‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 322 sur 479 · Apollonius de Tyane, philo · texte numérisé non relu

Apollonius de Tyane, philo

<( c'était aux serfs de mentir, et aux libres de dire vérité )) : c'est la première et fondamentale partie de la vertu; il la faut- aimer pour elle-même. Celui qui dit vrai parce qu'il y est d'ailleurs obligé et parce qu'il sert*, et qui ne craint point à dire mensonge quand il n'importe à personne, il n'est pas véritable^ suffisamment. Mon àme, de sa coinplexion, refuit la menterie, et h. lit même à la penser^ : j'ai une interne vergogne et un reiuords piquant, si parfois elle m'échappe, comme parfois elle m'échappe, les occasions me surprenant et agitant impréméditément^. Il ne faut pas toujours dire tout, car ce serait sottise; mais ce qu'on dit, il faut qu'il soit tel qu'on le pense; autrement, c'est méchanceté....

C'est un outil de merveilleux service que la mémoire, et sans lequel le jugement fait bien à peine son oftice ; elle me manque du tout^. Ce qu'on me veut proposer, il faut que ce soit à parcelles; car de répondre à un propos où il y eùt^ plusieurs divers chefs, il n'est pas en ma puissance : je ne saurais recevoir une charge sans tablettes ^ Et, quand j'ai un propos de conséquence à tenir, s'il est de longue haleine, je suis réduit ci cette vile et misérable s nécessité d'apprendre par cœur, mot à mot, ce quQ^ j'ai à dire; autrement je n'aurais ni façon, ni assurance, étant en crainte que ma mémoire vînt à me faire un mauvais tour. Mais ce moyen ^ m'est non moins difficile; pour apprendre trois vers, il m'y faut trois heures; et puis, en un propre ouvrage *^\ la liberté et autorité de remuer l'ordre, de changer un. mot, variant

sopho pytlKip^oi'ioien (i"sitH'lo ap.

J.-G.1, dont lah''y:endo aconipIMt^nient dénaturé ja vie et la pliysionoinie.

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