Var. : C'e^t un dessein farouche et monstrueux
ô. INon pins.
4. he |>aititif. après iino dt'sig:iialioii de (piaïUité, se supprimait dans Ta ne. lanj^'^iu'. Cf. p.6i, n.I.
o. C'était une faute counniso
fréquemment par le peuple, (luo de remplacer e par a devant r. de dire par exemple gunrre, Piarre.
Par une réaction ridicule, les courtisans remplaçaitMit souvent n par .' : de là remenfuer. Nous devons a cette prononciation vicieuse asperge et èpcrvier.
De l'amour paternel.
Puisqu'il a plu à Dieu nous douer ' de quelque capacité de discours'^, afin que, comme les bêtes, nous ne fussions pas servilement assujettis aux lois comnmnes, ains que nous nous y appliquassions par jugement et liberté volontaire, nous devons bien prêter un peu à la simple autorité de nature, mais non pas nous laisser tyranniquement emporter à elle : la seule raison doit avoir la conduite de nos inclinations. J'ai de ma part le goût étrangement mousse^ à ces propensions, qui sont produites en nous sans l'ordonnance et entremise de notre jugement, comme, sur ce sujet duquel je parle, je ne puis recevoir* cette passian de quoi on embrasse les entants à peine encore nés, n'ayant ni mouvement en l'àme, ni forme reconnaissable au corps, par où ils se puissent rendre aimables, et ne les ai pas soutïêrt volontiers nourrir près de moi^. Une vraie atfection et bien réglée devrait naître et s'augmenter avec la cminaissance qu'ils nous donnent d'eux; et lors, s'ils le valent, la propension naturelle marchant quand et quand^ la raison, les chérir d'une amitié vraiment paternelle, et en juger de même, s'ils sont autres : nous rendant toujours à la raison, nonobstant la force naturelle. Il en va fort souvent au rebours; et le plus conmmnément nous nous sentons plus émus des trépignenjents, jeux et niaiseries"^ puériles'* de nos enfants que nous ne faisons après de leurs actions toutes formées; comme