‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 2 sur 479 · s. de Sacy, loc. cit · texte numérisé non relu

s. de Sacy, loc. cit

2. Toutes les variantes, il est vrai, n'ont point été relevées, mais je ne crois en avoir omis aucune qui lût véritablement im-

portante. Je ne parle pas de celles que pourrait fournir l'exemplaire de Bordeaux, qui n'a pas été consulté, sauf pour un chapitre. (Cf.

p. XXXIII, n. 4.)

AVERTISSEMENT. vu

les éditeurs de cette collection ont reculé devant ce que ce système eût eu d'insolite. J'ai tenu à le faire du moins pour^un chapitre, rejeté en appendice, pour lequel j'ai cru devoir relever aussi toutes les variantes, même les moins importantes. Le lecteur aura ainsi sous les yeux, pour la première fois, le texte critique de quelques pages de Montaigne.

Enfin, contrairement à Tusage de la plupart des éditeurs, j'ai, comme MM. Huguet et Lemercier, dans leurs Morceaux choisis du xvi^ siècle*, systématiquement modernisé l'orthographe. Le texte présente en effet, surtout à de jeunes esprits, assez de difficultés pour ne point y ajouter celles qui résultent d'une graphie compliquée, souvent inconséquente, et qui est en réalité moins celle de Montaigne ijue celle de ses imprimeurs ou éditeurs^ J'ai reproduit du reste, avec une scrupuleuse fidélité, celle des premières éditions, ainsi que leur ponctuation, dans le chapitre dont j'ai déjà parlé et qui suffira, je l'espère, aux exercices philologiques que l'on peut se permettre dans l'enseignement secondaire.

1. E. nugiict, Pi'osnlciirs du XVI' siècle. — A. P. Loinorcier, Chefs-d'œuvre des poètes du AT/' sié(Ve^(Lil)rairie Hachette).

2. Si Montaigne, dans un curieux Arer/tsseuient préparé pour les imprimeurs (cf. p. xxxi) leur

conseille de suivre « rorthographc ancienne », ce n'est point par respect pour la tradition, — il déclare ailleurs n'attacher à l'orthographe ni à la ponctuation aucune importance, — mais pour ne pas dérouter ses lecteurs.

vni MO>'TAIGNE.

Ces diverses innovations tendent, on le voit, à vendre la lecture de Montaigne plus instructive, mais surtout plus agréable et plus facile : je ne crois pas que Montaigne, ce partisan résolu de l'éducation aimable, les eût désapprouvées.

Toulouse, 15 juin 1897.

A. Jeanroy.

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