SCENE VI ALICE, FREDY ALICE, pincee
L'interet que vous porte la Comtesse est vraiment touchant.
FREDY, avec conviction
N'est-ce pas ? II n'y a que les vraies grandes dames pour avoir de ces delicatesses.
ALICE, vexee
II est certain que nous autres, simples milliardaires ...
(2) Seulement ne le fatiguez pas trop, ce cherubin, par rapport k sa constitution qui est plus camelote qu'elle n'en a I'air.
FREDY, tranchant
Vous avez encore fort a faire pour leur arriver, ne fut-ce qu'a la cheville. Celle-ci, notamment, possede un certain je ne sais quoi. . .
ALICE, aigrement
Qui parait tout a fait de voire gout !
Je suis ala fois flatte et confus,miss Alice, que vous daigniez a ce point vous interesser a la vie sentimentale de votre secretaire prive.
ALICE, se rebiffant
Je m'interesse ! Ou avez-vous vu 9a, Monsieur le fat? Je m'inquiete seulement de vous voir perdre, avec cette dame, un temps qui vous est paye pour etre depense avec moi.
FREDY, glacial
Je suis paye pour etre aimable. Et j'emploie comme il me plait les tresors d'affection que j'economise a votre service.
ALICE Merci.
FREDY
Toujours a votre disposition... (un silence) C'est tout ce que vous aviez a me dire ?
io6
ALICE, vivement
Non ! . . . J'ai a voiis dieter immediatement une lettre importante.
fFredy frappe dans ses mains ; deux domestiques apportent une machine a ecrire devant le canape de gauche.)
ALICE, ^ part
Attends un peu. mon bonhomme Nous allonsbien voir !
a Fredy
Asseyez-vous, Monsieur le Secretaire (Fredy s'assied,
essaye la machine).
J'y suis.
FREDY, sec