‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 115 sur 479 · LIVRE l · texte numérisé non relu

LIVRE l

CCS biens-là règlement, et les savoir perdre constamment *; olilce bien plus noble qu'âpre, sans lequel tout tours de vie est dénaturé, turbulent et difforme, et y peut on justement attacher ces écueils, ces halliers et 2es monstres-.

Si ce disciple se rencontre de si diverse^ condition qu'il aime mieux ouïr une table que la narration dun beau voyage ou un sage propos, quand il l'entendra; qui, au son du tabourin, qui arme la jeune ardeur de ses compagnons, se détourne à un autre qui l'appelle au jeu des bateleurs; qui, par souhait, ne trouve plus plaisant et plus doux revenir poudreux et victorieux d'un combat que de la paume ou du Bal, avec le prix de cet exercice : je n'y trouve autre remède, sinon* qu'on le mette pâtissier dans quelque bonne ville, tïit-il tils d'un duc; suivant le précepte de Platon, « qu'il faut coUoquer les entants, non selon les facultés de leur père, mais selon les facultés de leur àme )).

Puisque la philosophie est celle qui nous instruit à vivre, et que l'enfance y a sa leçon, comme les autres âges, pourquoi ne la lui conmumique l'on?

Udiun et molle lutuni est : nunc, iiuuc properandus, et acri FiiigC^dus sine tiiie rota**.

On nous apprend à vivre, quand la vie est passée.... Cicero^ disait que, (juand il vivrait la vie de deux hommes,

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