LIVRE I
son le plus grand principal de France; et m'en* tenait- On maître ouvrier. C'est un exercice que je ne mesloue^ point aux jeunes enfants de maison; et ai vu nos princes s'y adonner depuis en personne à l'exemple d'aucuns des anciens, honnêtement et loiiablement. Il était loisible même d'en faire métier aux gens d'honneur, et en Grèce, Aristoni tragico actori rem aperit : huic et genus et fortuna honesta erant : nec ars, quia nihil taie apiid Grœcos pudori est, ea deformahat^. Car j'ai toujours accusé d'impertinence* ceux qui condamnent ces ébatternents, et d'injustice ceux qui refusent l'entrée de nos bonnes villes aux comédiens qui le valent^, et envient au peuple ces plaisirs publiques. Les bonnes polices prennent soin d'assembler les citoyens et les rallier 6, comme aux offices sérieux de la dévotion, aussi aux exercices et jeux; la société et amitié s'en augmente, et puis on ne leur saurait concéder des passetemps plus réglés que ceux qui se font en présence d'un chacun et à la vue même du magistrat : et trouverais raisonnable que le prince, à ses dépens, en gratifiât quelquefois la commune, d'une affection et bonté comme paternelle, et qu'aux villes populeuses il y eut des 4ieux destinés et disposés pour ces spectacles : quelque divertissement^ de pires actions et occultes».
1. En, là, dans los repr<'sontalions diaïuatiques. Cf. p. 81, n. 8.