Ces derniers mots aj
11. Ce passade (jusqu'à Voilà d'où il le priU p. tî04, 1. U) est une add. de 1588; les lignes suivantes [Mes mœurs... discours philosophiques. Un du§) de 15y5,
MONTAIGNE
cous, et qu'en y ajoutant la terminaison^ italienne, il ne faudrait 2 jamais à rencontrer quelque idiome du pays, ou toscan, ou romain, ou vénitien, ou piémontais, ou napolitain, et de se joindre à quelqu'une de tant de formes. Je dis de même de la philosophie : elle a tant de visages et de variété, et a tant dit 5, que tous nos songes et rêveries s'y trouvent; l'humaine fantaisie ne peut rien concevoir, en bien et en mal, qui n'y soit : juihil tam absurde dïci potcst qiiod non dicatur ah alicjUO 'philosophonun^. Et j'en laisse plus librement aller mes caprices en public : d'autant que, bien qu'ils soient nés chez moi et sans palron^, je sais qu'ils trouveront leur relation à quelque humeur ancienne^, et ne faudra quelqu'un de dire : a Voilà d'où il le prit. » Mes mœurs sont naturelles; je n'ai point appelé, à les bâtir, le secours d'aucune discipHne : mais, toutes imbéciles, qu'elles sont, quand l'envie m'a pris de les réciter^, et que, pour les faire sortir en public un peu plus décemment, je me suis mis en devoir de les assister et de discours et d'exemples, c'a été merveille à moi-même de les rencontrer, par cas d'aventure, conformes à tant d'exemples et discours philosophiques....
Vous^, pour qui j'ai pris la peine d'étendre un si long corps, contre ma coutume, ne refuirez point de maintenir votre Sebond par la forme ordinaire d'argumenter.