‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 16 sur 479 · Brode (mou), cliouer (cf · texte numérisé non relu

Brode (mou), cliouer (cf

p. 3i6, n. 6), destourbier, éloise (étincelle), loise (liceat)^ 7ioisif (nuisible), pai^lier., plevir, siece (subj. de.s'^o/r), tour neboiiler, etc.

7. Le dialecte qu'il a le plus mis à contribution est naturellement celui qu'il connaissait le mieux, c.-à-d. le gascon. Sur ce point voy. l'excellent ouvrage de M. Lanusse, auquel nous renvoyons plus loin (p. f), n. 9). Aux mots cités par M. Lanusse on pourrait ajouter bouqucr {faire)\ (renverser la bouche contre terre, abattre), rnercadence (le suffixe est peut-être emprunté à l'italien), pache (convention, traité), et des locutions comme faire à, (jouer à), prendre la chèvre (se fâcher).

8». Branloire, esclaver^ gar^ doire, grcfiouiller^sepîX'latery ?^e^ pe 71 table.

NOTICE BIOGRAPHIQUE

variée sans bigarrure, judicieusement conservatrice et discrètement liardie.

Ce qui est bien à lui en revanche, c'est son style. Il affecte parfois d'en faire tî : « Quand j'ois quelqu'un qui s'arrête au langage des Essais, j'aimerais mieux qu'il s'en tût », et il tente de nous persuader (( que la façon n'aide rien à la matière ». Ne l'en croyons pas; car il a écrit aussi : a Qu'on ne s'attende pas* à la matière, mais à la façon que j'y donne ». Il a beau injurier son livre, le traiter de « rapsodie », de « fricassée », d' « excrément d'un vieil esprit », de ce corps mon-> strueux » tout fait de (( fadaises » et de « sottises », « ces rudoiements dédaigneux de quoi il le bat ne sont que mignardises et afféteries •» d'un père à l'égard d'un eçfant amoureusement choyé. 11 nous avoue que a chaque fois qu'il le retâte il s'en dépite », qu'il y trouve « faute de gentillesse et de beauté ». Ces duretés et ces dépits ne témoignent-ils pas de la hauteur de l'idéal dont il eût voulu le rapprocher-?

Cet idéal est facile à délinir, au moins en gros, et oppose nettement Montaigne aux écrivains qui l'avaieîit précédé : Rabelais avait eu l'abondance, souvent bourbeuse ou bigarrée; Calvin, la force, la fermeté mâle et brusque; Amyot, une fluidité et une nonchalance délicieuses; La Boétie, une éloquence un peu tendue et artificielle : Montaigne le premier voulut avoir

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