CATHERINE, PLATEN
BUSCHE, à part.
CATHERINE
Mon mari est mort ?
SCHWARTZ
Est-il possible I
PLATEN
C’est comme je. vous le dis; Thistoire la plus singulière, d’ailleurs!... Il parait que ce pauvre Busclie, condamné à être fusillé comme espion, aurait consenti, pour sauver sa vie, à servir de sujet à certain nrédecin qui expérimenl.iit des poisons, et qu’il serait inorl à la troisième expérience ..
BUSCIIE, Ôtant son uiasque et s'essuyant le front. A part.
Que leur conte-t-il là?...
SCHWARTZ
Ah 1 il était espion?
CATIIEHINE.
Eh bien ! cela ne m’étonne pas de lui!
BUSCIIE, à part.
Coquine !
CATHERINE
Mais alors je suis libre !...
PLATEN
Assurément. (Catheriae renarde tendrement Scliwartz.)
SCHWARTZ, bnisant la main do Catherine.
C’est donc moi qui ne !e suis plus, baronne!... (a Élisabeth.) Avec voire agrénieni, madame la comtesse, j’ose aspirer à devenir votre beau-frère.
J’en serai ravie, miinsieur le baron !
BUSCIIE, h part.
Comment! il va épouser ma femme!
ÉLISABETH, h Platen.
De qui tenez-vous ces dciails?
PLATEN
De ce M. de Kœnigsmaik dont je vous parlais tout à l'heure.
BUSCIIE, à part.
Ah ! bien !...
PLATEN
Au surplus, le médecin est de ses amis et l’a accompagné à celle fêle... on pourra l’interroger. C’est un certain docteur Rasimus, très-célèbre à ce qu’il prétend.
BUSCHE, à part.
Bon 1 je me suis empoisonné moi-même ; il n’y manque plus rien !