Cuntme celui-là: add. de 15SS
11! Var. •.malainA'i (1580-8).
l!i. Ce membie de pliias»» est uno add. de 151)5.
MONTAIGNE
qui fut onques, j'en vins à bout comme je pus : à quoi il prit un singulier plaisir et donna charge qu'on le fît imprimer; ce qui fut exécuté après sa mort^ Je trouvai belles les imaginations de cet auteur, la contexture de son ouvrage bien suivie 2, et son dessein plein de piété. Parce que beaucoup de gens s'amusent à le lir^, et notamment les dames, à qui nous devons plus de services, je me suis trouvé souvent à même de^ les secourir, pour décharger leur livre* de deux principales objections qu'on lui fait. Sa fin est hardie et courageuse ; car il entreprend, par raisons humaines et naturelles, établir et vérifier contre les alhéistes^ tous les articles de la religion chrétienne : en quoi, à dire la vérité, je le trouve si ferme et si heureux que je ne pense point qu'il soit possible de mieux faire, en cet argument-là, et crois que nul ne l'a égalé. Cet ouvrage me semblant trop riche et trop beau pour un auteur duquel le nom soit si peu connu et duquel tout ce que nous savons^, c'est qu'il était Espagnol, faisant profession de médecine à Toulouse il y a environ deux cents ans, je m'enquis autrefois à Adrianus Turnebus', qui savait toutes choses, que ce pouvait être de ce livre : il me répondit qu'il pensait que ce fût quelque quintessence tirée de saint
1. Les éditions de 1580-8 coinj)lètent ceUe phrase comme suit :
avec la iioncfialance qnon voit 2)ar V infini nombre des fautes que Clmprivieur y laissa, qui en eut la conduite lui seul. — Cette traduction parut à Paris en 1569 sous le titre suivant : La théoloqie naturelle de Hai/nioud Sehon, traduiete nouvelle m eut eu frauçois, par messire Michel, seiqneur de Montaigne., chevalier de l'ordre du Rot/, et (jenti Ihomme ordinaire de sa chambre. A Paris, chez Michel Sonnius, petit in-8° de 490 feuillets chitlrés, plus la tahle.