SCÈNE PREMIÈRE
SCHWARTZ, PLATEN, Masques et Dominos.
(Au lever dn ridean les manques vont et viennei:.t. On enlend une musique de danse dans la coulisse ; Scbwartx rencontre Platen.)
SCHWARTZ
Eh ! bonjour, monsieur Platen !
PLATEN, saluant.
Monsii iir le baron!...
SCHWARTZ
Quelle fête, monsieur Phlen!... quelle profusion de lumières, de diamants et de jolies femmes!... Savez-vous que cela rappelle les magnilicenets de l’éleclour de Saxe, quand il reçut la fiancée de son fils à Pirnal... et à Muhiberg, monsieur Platen!... Ah! ah! c’est à Muhiberg qu’il fallait être! figurez-vous un diner où l’on comptait pour convives quarante-sept rois et princes, et qui ne dura pas moins de trente jours'... franchement, croyez vous qu’on lasse mieux à la cour de Louis XIV ?
PLATEN
Je ne le crois pas !
SCHWARTZ
Je vous avoue que pour moi je suis ébloui, transporté! — La jeune princesse doit être bien heureuse de voir fêter avec cet éclat l’anniversaire de son mariage.
Oh ! sans doute ! bien heureuse I...
SCHWARTZ
El votre charmante bolle-sœur, monsieur Platen? je ne l’ai pas encore aperçue...
PLATEN
Ah ! ah! madame Rusche vous tient toujours au cœur, à ce que je vois?
SCHWARTZ
Au point d’en perdre l’appétit, tnnnsieur Platen!
PLATEN
Oh!...
Non ! vrai !...
SCHWARTZ
PLATEN
Je l’ai laissée dans le salon de Flore avec madame Platen !
Deux perles dans un écrin!
PLATEN, t’ioclinant.
Trop bon !...
SCHWARTZ
N’est-ce pas la ritournelle d’une sarabande qu’on nous joue là?
Je ne sais.
PLATEN
SCHWARTZ
Vous ne dansez pas?...
PLATEN
Non!
SCHAWARTZ.
C’est juste!... un surintendant de la police!... quoique au fond la danse et la police ne soient pas incompatibles!... mais... vous êtes l’homme du devoir, vous !... tandis que nous nous livrons au plaisir, vous veillez pour nous!... Croyez, mon cher monsieur Platen, que je suis et veux toujours être de vos meilleurs amis !
PLATEN, saloant.
Monsieur le baron!... (ils s'éloignent en cansant et dieparaiisent au milieu des masques )