MADAME DE LA TRAVERSE
C'était la petite-fille du célèbre Raron , mais le célèbre Raton n^avait pas légué son génie à ses descendants. Madame de La Traverse était d'ailleurs une beUe fenune delà plus haute distinction, qui, selon l'expression du critique du Mercure de France, parait bien le théâtre, mais c'était tout; elle n'avait ni passion, ni gaieté. Elle fit pourtant le bonheur, en premières noces, de M. Picorin de La Traverse, et en secondes noces de Rachelier, premier valet de chambre du roi, gouverneur du château du Louvre.
IRLIS.
Mademoiselle Des Urlis ne figure dans Thistoire du thdUre que pour un duel qu*elle eut avec mademoiselle Beaupré. Elles jouaient dans la même pièce, elles se défièrent à Tépée, elles n*attendirent pas la fin de la représentation, elles se battirent pendant Tentr^acte , et il n*y eut pas mort d*homme. Le philosoplie dit devant tout événement : « Où est la femme? » Je dirai id : u Où était rhomme? »
Mademoiselle Vanhove était née sur le théâtre. C*est une vraie fille des coulisses; sa voix est des plus douces que l*on puisse entendre, un son qui part de F Ame et qui va droit au cœur; les accents en sont naturellement variés et touchants. Sa figure, sans être fort jolie, est aimable; son maintien n^a pas toutes les grAces qu'on pourrait désirer, mais il a celles que Fart ne saurait donner, le charme de la décence, de la candeur et de la nain veté. » Elle n*avait pas quinze ans quand on parlait ainsi d*eUe. N'avoir pas quinze ans , et savoir déjà jouer la comédie en ayant Tair de jouer sans savoir!