ACTE PREMIER
les talons!.,, voire masque vous met à l'abri de tout danger, que diable! et vous n’auriez pas de masque que votre barbe et votre perruque vous déguiseraient encore assez!
BUSCHE
Ahl c’est que la vue de ce palais me rappelle des souvenirs...
KOENIGSHARK, dtaot son masqao.
Ce fameux esclandre, n’est-ce pas ?
BUSCHE
(]hutl
KOENIGSHARK.
Eh! morbleu 1 personne ne nous écoule!
BUSCHE
Que voulez-vous ? c’est plus fort que moi !
KtXMGSHARK.
Pourquoi m’accompagner alors ?
BUSCHE
Ah ! voilà!... le premier mouvement!... un désir insensé de voir un peu ce que fait madame... ma femme enfin!... El puis, la réflexion arrive, le courage fléchit... et...
KOEMGSMARK.
Le lièvre reprend le dessus!... comme à la bataille de Zenla, que vous avez si glorieusement remportée sur les Turcs I
BUSCHE
A chacun son emploi, M. de Kœnigsmark... faites-moi discuter une question de grammaire avec un Turc, vous verrez si j’ai peur.
KOENIGSHARK.
A la bonne heure! — mais nous ne sommes pas ici pour parler des Turcs. - Voyez-vous la duchesse?
BUSCHE
Vous voulez lui parler au milieu de celle fête?
KOENIGSHARK.
N’esl-ce pas le plus sûr moyen de lui parler en secret?... mon message est délicat en diable, et je ne suis pas fâché que mes paroles se perdent dans le bruit des violons!... Pauvre Maximilien, voilà donc le prix de ton amour I c’est au bruit joyeux d’un bal que ton anneau lui devait être rendu I... c’était bien la peine de le faire tuer !...
BUSCHE
Par les Turcsl...
EOBNIGSMARK.
Cela, Rasimus, c’est une prévention... li est fort indifférent, je vous assure, d’être tué par les Turcs ou par n’importe qui.
BUSCHE
AhI... la voilà!...
KOENIGSMARR.
Qui ?... la duchesse?
BUSCHE
Mais non !... ma femme!... (Catherine parait dam le fond an brai de Schwarti.)
KCENIGSMARK, remettant son masque.
Tiens! tiens!... je ne suis pas fâché de connaître!... (ii
regarde Catherine et se retourne vers Bnsche.) Ëh ! mon compliment, Rasimus!
BUSCHE
Il n'y a pas de quoi I