LA GAZELLE
C*élait une autre Camille , mais un peu moins Véronèse. Elle débuta dans les soubrettes et resplendit dans la danse.
OEîl rusé, taille leste, et langues indiscrètes, Ce qu'il faut aux valets, il le faut aux soubrettes; Par Torgane surtout elles doivent briller, Agir presque toujours et toujours babiller; Ou du moins, se taisant avec impatience.
Par on geste indiscret échauffer leur silence. Qu'elles se gardent bien de charger leurs tableaux ; Nous voulons des Téniers , et non pas des Gallots.
Ainsi le poète peint la comédienne. Pour peindre la danseuse, il ne lui faudra que deux vers :
Camille aux yeux charmés des doux zéphyrs surpris Courait sur les moissons sans courber les épis.