SCÈNE Vil
Les Mêmes, BUSCHE.
BUSCHE
C’esl moi !...
MAXIMII.IEN, à Sophie.
Ne craignez rien !... c’esl mon vieux précepteur, réduit à se cacher, comme moi, sous un déguisement.
BUSCHE, h MaximilieQ. ^
Vous ici !
KOENIGSMARK
Vous y êtes bieii !
BUSCHE
Moi ! c’esl pour échapper à M. Schwartz. Je vous expli querai cela !... Et puis il fallait bien que j’apportasse le poison.'
KOE.NIGSMARK.
(juel poison ?
PUINCESSE ET FAVOlUTE
BUSCIIE.
Celui qu’on m’a demandé!... Cela vous élonne?... c’est logique pourtant I Vous me faites travailler les poisons ; on me demande du poison, le voilà !... (ii montre nne fiole.) Rassurez-vous... il ne fera de mal à personne !
KOEMOSMARK.
Et qui diable ?...
BUSCIIE.
Madame Platen, parbleu ! ... voilà le mol d’ordre qu’elle m’a donné à moi... El à vous ?... car on sait de vos nouvelles, monsieur le colonel I
KtæMGSMARK.
Chutl... (a Sophie.) Eli bieni madame, vous voyez qu’il n’y a pas à hésiter?... le temps presse... quand parlonsnous ?
BUSCHE
Ah I l’on part !... tant mieux I
SOPHIE
Vous croyez donc que cela peut réussir ?
KOENIGSMARK
Si je le crois !
Je vous en supplie ! ne perdons pas un jour ! nous avons des' chevaux, parlons ce soir même !...
SOPHIE, souriaot.
Ne sera-ce pas trop tôt pour M. de Kœnigsmark?
KOENIGSMARK
Au cbnlraire, madame! Je suis encore colonel des gardes, j'ai le mol d’ordre qui peut nous servir en cas de surprise!... Qui sait si demain ?...
SOPHIE
Et ce mot d’ordre, quel est-il ?
KCKNIGSMARK.
Un mot arabe: Allah!... gravé dans le chaton d’une bague que j’ai montrée à madame Platen.
SOPHIE
Avez-vous celle bague ?
KOENIGSMARK
Je ne l’ai plus, madame !
SOPHIE
Vous avez un dévoùment que rien n’a'rrêle !... Eh bien I ce soir, puisque vous le voulez... je vous attendrai à minuit.