SCÈNE X
BUSCHE, KŒNIGSMARK, MAXIMILIEN.
(Kœnigsmark entre virement suivi de Maximilien.)
Ne VOUS montrez pas, que diable! c’est peut-être à moi qu’on en veut.
MAXIMILIEN
El tu crois que je l’abandonnerai?
BUSCHE
Qu’y a-t-il donc?
' KOENIGSMARK
La maison est cernée par les trabans.
BUSCHE
Ah I mon Dieu! c’est moi qu’on vient arrêter.
KOENIGSMARK
A coup sûr c’est un de nous trois.
BUSCHE
Fuyons 1
KOENIGSMARK
Par où?... connaissez-vous une issue?
BUSCHE
Aucune...
bO PRINCESSE ET FAVORITE
Alors, tenez-vous iranquillel... Si c’est vous ou moi, Busche, nous nous rendons sans résislaiice... si c’est le prince, nous jouons du couteau...
M.VXIMIIIE.N.
El moi je ne veux pas...
KOENIGSMAnK.
Avec tout le respect que je vous dois, monseigneur, vous n’avez pas voix au chapitre!... Sauver la duchesse et vous garder pour elle, voilà l’important; le reste ne compte pas!
BüSClIE, à part.
Diantre I... mais je compte, inoil
KOENIGSMARK
Quelle bravade aussi de vous montrer à Hanovre sans rien qui vous déguise. Si vous aviez seulement une paire de moustaches I
■ BUSCHE, écouUDl.
On vient!
KOENIGSMARK, faisant asseoir Maximilien & une table.
Mettez-vous là I... bien 1... le chapeau sur les yeux... un verre!
BUSCHE, lui passant un verre.
Voilà.
K(£N1GSUARK, remplissant le verre et le piafanl devant M.iximilien.
Vous aurez l’air de boire!... et maintenant nous ne nous connaissons plus.
MAXIMILIEN, lui serrant la main.
Ah 1 Koenigsmark, comment reconnaîtrai-je jamais ton dévoùmeni?