ACTE PREMIER
CATHERINE, riant-
Mon Dieu ! puisque mon mari est mort, je crois que le plus sage est de n’en plus parler.
BUSCHE, & part.
Scélérate !... (Plalen, Schwartz. Élisabeth et Catherine forment no groDpe et continnent h causer. — Kœnigsmark entre en scène en regardant antour de lui. — Busche l’aperçoii.) Ah I le Voici !... (Abordant Kœnigsmark. )Je VOUS remercie, monsieur de Kœnigsmark.
KCe.MGSMARK.
De quoi?...
BUSCHE
De m’avoir empoisonné, parbleu 1
KŒNIGSMARK.
Eh bienl on ne vous cherchera plus.
BUSCHE
Oui; mais on épousera M. Schwartz.
* KŒNIGSMARK, riant.
. Tiensl c’est vrail je n’avais pas songé à celai... Aprè.s tout! une cérémonie de plus ou de moins, qu’importe ?...
BUSCHE
Oui I riezt... il y a de quoi!... (ll tourne le dos à Kœnigsmark et se glisse dans les groupes ; no page est entré en scène et semble chercher autonr de lui.)
LE PAGE, considérant Kœnigsmark.
Un nœud de rubis à l’épée, c’est bien cela I (Abordant Kœnigsmark.) Vous êtes le comte de Kœnigsmark?
KŒNIGSMARK.
Oui.
LE PAGE, lui remettant un billet.
Pour vous I... (ll met le doigt sur sa bouche et s’éloigne.)
PLATEN, qui a aperça ce jeu de scène, bas & Élisabeth.
Ah! comtesse!... voyez donc!
ELISABETH
Un billet!
PLATEN
Remis par un page delà duchessel
KŒNIGSMARK, dépliant le billet et lisant, à part.
« La princesse Sophie>Doroihée attend M. le comte de
Kœnigsmark... M. de Kœnigsmark suivra la pièce d’eau des Suisses et trouvera ouverte la petite porte qui donne sur le parc. » Bien!...
ÉLISABETH, bas à Platen.
Ne le perdez pas de vue!...
KOENIGSMARK, regacdant autoar de lui.
OÙ diable est passé Busche?..: Bah ! il saura bien s’en aller tout seul...
PLATEN, reucoolraDt Kœnigsmark.
Monsieur le comte!...
KŒNIGSMARK, saluant.
Monsieur le comte ! (Il s’éloigne, — Platen le suit à distança. — Pendant ce temps Busche s'est glissé jusqu’auprès de Schwartz qui cause avec Calbeiine.)
BUSCHE, k l'oreille do Schwartz.
Pardon! monsieur le baron ! un mot!
SCHWARTZ, se retournant.
Monsieur?
BUSCHE, ^bas.
Voulez-vous vous trouver demain malin à l’Auberge du Lion d’Or.
SCHWARTZ, de même.
Pourquoi?
BUSCHE, de même.
Le docteur Rasimus a d’importantes révélations à vous faire et vous y attendra.
SCHWARTZ, de même;
Ab bah!
BUSCHE, de même.
Silencel (a part.) Allons! je n’ai plus rien à faire ici, puisque je suis mort... M. de Kœnigsmark me rejoindra à l’auberge. (Il s’éloigne.)
GEORGES, qui est entré en scène arec le reste des courlisans.
Eh bien! comtesse!... vous me fuyez?
Moi, monsieur le duc?
GEORGES, baissant la voix.
C’est assez que Junon nous quitte sans que nous perdions
ACTt: PREMIER 41
Alcmène !... (Haut.) Esl-ne que madame la duchesse est toujours soulTrante?
ÉMSABETH.
Son Altesse s’est retirée dans ses appartements.
GEORGES
Nous lie forcerons passa retraite... mais puisqu’elle dort sans nous, pardieu! nous souperons sans elle!... Le souper nous attend, messieurs!... nous y boirons à la santé de madame la duchesse! (Il prend la main d'Élisabetli, et s'éloigne eniTi de tonte la conr. — La toile tombe.)