Après avoir soumis toute
la terre, mais non l'àme inflexible de Caton. » (Horace, Orf., 11, i, 2ô.) 5 « Et Caton qui leur dicte des lois. » (Virgile, £w., VUI, 670.)
De la vraie solitude.
La fin, ce crois-je, de la vie solitaire est toute une, d'en vivre plus à loisir et à son aise. Mais on n'en cherche pas toujours bien le chemin. Souvent on pense avoir quitté les affaires S on ne les a que changés : il n'y a guère moins de tom^ment au gouvernement d'une famille que d'un État entier. Où que l'àme soit empêchée, elle y est toute : et, pour être les occupations domestiques moins importantes, elles n'en sont pas moins importunes-. Davantage 5, pour nous être défaits de la cour et du marché^, nous ne sommes pas défaits^ des principauxtourments de notre vie :
Ratio et prudentia curas, Non locus effusi late maris arbiter aufert^.
L'ambition, l'avarice, l'irrésolution, la peur et les concupiscences ne nous abandonnent point, pour changer de contrée :
Et post equitem sedet atra cura"^.
Elles nous suivent souvent jusques dans les cloîtres et dans les écoles de philosophie : ni les déserts, ni les rochers creusés, ni la haire, ni les jeûnes ne nous en démêlent :
Haeret lateri letalis aruiido®.
1. Affaire était au \\\* siècle masculin, conformément à rétymologie (ce qui est à faire).