SCÈNE VII
KtæNIGSMARK, BUSCHE.
KOENIGSHARK.
Diable!... diable!... il n’y a plus une minute à perdre... J’étais bien sùr qu’il y avait quelque diablerie sous jeu.
BUSCHE
Eh! pardieu I il y a moi! puisque je vous dis que ma femme, Schwartz et Platen, sont restés là un quart d’heure à deviser sur le moyen de me faire pendre !...
KOENIGSHARK.
Vous ne m’en aviez rien dit.
BUSCHE
Si vous croyez que j’ai la tète à moi !
KOENIGSHARK.
Voilà qui modifle mon plan... Ces coquins peuvent reve-
nir! il ne faut pas que le prince et la duchesse sortent par celle porte.
BUSCHE
Par où donc, alors?
KGGNIGSMARK.
Par le balcon qui donne sur la pièce d’eau...
BDSCHE.
Mais... il faut un bateau!
KC£NIGSMARK, montrant le batean.
Eh bien!... êtes-vous aveugle?... En voici un... Vous le conduirez sous le balcon...
BUSCHE
Moi!... Mais... je ne sais pas ramer I
' KOENtGSMARK.
Eh! vous apprendrez, mille diables!... Voyons, Buschel... il ne s’agit pas de perdre le temps en paroles inutiles! Il y va de votre peau, mon bon arnü... Vite, aux avirons!... (ii aide
Bnsche à monter dans le bateau.)
BUSCHE
Et quand Je serai sous le balcon?
KOENtGSMARK.
Vous attendrez! Une fois nos gens dans la barque, vous gagnerez l’autre côté de la pièce d’eau, et de là les chevaux. Moi, s’il y a lieu, je me charge de défendre cette porte... Estce compris?
BUSCHE
Oui...
KOEMGSHARK.^
AhI... quand vous serez hors d’atteinte, un cri, un seul... pour m’avertir... comme un cri d’oiseau... Vous m’entendez, n’est-ce pas?
BUSCHE
Oui.
KOEMGSMARK.
Allez I... (il pousse la barqoe qui disparaît. — On entend un chœur de fête dans l’éloignement.) Ouil OUi ! chantez! (Suivant Bnsche des yoni.) Il abordel... bienl... et maintenant à la grâce de Dieu ! (il monte l’escalier et entre dans le pavillon.)