LIVRE il
vont les tigres et les lions à la chasse des honnnes; et ont un pareil exercice les unes sur les autres, les chiens sur les lièvres, les brochets sur les tanches, les arondélies sur les cigales, les éperviers sur les merles et sur
les alouettes :
Serpente ciconia pullos Nutrit, et inventa per dévia rura lacer ta... Et leporein aut capream famulce Jovis et generosse hî saltu veiiaatur aves*....
Oiiant à la force, il n'est animal au monde en butte (le tant d'offenses que l'homme : il ne nous tant point une baleine, un éléphant et un crocodile, ni tels autres animaux, desquels un seul est capable de défaire un grand nombre d'hommes : les pouils- sont snflisants pour faire vaquer la dictature de Sylla^; c'est le déjeuner d'un petit ver, que le cœur et la vie d'un grand et triomphant empereur*....
Il y a encore plus de discours'' à instruire autrui qu'à être instruit : or, laissant à part ce que Uemocritus jugeait et prouvait, que la plupart des arts, les bêtes nous les ont apprises*^, connue l'araignée à tistre" et à coudie, l'arondelle à bâtir, le cygne et le rossignol la nuisique, et plusieurs animaux, par leur imitation, à faire la mé-
y « La cigoj,nie nourrit ses petits de serpents et de lézards «lu'cne trouve dans les lieux écartés; le noble oiseau, ministre de .lupiter, chasse dans les forêts le lièvre et le chevreuil. » iJuvénal, XIV, 7i, 81; cit. aj. lo88.)
2. PouiL rorine ancienne et régulière de f)ou (de pedticubiu}^; le URMUe sulTixe était représenté de même dans (jeuouH^ verrouil:
ces mots sont de\ enu^ pou. (/<'n ou, verrou, sous l'inlluence du pluriel, où le mouillementde 17se perdait; les formes ancienjies ont laissé leur trace dans les dérivés pouilleux, (KfeuouUler, verrouiller.