous

inermes ; folioles subobtuses ou brièvement . R. ramealis Pug.

DIRES L'oppiat trucs Feuilles des rameaux florifères à pétioles

supérieurs aiguillonnés ; folioles ordinaire- . R. semiglabra Rip.

ment aiguës .

Cette tribu est en grande partie composée de formes assez difficiles à analyser, à cause de leur affinité en apparence plus grande, et ensuite à cause du défaut de la glandulosité qui, dans d’autres tribus, offre des ressources utiles au phytographe pour la distinction des formes.

Toutes les formes de ce groupe sont loin d'être décrites ; j'en possède en herbier un certain nombre qui sont à l'étude et dont plusieurs méritent d'être élevées provisoirement au rang d'espèce.

J'attends de nouveaux matériaux de la Suède pour publier une étude sur le R. cortifolia, quisera comparé aux R. frutetorum Bess. et R. solstitialis Bess., que J'ai pu étudier sur des échantillons authentiques. (D)

Le R. erythrantha perd de sa pubescence par la culture, car les spécimens en fleurs que m'a envoyés M. Boreau, et pris dans le Jardin botanique d'Angers, ont les folioles parfaitement glabres en dessous, à nervures secondaires

(1) C’est dans l’herbier de M. Van Heurck que j’ai vu les Roses authentiques de Besser : celles-ci provenaient des herbiers de Sieber et de Mie Herminie von Reichenbach, dont notre confrère s’est rendu acquéreur.

avec des poils peu nombreux et à parenchyme interposé absolument glabre.

Le R. dumetorum Thuill. est devenu aujourd'hui un type complexe et il est nécessaire de s'entendre sur la forme à laquelle on veut réserver ce nom.

Le R. uncinella que M. Déséglise a publié dans son Herbarium Rosarum ne peut se rapporter au type de Besser, dont j'ai examiné un échantillon étiqueté par l’auteur. L'étiquette porte Rosa uncinella mihi. E Podolia ad Tyram. En voici la description.

Rosa uncinella Bess. — Aiguillons ordinaires des Canines. Rameaux florifères courts (5-4 cent.), inermes. Pélioles inermes, velus, églanduleux. Folioles petites (10-16 mill. de largeur, sur 15-22 mill. de longueur), ovales-elliptiques, ou largement ovales, brièvement aiguës, un peu atténuées à la base, glabres en dessus, à côte velue et quelques poils sur les nervures secondaires, à parenchyme interposé parfaitement glabre, à dents très-petiles, irrégulières el comme obscurément doubles, à pointe églanduleuse. Stipules glabres, modérément glanduleuses sur les bords du sommet à la base, à oreillettes divergentes, aiguës. Pédicelles lisses, très-peu pubescents, longs de 10 mill. environ, solitaires, égalant à peu près les stipules de la feuille florale. Réceptacle florifère lisse, ellipsoïde, atténué aux deux bouts. Sépales à pinnules portant quelques rares denticules à pointe glanduleuse, églanduleux sur le dos, velustomenteux à la face supérieure et sur les bords, un peu plus courts que la corolle. Celle-ci médiocre, à pétales longs de 20 à 25 mill. Styles un peu velus. Fruit......

Par cette description, on pourra voir combien le AR. uncinella de l'Herbarium est différent de la plante de la Podolie. Mais on pourra m'objecter que le type de Besser est complexe et que l'échantillon que j'ai décrit ne se rapporte qu'à l'une des formes comprises sous le nom de R. uncinella. En effet, ce nom ne parait pas s'appliquer à une seule forme bien délimitée et ce qui le prouve évidem-

ment ce sont les nombreuses variétés que l’auteur a signalées et qui sont au nombre de douze. Toutefois aucune de ces variétés n'a les folioles régulièrement simplement dentées comme dans la plante de M. Déséglise, puisque Besser emploie pour elles les termes de : manifeste biserratis, minus aequaliter biserratis, subbiserratis, magis biserratis, biserralis. Je ne serais pas étonné que Besser eùt compris, dans son type, le R. tomentella Lem. sous la var. Z. Au point où en est arrivée la distinction des formes dans le genre, je crois qu'on agirait prudemment en laissant de côté plusieurs de ces noms qui ne se rapportent pas rigoureusement à une forme bien tranchée ou bien délimitée et qui désignent des associations.

Le R. corymbifera ne m'est pas connu ; je l'ai analysé sur la description qu'en donne M. Déséglise. IT est probable que le nom de R. corymbifera Borkh. et Gmel. ne se rapporte pas à une forme bien déterminée, mais représente une petite association de Canines pubescentes.

Les R. globata et R. hispidula, avee la côte seule velue, forment le passage des Lutétianes aux Pubescentes.

Le nom de R. uwrbica Lem. doit se rapporter à une petite association de formes aflines. Leman ne dit pas que les folioles sont pubescentes, mais il se contente de distinguer son type du R. dumetorum Thuïill. de la facon suivante.

Folüis villosis R. dumetorum Thuill.

Petiolis villosis. R. wrbica Nob.

Cet auteur, dans sa Note sur plusieurs espèces nouvelles de Rosiers, place tout d'abord le R. wrbica dans une division à pédicelles glabres ou nus, puis, plus loin, il le comprend dans une tribu à pédicelles hispides-glanduleux ou subhispides.

Le R. cinerascens Cariot non Dmrt. appartient à cette tribu. H doit avoir son nom changé, puisqu'il existe déjà un R. cinerascens. D'après la description qu’en donne son auteur, cette forme se rapproche du R. dumetorum, dont elle se distinguerait par ses folioles plus petites, à villosité plus abondante et cendrée, par son réceptacle florifère ovoïde-oblong, non ovoiïde.

M. Rapin, dans la 2° édition de son Guide, a réuni, sous le nom de R. monticola, les R. Reuteri, R. alpestris Rap. non Déségl. et R. cortifolia. Cette réunion est ingénieuse et montre que ce botaniste avait saisi les rapports qui existent entre les R. Reuteri et R. corüfolia. Il peut arriver que dans l'avenir on retire ce dernier des Caninae pubescentes, pour le placer dans la section des Montanae.

Fr) Collinae.

: Folioles non dentées dans le quart ou le tiers

inférieur ; sépales relevés sur le fruit après

la forion Ds en ee Ts 7 «R-cerasife l'E ENG PES Folioles dentées jusqu'à la base; fe ne

serelevant passur le fruitaprès la floraison 2 Sépales presque églanduleux, à glandes rares

sur le dos ou les bords; pédicelles non

2. abondamment hispides-glanduleux. 5 Sépales et pédicelles plus ou moins abon-

damment glanduleux. 6

Folioles à poils apprimés en dessus . .

Styles velus; pédicelles courts, longuement

dépassés par de très-larges bractées ou de

très-larges stipules florales ; rameaux flori-

fères aiguillonnés, . . . . . . . R.bellevallis Pug. Styles hérissés; pédicelles allongés, non

longuement dépassés par de très-larges

bractées ou de très-larges stipules florales ;

rameaux ordinairement inermes . . . R. trichoidea Rip.

{ le olioles glabres en dessus .

EE , Tr, TT TT,

Styles glabres ; pétioles assez abondamment

glanduleux 01 21.0 0500 2127. Rpuberula Rip.

Styles hérissés ; pétioles ordinairement églan-

MER OUEN E die tee R: Deseglisei Ror:

Folioles suborbiculaires, presque aussi larges

que longues ; corolle blanche . . . . R. «alba L. Folioles ovales ou ovales-arrondies, sensible-

ment plus longues que larges ; corolle rose.

Folioles seulement velues sur la côte, lui-

santes en dessus . . . . . . . . R. macrantha Desp. Folioles pubescentes en dessous sur toute la

surface ou au moins sur la côte et les ner-

vures secondaires, non luisantes en dessus. 8 Sépales peu glanduleux sur le dos et les bords. R. collina Déségl. Sépales abondamment glanduleux sur ie dos

CDS DOS RS en 4 EL RNA Le 9 Folioles souvent subcordées à la base, à côte

velue et peu de poils sur les nervures secon-

daires, à parenchyme interposé glabre ou

à peu près; réceptacle florifère entièrement

hispide-glanduleux . . . . . . . À. saxatilis Stev. Folioles non subcordées à la base, pubescentes

en dessous sur toute la surface ; réceptacle

florifère lisse ou seulement hispide-glan-

SUD Fab A PQ CO PR EU TRI ET 10 Folioles grandes (15-25 mill. de largeur,

sur 20-40 mill. de longueur), un peu pu-

bescentes en dessus, du moins dans les

feuilles inférieures, d’un vert blanchâtre

en dessous, à dents larges ; styles modéré-

ménbyelus its tutorat 07 Re BoreykianæBess.

Folioles médiocres (10-20 mill. de largeur, sur

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