‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 252 sur 479 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

choses par elles-mêmes ^ se laissant emporter à la Fortune et aux apparences, après qu'on lui a mis en main la hardiesse de mépriser et de contrerôler^ les opinions qu'il avait eues en extrême révérence, comme sont celles où il va de son salut, et qu'on a mis aucuns^ articles de sa religion en doute et à la balance, il jette tantôt après aisément en pareille incertitude toutes les autres pièces de sa créance*, qui n'avaient pas chez lui plus d'autorité ni de fondement que celles qu'on lui a ébranlées, et secoue comme un joug tyrannique toutes les impressions qu'il avait reçues par l'autorité des lois ou révérence de l'ancien usage,

Nam cupide conculcatur niniis ante metutum^,

entreprenant dès lors en avant ^ de ne recevoir rien à quoi il n'ait interposé son décret' et prêté particulier^ consentement.

Or, quelques jours avant sa mort, mon père ayant, de fortune^, rencontré ce livre sous un tas d'autres papiers al)an(lonnés, me commanda de le lui mettre en iVan(:ais. il fait bon traduire les auteurs connue celui-là *'\ où il n'y a guère que la matière k représenter : nuiis ceux* qui ont donné beaucoup à la grâce et à l'élégance du langage, ils *)nt dangereux** à entreprendre, noninu'»nient pour les raj)porter à un i(iiom(^ plus taible'^. (l'était une occupation bien étrange et nouvelle pour moi: mais étant, de fortune, pour lors de loisir, et ne pouvant rien refuser au commandemcMil du uKMlleur père

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