SCÈNE VIII
PLATEN, TRAUGOTT, REYNHOLD, et les deux autres
Trabans.
PLATEN
Je VOUS avais dit (fe m’attendre là!... Il ne fallait pas bouger delà!
TRAUGOTT
Mais, monsieur le comte, le colonel...
PLATEN
Eh morbleu I votre colonel... Votre colonel ne passe pas avant Son Altesse, je suppose? ^
TRAUGOTT
Il a voulu voir l’ordre écrit.
PLATEN
C’est bien!... c’est bienl... il le verra!... Mais je vous jure Dieu que s’il s’est échappé...
TRAUGOTT, & ses camarades.
Échappé?... est-ce que c’est à son tour d’arrêter l’autre, maintenant?
Ah!.., delà lumière à cette fenêtre!... il est làl... Silence, mes amisl nous le tenons ! si l’on pouvait savoir !... (a Traugoti ) Peux-tu monter sur ce piédestal, toi ?
TRAUGOTT
Pour voir dans l’appartement?
PLATEN
Oui,
TRAUGOTT. '
Soit!.., (il monte, aidé de ses camarades, snr le piédestal de la statae placée près de la fenêtre.)
PLATEN
Eh bien ?
TRAUGOTT
Il est là, monsieur le comte.
PLATEN
Seul ?
IfO PRINCKSSE ET FAVORITE
TRAÜGOTT.
Non!... je vois la duchesse... Elle serre des bijoux dans un colfrei.
PLATEN
Bien!... bien !...
TRAÜGOTT.
Tiens!... il y a un autre homme...
PLATEN
Qui donc?
TRAÜGOTT.
Je ne distingue pas...
PLATEN
Eh pardieu ! c'est Busche! où ai-je la tête !... Allons ! le coup de filet sera bon... pourvu que la comtesse ne tarde pas maintenant!... Il no faut pas deux heures pour remplir un blanc-seing, que diable!... (Écoutant.) Ahl j’entends le frôlement d’une robe !... c’est elle!