Et sans me rendre
je veux qu'il me soit peimis de.
5. Celte profession d'incertitude et d'igiiorance (depuis Je me hasarderais) est une add. de 1593.
Des prières.
La justice et la puissance de Dieu sont inséparables : pour néant implorons nous sa force en une mauvaise cause. Il faut avoir l'àme nette, au moins en ce moment auquel nous le prions, et déchargée de passions vicieuses; autrement nous lui présentons nous-mêmes les verges de quoi nous châtier : au lieu de rhabiller* notre faute, nous la redoublons, présentant, à celui à qui nous avons à demander pardon, une affection ^ pleine d'irrévérence et de haine. Yoilà pourquoi je ne lou€ pas volontiers ceux que je vois prier Dieu plus souvent et plus ordinairement 5, si les actions voisines de la prière ne me témoignent quelque amendement et réformation,
Si, nocturnus adulter, Tempera saiitonico vêlas adoperta cucuUo*.
Et l'assiette d'un homme mêlant à une vie exécrable la dévotion semble être aucunement plus condamnable que celle d'un homme conforme à soi et dissolu partout : pourtant'^ refuse notre Église tous les jours la faveur de son entrée et société aux mœurs obstinées à quelque insigne malice. Nous prions par usage et par coutume, ou, pour mieux dire, nous lisons ou prononçons nos prières; ce n'est enfin que mine : et me déplaît de voir faire trois signes de croix au Bénédicité^ autant à Grâces (et plus m'en déplait-il de ce que c'est un signe que j'ai