‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 214 sur 479 · l.atin. : ([u'oii no fasse j)a> attention ynttctuferc · texte numérisé non relu

l.atin. : ([u'oii no fasse j)a> attention ynttctuferc

11. Tout ce passa j^e ijii-m|ii ;i >Vucijue en moi) a été notahlement uioclilié en l.MKS; la suite (jusiju'à sauraient payer, p. 117, 1. 2) est une add. de la uièiue édition.

MONTAIGNE

vention, qui vient toujours de moi; car je fais dire aux autres, non à ma tète, mais à ma suite*, ce que je ne puis si bien dire, par faiblesse de mon langage ou par faiblesse de mon sens. Je ne compte pas mes emprunts, je les poise^; et si je les eusse voulu faire valoir par nombre, je m'en fusse cliargé deux fois autant. Ils ^onl tous, ou fort peu s'en faut, de noms si fameux et anciens, qu'ils me semblent se nommer assez sans moi. Es^ raisons, comparaisons, arguments, si j'en transplante quelqu'un en mon solage^, et confonds aux miens, à escient j'en cache l'auteur, pour tenir en bride la témérité de ces sentences^ hâtives qui se jettent sur toutes sortes d'écrits, notamment jeunes écrits, d'hommes encore vivants, et en vulgaire^, qui reçoit tout le monde à en parler, et qui semble convain€re la conception et le dessein vulgaire" de même : je veux qu'Us donnent une nasarde à Plutarque sur mon nez, et qu'ils s'échaudent^ à injurier Sénéque en moi. Il faut musser^ ma faiblesse sous ces grands crédits. J'aimerai quelqu'un qui me sache déplumer*^, je dis par la seule clarté de jugement et par la seule distinction de la force et beauté des propos : car moi, qui, à faute de mémoire, demeure court tous les coups à les trier par reconnaissance de nation**, sais très bien connaître, à mesurer ma portée *2, que mon terroir n'est aucunement capable d'aucunes ^^ fleurs trop

1. C.-à-d. que les citations que je fais complètent la pensée, mais ne la suggèrent pas.

-2. Cf. p. 40, n.4.

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