Var. : la vanité
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la tache et marque d'autant d'imperfection ^ Cette infinie beauté, puissance et bonté, comment peut-elle souffrir quelque correspondance et similitude à chose si abjecte ^ que nous sommes, sans un extrême intérêt^ et déchet de sa divine grandeur? Infirmiim Dei fortins est hominibus^ et stultum Dei sapienthis est hominihus^. Stilpon le philosophe^, interrogé si les dieux s'éjouissent de nos honneurs et sacrifices: « Vous êtes indiscrets, répondit-il; retirons-nous à part si vous voulez parler de cela. » Toutefois nous lui prescrivons des bornes, nous tenons sa puissance assiégée par nos raisons (j'appelle raisons nos rêveries et nos songes, avec la dispense de la philosophie, qui dit (( le fou même et le méchant forcener par raison ; mais que c'est une raison de particulière forme ^ : )) nous le voulons asservir aux apparences vaines et faibles de notre entendement, lui^ qui a fait et nous et notre connaissance. Parce que rien ne se fait de rien, Dieu n'aura su bâtir le monde sans matière. Quoil Dieu nous a-il inis en main les clefs et les derniers ressorts de sa puissance? S'est il obligé à n'outrepasser les bornes de notre science? Mets le cas, ô homme, que tu aies pu remarquer ici quelques traces de ses effets, penses-tu qu'il y ait employé tout ce qu'il a pu, et qu'il ait mis toutes ses formes et toutes ses idées en cet ouvrage? Tu ne vois que l'ordre et la police de ce petit caveau où tu es logé^; au moins si tu la vois^ : sa divinité a une
1. Tout ce développement sur r impossibilité de concevoir Dieu, dont nous ne citons qu'une faible partie et qui était beaucoup moins étendu dansr«'ditiony;/'/«ct7;.v, parait une réponse directe à quelques chapitres (notamment 97 ss.) de la Theolof/în nnturalisàe Sebond. Nous imprimons à V Appendice ni le plus caractéristique.