‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 224 sur 479 · LIVRE TI · texte numérisé non relu

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forts sur leurs jambe?* : tout ainsi qu*en nos bals, ces lioninies de vile condition qui en tiennent école, pour ne pouvoir représenter le port et la décence de notre noblesse, cherchent à se recommander- par des sauts périlleux et autres mouvements étranges et bateleresques-, et les dames ont meilleur marché de leur contenance^ aux danses où il y a diverses découpures* et agitations de corps, qu'en certaines autres danses de parade, où elles n'ont simplement qu'à marcher un pas naturel et représenter un port naïf et leur grâce ordinaire; et comme j'ai vu aussi les badins^ excellents, vêtus en leur à-tous-les-jours^ et en une contenance commune, nous donner tout le plaisir qui se peut tirer de leur art ; les apprentis, qui ne sont de si haute leçon^ avoir besoin de s'enl'ariner le visage, se travestir, se contrelaire eu mouvements de grimaces sauvages pour nous apprêter' à rire^. Cette mienne conception se reconnaît mieux qu'en tout autre lieu en la comparaison de VEnéide et du Furieux^ : celui-là, on le voit aller à tire d'aile, d'un vol haut et ferme, suivant toujours sa pointe; celui-ci, voleter et sautelerde conte en conte, connue de branche en branche, ne se liant à ses ailes (jue pour une bien court(» traverse, et prendre pied à cha<iue bout de chanq), de peur que l'haleine et la force lui faille :

Excursusque brèves tentât*^.

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