‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 191 sur 479 · Cf. p. 87. n · texte numérisé non relu

Cf. p. 87. n

2. C.-à-d. faisant l'histoire des événements importants et la sienne propre.

o. « Avancé en âge » ( pour se marier) ; les mariages précoces étaient à cette époque beaucoup plus fréquents qu'aujourd'hui.

Du (( Plutarque )) d'Amyot.

Je donne, avec raison, ce me semble, la palme à Jacques Amyot V sur tous nos écrivains français, non seulement pour la naïveté et pureté du langage, en quoi il surpasse tous autres, ni- pour la constance d'un si long travail, ni pour la profondeur de son savoir, ayant pu développer^ si heureusement un auteur si épineux et ferré ^ (car on m'en dira ce qu'on voudra, je n'entends rien au grec^» mais je vois un sens si bien joint et entretenu^ partout en- sa traduction que, ou il a certainement entendu rimagination vraie de l'auteur, ou, ayant, par longue conversation-, planté vivement dans son àme une générale idée de celle de Plutarque, il ne lui a au moins rien prêté qui le démente ou qui le dédie^); mais surtout, je lui sais bon gré d'avoir su trier et choisir un livre si digne et si à propos pour en faire présent à son pays. Nous autres ignorants étions perdus si ce livre ne nous eût relevés du bourbier : sa

1. Jacques Amyot (1515-95), professeur à l'université de Houi^^es, dt''l('g^U(' nu concile de Trente, pn'»cepteur des lils de Henri II, |»uis ♦'vùque dAuxerie, traducteur de IMutarijue (la traduction des Vies païuten 1559, celle des (J!C//r7Vs momies en 1572).

2. L'emploi de ni t'tait dans l'ancienne lanf^ue beaucoup plus étendu qu'aujourd'iiui ; ici il s'explique par le caractère nv^i\tifdo non srtf /('nient; on pouvait de même Teuiployer après sans :

« Elle écouta son arrêt sans frayeur ni sans crainte « (Mme de Sévigné);

Page 1